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LES LÉGISLATIVES EN ALGÉRIE ATTISENT DES CONVOITISES |
Le jeu trouble de Washington |
À l'approche des élections
législatives, les États-Unis
montrent, de plus en plus, des
signes de fébrilité à l'égard de
l'Algérie. Si l'appui financier
d'ONG hostiles à l'Algérie -au
moins quatre sont directement en
rapport avec Washington sur ce
sujet- ne fait plus de doute, la
demande de fermeture des
camps de réfugiés de Tindouf
faite par le Centre américain
international pour les études sur
le terrorisme au motif qu'il peut
devenir un nid d'Al-Qaïda au
Maghreb, laisse perplexe.
Récemment encore, des observateurs
avertis de l'échiquier politique
en Algérie avaient pointé
un doigt accusateur sur l'agence de renseignements
américains (CIA) affirmant
qu'elle finançait au moins quatre
associations des droits de l'Homme.
D'autres associations, ainsi que des
médias aussi sont en train de faire le jeu
de Washington et des capitales occidentales,
à leur insu ou non. Mais, dès lors
qu'on accepte de l'argent ou des privilèges
de la part des États-Unis, on sait
normalement à quoi s'attendre. Mais, le
pic est venu de Washington.
Directement. Un rapport sur le terrorisme,
rendu public jeudi à Washington,
appelle à la fermeture des camps du
Front Polisario à Tindouf, «devenus le
ventre mou de la lutte antiterroriste
dans un ensemble géographique qui
s'étend du Maghreb à la région du
Sahel». Le rapport intitulé : «Terrorisme
en Afrique du Nord, de l'Ouest et en
Afrique centrale : du 11-Septembre au
Printemps arabe» dit que «les camps de
Tindouf sont devenus, sous l'emprise
des milices du Polisario, un terrain fertile
pour les recruteurs des réseaux terroristes,
des trafiquants de tous genres et
des bandes criminelles, d'où l'impératif
de leur fermeture». Il affirme, en outre,
que «la menace d'Al-Qaïda au Maghreb
islamique (Aqmi) doit inciter la communauté
internationale à placer en tête de
ses priorités une délocalisation permanente
des populations de ces camps,
conformément aux protocoles et
Conventions internationales pertinentes
». L'auteur du rapport, Yonah
Alexander, directeur du Centre international
pour les études sur le terrorisme,
relevant du Potomac Institute, est un
chercheur proche autant d'Israël que du
Maroc, comme l'attestent son parcours
et ses écrits précédents. Récemment
encore, il avait fait une visite «guidée» à
Dakhla et vanté les mérites du plan
d'autonomie marocain.
Ledit rapport, qui a été présenté lors
d'une conférence, tenue au National
Press Club de la capitale fédérale US,
sous le thème : « Coopération internationale
pour la lutte antiterroriste», met
l'accent, dans ce cadre, sur la nécessité
de trouver un règlement définitif à la
question du Sahara, qui constitue «une
entrave à la sécurité de la région et
empêche le déploiement d'une véritable
coopération économique au Maghreb et
dans le Sahel».
Des proches d'Obama, en poussant
de plus en plus l'Algérie vers le Maroc,
et vice-versa, cherchent surtout à trouver
une solution à la question du Sahara
occidental, avec l'Algérie. Et sur le dos
du Polisario, évidemment…
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MOURAD MEDELCI : |
« L'Algérie est ouverte à toutes
les organisations internationales» |
Le ministre des Affaires étrangères,
Mourad Medelci, a
annoncé, hier, que l'Algérie est
«ouverte à toutes les organisations internationales
», qu'il s'agisse de l'Union
européenne ou d'autres organisations,
souhaitant couvrir les prochaines élections
législatives.
«Nous sommes ouverts à l'UE et à
toutes les autres organisations internationales,
souhaitant couvrir les élections
», a indiqué le ministre des Affaires
étrangères, dans une déclaration à la
presse, en marge de la clôture de la session
d'automne de l'Assemblée populaire
nationale (APN). «Nous oeuvrerons
ensemble pour une transparence totale,
lors des prochaines législatives qui
devront se tenir durant la première
quinzaine du mois de mai», a rassuré
Mourad Medelci, en marge de la clôture
de la session parlementaire.
Le ministre a précisé que les observateurs
seront scindés en deux groupes. Le
premier «préparatoire» et le deuxième
«opérationnel». Affirmant que la mission
de l'UE, qui se trouve en Algérie, aura
des contacts avec la société civile et travaillera
avec tous les secteurs concernés
». Il a affirmé, par ailleurs, que la
visite préparatoire de la mission de l'UE,
arrivée mardi, prendra fin d'ici à une
semaine et conformément à son mécanisme
interne, l'UE devra décider de sa
participation à ces élections à la lumière
du rapport qu'elle présentera.
La délégation du service européen
d'action externe, composée de fonctionnaires
et d'experts, aura, durant son
séjour d'une semaine en Algérie, des
contacts avec des ministères et la société
civile. Le groupe d'experts retournera
ensuite à Bruxelles pour élaborer un
rapport final. C'est sur la base de ce
texte que l'UE prendra sa décision finale,
quant à sa participation à la surveillance
des élections législatives.
Mourad Medelci a ajouté que cette
période amorcée avec l'UE verra l'arrivée
de délégations d'autres organisations,
telles que la Ligue arabe et
l'Union africaine (UA), l'ONU et
l'Organisation de la conférence islamique
(OCI). Soulignant que ces rapports
seront «la preuve irréfutable» qui
battra en brèche les allégations de tous
ceux qui mettent en cause la transparence
des élections.
«LA QUESTION DE L'OUVERTURE
DES FRONTIÈRES AVEC LE
MAROC PAS À L'ORDRE DU JOUR»
S'agissant des frontières entre
l'Algérie et le Maroc, après l'échange de
visites entre les deux pays, Mourad
Medelci a affirmé que «cette question
n'a pas été abordée, bien qu'elle soit soulevée
par les médias». «La question portant
sur l'ouverture des frontières avec le
Maroc n'a pas figuré à l'ordre du jour,
lors de la visite effectuée par le ministre
marocain des AE, Saâd-Eddine
Othmani, il y a deux semaines, elle sera
discutée d'une manière directe avec le
Maroc à son moment opportun», a-t-il
précisé. Le chef de la diplomatie algérienne
est revenu sur les relations bilatérales
entre les deux pays voisins.
«L'Algérie veut consolider ses relations
avec le Maroc, dans tous les domaines.
Nous allons organiser des rencontres
dans les semaines qui viennent pour discuter
de la coopération dans les
domaines économique, social et politique
», a-t-il assuré.
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OUYAHIA, AU SUJET DES
MOINES DE TIBHIRINE : |
«Rien à cacher» |
Le Premier ministre,
Ahmed Ouyahia, a affirmé,
à Alger, que l'Algérie
n'avait «rien à cacher»,
concernant les sept moines de
Tibhirine.
Plus précis encore, le chef du
gouvernement estime que
«l'Algérie n'a rien à cacher»,
et qu'elle a «des conventions
de coopération judiciaire avec
la France», notamment «sur
le dossier des moines de
Tibhirine».
Le Premier ministre répondait
à une question sur la
position du gouvernement par
rapport à la Commission
rogatoire internationale,
adressée aux autorités judiciaires
algériennes par un
juge français, et contenant
une demande d'autopsie des
crânes des sept moines et
d'audition d'une vingtaine de
témoins.
Les juges français, enquêtant
sur la mort des moines de
Tibhirine, cherchent à identifier
des témoins et à se rendre
en Algérie, afin d'éclaircir
certains éléments de l'enquête.
Dans une Commission
rogatoire internationale
(CRI), adressée aux autorités
algériennes, les juges Marc
Trévidic et Nathalie Proux
précisent vouloir faire exhumer
et autopsier les têtes des
moines de Tibhirine avec deux
médecins légistes, un expert
en empreintes génétiques et
un photographe de l'identité
judiciaire. Car, les deux juges
demandent, également, des
informations sur 22 témoins
cités par des repentis du
Groupe islamique armé
(GIA).
Lors des auditions filmées, en
2006, par les autorités algériennes
et adressées à Jean-
Louis Bruguière, premier
magistrat chargé de l'enquête,
un repenti, Redouane
Guechniti, cite les noms d'un
«groupe de geôliers» de Tala-
Ser, sur les hauteurs de
Bougara, à Blida, où les
moines avaient été détenus.
Toutefois, la quasi-totalité des
auteurs et des témoins du
martyre des moines sont
morts, abattus dans des opérations
militaires, il y a fort
longtemps.
Les juges demandent, également,
à l'Algérie des informations
sur l'identité de l'émissaire
du GIA, venu le 30 avril
1996 avec un message de
Djamel Zitouni, et une cassette
audio contenant un message
lu par les moines. Cet
émissaire s'était présenté à
l'ambassade de France, à
Alger, avec une cassette audio
qui permettait d'écouter les
sept moines, les uns après les
autres, décliner leur identité à
un chef du GIA, puis lire, à
l'attention de Paris, les principales
revendications de
Djamel Zitouni.
La DGSE avait tenté de négocier,
secrètement, avec le
GIA, et c'est à la suite de tergiversations
et d'atermoiements
de Paris que les sept
moines avaient été tués, selon
le communiqué n° 44 du GIA.
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ASSEMBLÉE POPULAIRE NATIONALE |
La dernière séance |
Le président de l'Assemblée
populaire nationale (APN),
Abdelaziz Ziari, a affirmé,
jeudi, que la session
d'automne constituait une
étape décisive dans le mandat
législatif, en ce sens que son
ordre du jour comportait des
lois de réforme du système
politique en Algérie. Toutefois,
les partis politiques ne
partagent pas cet avis et
parlent plutôt d'un échec de
l'implantation de réelles
réformes susceptibles de mettre
le pays au diapason des
changements démocratiques
de la région Mena, issus du
Printemps arabe.
Dans une allocution à la clôture
de la session d'automne de
l'APN, Abdelaziz Ziari a indiqué
que ces lois ont influé de manière
directe sur la pratique politique, la
consécration de la démocratie et la préservation
de la liberté d'expression tout
en permettant au peuple de jouir pleinement
de son droit au choix de ses représentants.
Nonobstant les différences en
matière d'orientation intellectuelle et
d'appartenance partisane, les députés se
sont conformés à la mission que leur
confère la Constitution, a souligné
Abdelaziz Ziari ajoutant que l'APN a pu
réaliser un bilan législatif à travers l'examen
et l'adoption d'importantes lois
organiques. L'examen de ces lois s'est
déroulé à la faveur d'un espace démocratique
pluriel marqué par le sérieux,
l'audace, la diversité d'avis et de positions
et le respect des autres vues, a-t-il
ajouté. Il a rappelé, dans ce contexte,
que les projets de lois examinés et adoptés
lors de cette session sont d'autant
plus importants qu'ils traitent de l'avenir
politique de l'Algérie et consacrent les
aspirations de tous à l'ancrage de la pratique
démocratique, à la garantie des
droits à la citoyenneté et des droits de
l'homme, à la consécration des libertés
individuelles et collectives, à l'ancrage de
la culture du pluralisme politique et au
renforcement de la crédibilité des institutions
de l'État. Ces lois ont ouvert
grand la voie à une diversité politique
plus large en permettant aux partis de
contribuer à la dynamique de développement
sociopolitique à partir de leurs
programmes.
Abdelaziz Ziari a, en outre, rappelé
que l'APN avait constitué une commission
d'enquête parlementaire sur les
déséquilibres enregistrés sur le marché
national, concernant certains produits
de large consommation, à l'origine de
troubles sociaux. Il a précisé que cette
commission a enregistré dans son rapport
la réalité et les raisons de pénurie et
d'approvisionnement ainsi que la hausse
des prix qui a dépassé le pouvoir d'achat
du citoyen et a formulé les propositions
afin d'éviter tout déséquilibre ou perturbation
à l'avenir. Dans ce sens, il
convient de signaler qu'aucune sanction
n'a été prise à l'encontre de ceux qui ont
causé la pénurie et la hausse des produits
alimentaires. Face à ce laxisme, les
mauvaises pratiques peuvent ressurgir à
tout moment d'autant plus que le gain
facile devient une mode très répandu en
Algérie. Les partis politiques ont, quant
à eux, émis des réserves concernant les
lois adoptées par l'APN. À leur tête le
Parti des travailleurs, (PT) qui par la
voix de sa secrétaire générale, Louisa
Hanoune a maintes fois fustigé les lois
adoptés par l'actuelle Assemblée nationale.
Remettant en cause, ainsi, les succès
des réformes politiques que le président
de la République a voulu introduire,
à l'approche des prochaines
échéances législatives et à l'ombre du
Printemps arabe. Louisa Hanoune et
Fawzi Rebaïne, pour ne citer que ces
deux-là, considèrent que l'adoption de
ces lois par l'Assemblée nationale constitue
un échec pour le bon fonctionnement
d’une réelle démocratie. À titre
d'exemple, la loi sur les associations ou
encore le code de l'information demeurent
des zones d'ombre quant à une
volonté réelle de sortir du statu quo
actuel.
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LOI SUR LES PARTIS |
Un renforcement de la démocratie, selon Ziari |
L'adoption de la loi sur
les partis par
l'Assemblée populaire
nationale est considérée par
le président de la Chambre
basse du Parlement, Abdelaziz
Ziari de projet qui «oeuvre» pour
l'ancrage de l'exercice démocratique
en Algérie. Critiquée par
certains et applaudie par
d'autres, Abdelaziz Ziari trouve
que la nouvelle loi organique
sur les partis politiques ouvre
plus largement le champ politique
aux partis.
Dans une interview parue,
jeudi, dans le quotidien El
Moudjahid, le président de
l'APN a fait sa lecture de la loi
sur les partis. Pour lui, l'avènement
de nouveaux partis, c'est
aussi une participation plus
large au sein de la société qui
aura son utilité, qui enrichit le
débat et les Algériens auront
plus de forces politiques, plus
de possibilités de choix. Pour
rappel, le ministère de
l'Intérieure a donné son aval à
une quinzaine de nouveaux
partis politiques de tenir leurs
congrès constitutifs. C'est la
règle du pluralisme politique.
Le tout est de s'intégrer dans le
cadre de la loi et le peuple tranchera
en définitive, a-t-il dit.
Le président de l'APN a relevé,
cependant, que la création
de partis imposait des obligations
au sein de la société et des
obligations à l'État, ajoutant
que cette création engendrait
des coûts au budget de l'État et
impliquait, de ce fait, un minimum
de représentativité. À une
question relative à la loi électorale,
Abdelaziz Ziari a indiqué
qu'elle a apporté des changements
permettant d'organiser
des élections dans des conditions
plus rigoureuses, plus
transparentes et plus contrôlées
que par le passé.
S'exprimant sur la loi organique
relative à l'élargissement
de la représentation de la
femme au sein des Assemblées
populaires élues, Abdelaziz
Ziari a répondu : vous allez voir
quand les listes seront ouvertes,
vous serez surpris de voir le
nombre de femmes qu'il y aura.
Le nombre de sièges qui vont
être accordés par les électeurs
aux femmes à la faveur de cette
loi sera supérieur à 30 % de ce
qui est venu du gouvernement.
Nous avons voulu seulement
moduler la participation de la
femme en fonction de la densité
de la population, a fait
remarquer Abdelaziz Ziari en
référence aux amendements
introduits au texte initial.
Dressant le bilan de la session
d'automne de l'APN dont la
cérémonie de clôture s'est
déroulée jeudi matin, Abdelaziz
Ziari a estimé que celle-ci a été
satisfaisante, affirmant que tous
les objectifs ont été atteints.
Abdelaziz Ziari a ensuite
noté que les projets de loi qui
ont été présentés par le gouvernement
ont été enrichis par
l'APN, affirmant qu'un certain
nombre d'améliorations y ont
été apportées. Pour lui, le changement
escompté à la faveur
des réformes politiques est
celui qui permet l'amélioration
du niveau de vie des Algériens,
la performance de l'économie
ainsi qu'une représentation plus
conforme aux voeux de la population.
En fin de compte, ce
sont les Algériens eux seuls qui
décideront du changement, a-til
poursuivi. Prié de faire une
lecture de l'année législative
2011 marquée notamment par
l'adoption de 22 lois, Abdelaziz
Ziari, tout en précisant que
légiférer est une mission sérieuse
et méticuleuse, a observé que
le débat a eu lieu sur l'agencement
des priorités et sur l'appréciation
que nous pouvons
faire différemment sur tel ou tel
secteur de la vie politique,
sociale, culturelle, en particulier
économique.
Au sujet de la diplomatie
parlementaire, le président de
l'APN a rappelé que les parlementaires
algériens ont été présents
et actifs dans tous les parlements
régionaux et internationaux
ainsi que dans tous les
forums des parlements du
monde.
Nous avons défendu les
causes de notre pays et nous
avons exprimé notre point de
vue sur celles internationales
que l'Algérie estime justes.
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FC |
«La femme
est un partenaire
essentiel dans
le changement» |
Le Front du changement (FC) a
tenu, hier matin à Zéralda, son
congrès préparatif « féminin », en présence
de représentants de la société
civile, des partis politiques, des syndicats
indépendants et des personnalités,
mais aussi de nombreuses invitées
venues essentiellement de Syrie et de
Mauritanie. Un congrès dans lequel
ils ont annoncé la tenue officielle d'un
congrès constitutif national les 17 et
18 du mois en cours.
Les membres du FC ont, d'abord,
indiqué que leur parti accorde une
très grande importance à la femme, en
s'illustrant des différentes femmes historiques
algériennes qui ont beaucoup
combattu, à l'instar de Fatma
N'Soumer. Les membres du FC ont
abordé l'exemple de la Tunisie, en
disant que « grâce aux islamistes tunisiens,
la femme tunisienne a repris sa
place surtout dans le domaine politique.
» Rappelons que la Tunisie a,
justement, connue des troubles ces
derniers mois, même après la chute de
Zine El Abidine. Le parti de
Abdelmadjid Menasra lutte pour un
changement pacifique, radical et réel,
pour une Algérie nouvelle, démocratique
et saine. Le porte-parole du
parti, Hamid Zaïchi, a déclaré que le
FC a une grande responsabilité et de
sérieux défis à elever pour la construction
d'un Maghreb uni. Le président
de l'organisation nationale préparatoire,
Ahmed Dane, a appelé tous les
citoyens, présents dans tous les
domaines, à se mobiliser et à lutter
pour construire un État islamique
indépendant et à éviter de tomber
dans des erreurs qui pourront amener
à une guerre civile, comme cela s'est
passé récemment dans certains pays
du monde arabe. En outre, Ahmed
Dane a exhorté les autorités locales et
la justice à veiller sur le bon déroulement
du prochain scrutin, prévu en
mai prochain, et à éviter la moindre
fraude, car cela pourrait engendrer
«l'explosion de la rue».
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RECENSEMENT ÉCONOMIQUE |
1 020 058 entreprises en Algérie |
Le nombre d'entreprises recensées
sur le territoire national a dépassé le
million pour atteindre plus
exactement 1 020 058 entités à
décembre 2011, selon les résultats
préliminaires du premier
recensement économique effectué
en Algérie l'année dernière.
Sur ce total, on dénombre 959 718
entités économiques (94%) et 60
340 entités administratives, selon
ces résultats rendus publics par l'Office
national des statistiques (ONS) sur son
site internet. Cette opération d'envergure,
pilotée par l'ONS de mars à
décembre 2011, a révélé que le tissu
économique national était dominé par
les personnes physiques à 90,6% contre
9,4 % pour les personnes morales
(entreprises) et qu'il reposait donc
essentiellement sur des microentités. La
capitale s'accapare de plus du tiers des
entités morales réparties à travers le pays
avec une part de 33,8 %, suivie de loin
par les wilayas de Tizi Ouzou (7,2%) et
(6,7%), relève l'enquête qui a ciblé tous
les établissements économiques, hors
agriculture, relevant des secteurs privé
et public et qui a également concerné
tous les établissements administratifs.
D'autre part, le nombre d'entités industrielles
recensées est de 97 202, dont
23,4% opèrent dans les industries
agroalimentaires, 22,7% la fabrication
de produits métalliques et 10,5% dans
l'habillement. Pour ce qui est du secteur
de la construction, les très petites entreprises
constituées essentiellement de
métiers de plomberie, bâtiment et peinture
ne disposent pas d'un local fixe et
visible et sont, donc, difficiles à repérer
sur le terrain. En outre, sur les 959 718
entités économiques, 83,5% sont
implantées dans le milieu urbain et
16,5% en milieu rural. En termes d'activité,
68% des industries extractives sont
implantées dans le milieu rural, tandis
que les industries manufacturières
représentent 19%, selon les résultats
préliminaires du recensement. Par
ailleurs, les activités immobilières et
financières restent très faibles dans le
milieu rural, représentant respectivement
1,8% et 3,5%.
Lancé en mars 2011, le recensement
économique a pour principal objectif
d'améliorer la gouvernance de l'économie
au niveau national et au niveau
local, par une prise de décisions plus
pertinente, grâce à une meilleure
connaissance du tissu économique. Il
constitue, pour les pouvoirs publics, une
occasion exceptionnelle d'être à l'écoute
des préoccupations des entrepreneurs et
d'appréhender de manière objective les
véritables contraintes et problèmes rencontrés
par l'entreprise.
L'ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE
DOMINÉE PAR LE COMMERCE
Le secteur commercial domine largement
l'activité économique en
Algérie, loin devant les services et l'industrie,
selon les résultats préliminaires
du recensement économique national
effectué en 2011, rendus publics jeudi
par l'Office national des statistiques
(ONS). Selon ces résultats, le secteur
commercial, talonné par celui des services,
vient en première position avec
528 328 entités, soit 55,1% de l'ensemble
des entités ayant fait l'objet de ce
recensement. Ainsi, plus de 84% de
l'activité dans ce secteur se concentre
sur le commerce de détail, alors que le
reste va du commerce de gros au commerce
d'automobiles et de motocycles.
Le secteur des services vient par ailleurs
en seconde position comme une des
principales activités économiques en
Algérie avec 325 442 entités. ''La panoplie
des activités relevant des services est
très large'', selon l'Office.
Globalement, le transport s'accapare
26% des entités, 18,7% sont dans la restauration,
15,2% dans les autres services
personnels, 10,2% dans les télécommunications
(y compris les taxiphones),
5,4% dans les activités juridiques et
comptables, et 5,3% dans les activités
pour la santé humaine (médecins privés,
chirurgiens privés, dentistes)'', note
encore un document de l'ONS. Le
nombre d'entités économiques activant
dans le secteur tertiaire est de 853 770,
soit 89,0% de l'ensemble des entités
économiques, ''ce qui dénote clairement
le caractère tertiaire de l'économie
nationale'', estime l'ONS.
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TRAVAUX PUBLICS |
700 000 postes
de travail |
L'Algérie a désormais les moyens
de mener elle-même les projets
de travaux publics, a souligné jeudi à
Alger le ministre des Travaux publics,
Amar Ghoul. "Les compétences nationales
sont désormais capables de
superviser les projets du secteur au
regard du grand nombre d'entreprises
algériennes de réalisation, outre, la formation
depuis 2005 de plus de 11 000
spécialistes en travaux publics notamment
pour ce qui est des grands
ouvrages nécessitant des techniques de
pointe", a indiqué le ministre. L'Algérie
dispose actuellement de 5 000 entreprises
de réalisation contre 700 seulement
en 2004, soit une augmentation
de 614% en l'espace de sept ans, a ajouté
Amar Ghoul précisant que son secteur
comptait 400 bureaux d'études
contre 60 en 2004 (+566%). Les sociétés
étrangères ne représentent que 1%
des entreprises activant dans le secteur,
a-t-il rappelé soulignant que tous "les
projets futurs passeront par des
bureaux d'études algériens et seront
réalisés par des entreprises nationales
publiques ou privées". "L'Algérie a les
moyens de réaliser elle-même les projets
du secteur et nous sommes actuellement
en mesure de couvrir tout le territoire
national sans aucun problème",
a soutenu le ministre.
Amar Ghoul a indiqué que son secteur
était en passe de former un grand
nombre de travailleurs qualifiés et
ouvrait dans le même temps un espace
de recrutement pour les sociétés ajoutant
que 700 000 postes de travail
seront créés à l'horizon 2014. Il a, également,
mis en avant une nette amélioration
en ce qui concerne l'adaptation
de la main-d'oeuvre aux nouveaux critères
et normes de réalisation estimant
que l'année 2012 "sera celle du lancement
des mégaprojets" en Algérie qui
connaîtra le début de réalisation de
l'autoroute des Hauts-Plateaux et l'autoroute
"Nord-sud" ainsi que le parachèvement
du reste des projets réalisés
a nord et la transformation de plusieurs
routes nationales en autoroutes. Le
ministre a indiqué avoir donné des instructions
aux entreprises pour augmenter
la cadence des travaux dans le cadre
du "travail posté 24h/24h". |
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LFC-2012 |
Pas de crédits à la consommation |
Le ministre des Finances,
Karim Djoudi, a affirmé
jeudi qu'aucun retour
aux crédits à la consommation,
supprimés par le gouvernement
en 2009, n'est pas envisagé dans
la loi de finances complémentaire
(LFC) 2012.
«Nous n'avons pas prévu une
réintroduction du crédit à la
consommation dans la LFC
2012. Celle-ci prendra en charge
le relèvement du montant
minimum de la pension de
retraite à 15 000 dinars et la
revalorisation des pensions et
allocations de retraite, décidés
en décembre en Conseil des
ministres», a-t-il déclaré en
marge de la clôture de la session
d'automne du Conseil de
la nation.
Selon Karim Djoudi, le rétablissement
du crédit à la
consommation va concerner
uniquement le financement de
l'achat de produits nationaux,
et ne se fera pas avant la résolution
du problème d'absence
d'une centrale des risques.
«La réintroduction du crédit
à la consommation se fera au
bénéfice de la production nationale
après que le problème de
la centrale des risques soit
réglé», a-t-il indiqué. Selon le
ministre, l'Algérie fait face
aujourd'hui à deux problèmes.
Il s'agit, a-t-il dit, de «l'emballement
constaté sur les importations
financées par les crédits à
la consommation, notamment
les véhicules et de l'endettement
des ménages avec l'absence
d'une centrale des risques au
niveau de la Banque d'Algérie
pour centraliser ce risque».
«Si le crédit à la consommation
doit être rétabli, une fois la
centrale des risques est opérationnelle,
ce sera au profit de la
production nationale», a-t-il
précisé.
Karim Djoudi avait affirmé
que les crédits bancaires,
notamment pour l'acquisition
de voitures, pourraient être
rétablis avec la concrétisation
des projets de montage de voitures
avec les constructeurs
Renault, précisant que les crédits
aux ménages n'ont pas été
complètement supprimés
puisque le financement bancaire
pour l'acquisition de logements
est toujours en vigueur. |
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TARIFS DES TRANSPORTS |
Tou appelle à la «sagesse» |
Le ministre des Transports, Amar
Tou, a exclu jeudi à Alger toute augmentation
des tarifs des transports
publics durant les prochains jours appelant
les transporteurs à faire preuve de «sagesse
». «L'augmentation des tarifs des transports
publics n'est pas à l'ordre du jour», a
indiqué le ministre à l'occasion de la clôture
de la session d'automne du Parlement
soulignant que cela «ne se fera que par
décision du ministère».
Une telle décision, a-t-il ajouté, ne sera
prise qu'après concertation avec l'ensemble
des parties concernées afin de trouver un
juste milieu entre les intérêts du citoyen,
d'une part, et ceux des transporteurs
d'autre part. Sur la possibilité que les transporteurs
privés prennent seuls la décision
d'augmenter les tarifs, Amar Tou a souhaité
que ces derniers «fassent preuve de
sagesse tout en respectant l'Etat et les intérêts
du citoyen» affirmant que «l'Etat prendra
en charges les intérêts des transporteurs
au moment voulu». L'organisation
nationale des transporteurs algériens
avaient appelé les pouvoirs publics, en septembre
dernier, à augmenter les tarifs du
transport sur une distance de moins de 30
km (transport urbain), tarification qui n'a
pas changé depuis 1996. L'organisation a
reconduit, le mois dernier, ses revendications
relatives à la révision des tarifs après
la hausse des assurances des bus de transport
et taxis tandis que nombre de transporteurs
avaient menacé d'observer, en janvier
dernier, une grève dans plusieurs
wilayas si le ministère ne prenait pas la
décision d'augmenter les tarifs.
«Chaque partie doit assumer ses responsabilités
», a rétorqué le ministre en
ajoutant : «je considère qu'ils sont sages et
savent où résident leurs intérêts.»
«Les transporteurs ont déjà observé plusieurs
grèves en refusant de travailler dans
les grandes stations mais se sont rétractés
après s'être rendu compte que ces infrastructures
constituaient un axe essentiel
dans l'organisation du transport». Pour ce
qui est des projets des grandes stations
urbaines, le ministre a fait savoir que les
transporteurs ont été favorables à la nouvelle
réglementation, notamment dans les
stations de Mechria, Bouira et Belabbès,
annonçant l'ouverture de nouvelles stations
dans les mois à venir à Msila, Mostaganem,
Béchar et Tindouf. «Les grandes stations
qui constituent l'axe du réseau de transport
dans chaque wilaya seront renforcées par
des stations de moindre envergure dans
chaque daïra et commune», a-t-il dit. |
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TIPAZA |
Démantèlement
d'un réseau
spécialisé
dans l'avortement
à Chaïba |
Durant les derniers jours du mois
écoulé, les responsables de la sûreté
urbaine de la localité de Chaïba, dans
la partie Est de la wilaya de Tipasa, ont
reçu des informations faisant état de
pratiques douteuses qui se dérouleraient
dans un appartement d'une cité
résidentielle : les soupçons des habitants
des lieux ayant été éveillés, selon
nos sources, par le continuel défilé de
femmes, généralement jeunes, se rendant
et sortant dudit appartement.
L'étroite surveillance de ce dernier, établie
par les éléments de la sûreté urbaine
de la localité précitée, a tôt fait de
confirmer les soupçons du voisinages :
l'appartement, loué peu de temps auparavant
par une sexagénaire résidant à
Bou Ismaïl, qui a la particularité d'avoir
des antécédents judiciaires, servait de
lieu d'avortement ; une opération dont
se chargeait la sexagénaire elle-même et
ce, avec des «appareils» des plus rudimentaires
- d'où les guillemets - ; des
«appareils» qui ont été découverts dans
l'une des chambres de l'appartement, le
28 janvier dernier, peu de temps après
l'interpellation de deux jeunes femmes :
une femme de ménage de 39 ans, habitant
la ville voisine de Koléa, et une
jeune fille de 26 ans, sans profession,
qui réside à Staouéli, dans la wilaya
d'Alger et qui en sortaient après s'y être
fait avorter.Toujours selon nos sources,
les deux jeunes femmes ont été, sitôt
leur déposition consignée et au vu de
l'état d'extrême fatigue dans lequel elles
se trouvaient, immédiatement évacuées
sur l'hôpital de Zéralda où elles s’y trouvent
toujours. Un hôpital où exerçait le
rabatteur de l'avorteuse sexagénaire -
laquelle, à titre indicatif, a déjas eu
maille à partir avec la justice pour les
mêmes motifs - en qualité de contrôleur
médical. Présenté, en même temps que
sa complice, devant le procureur de la
République près le tribunal de Koléa, ce
dernier, qui est âgé de 46 ans, a bénéficié
d'une citation directe à comparaître.
Et ce, à l'instar des deux jeunes femmes.
Quant à l'avorteuse sexagénaire, elle se
trouve aujourd'hui dans une des cellules
de la prison de Boufarik où l'a écrouée
ledit procureur. |
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FORTES CHUTES DE NEIGE À MÉDÉA |
Paralysie totale |
Médéa a été réveillée ce matin par
de très fortes chutes de neige qui
ont bloqué la circulation automobile sur
les axes desservant les villes de
Berrouaghia, Ksar El Boukhari et Aïn
Boucif. La neige ne cesse de tomber
drue, suivie de bourrasques dans le
centre-ville rendant ainsi les ruelles et
les chemins impraticables. Des véhicules
enfoncés dans la neige n'arrivent plus à
se déplacer. La paralysie y est totale.
Une vague de froid glacial sévit dans la
ville incitant les habitants à se confiner
chez eux. Ce matin, Médéa est quasi
déserte ressemblant à une ville fantôme.
De gros flacons de neige forment de
beaux manteaux sur les montagnes. Une
vue impressionnante. Dans la conjoncture
actuelle, les automobilistes sont
confrontés à de grands obstacles pour se
frayer un chemin et sortir du gouffre
dans lequel ils s'enlisent davantage.
L'accès à la circulation est devenu pratiquement
impossible. Il nous a été donné
de constater que les villages avoisinants
sont totalement isolés. Des coupures de
courant y ont été enregistrées. Des accidents
de la route ont été signalés dans la
wilaya. Deux camions ont été renversés
sur la chaussée suite aux glissements
provoqués par la glace dans l'axe reliant
Berrouaghia - Ksar El Boukhari.
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TOURISME DE MONTAGNE |
Le nouveau crédo de Smaïl Mimoune |
Le ministre du
Tourisme et de
l'Artisanat, Smaïl
Mimoune, a annoncé
jeudi à Khenchela l'organisation
d'une journée
d'étude sur le
développement du
tourisme de montagne,
en mai prochain
à Alger, en
marge de salon international
du tourisme et
des voyages (SITEV).
Mimoune, qui effectue
une visite d'inspection
dans la
wilaya de Khenchela, a souligné
«l'importance du développement,
tout au long de
l'année, du tourisme de montagne
et de l'écotourisme,
dans l'optique de diversifier
l'offre touristique qui ne doit
pas être confinée au tourisme
balnéaire». Par ailleurs, le
ministre a rappelé que toutes
les wilayas du pays avait
bénéficié de projets pour
l'établissement de schémas
directeurs de développement
touristique avec la mobilisation,
à cet effet, de 15 millions
de dinars pour chaque
wilaya. L'Algérie recèle des
potentialités touristiques
«considérables» qui ont
besoin d'être mises en valeur
par des investissements, a
notamment affirmé
Mimoun, indiquant que
l'Etat assume, dans ce cadre,
les missions de contrôle et
d'orientation, en plus de la
mise en place de dispositifs
incitatifs et d'avantages fiscaux
notamment dans les
régions des Hauts plateaux
où, a-t-il noté, les infrastructures
touristiques demeurent
largement inférieures aux
atouts immenses de ces
régions en matière de tourisme
thermal et d'écotourisme.
S'agissant de l'artisanat traditionnel,
le ministre a insisté
sur la formation des jeunes à
ces métiers séculaires et sur le
rôle du mouvement associatif
pour leur accompagnement.
Mimoune s'est rendu, lors de
sa tournée, au village séculaire
de Taberdga (5 km de
Chechar) où il a visité les
veilles habitations en pierre
blanche éparpillées à travers
de vastes vergers arboricoles
où les palmiers côtoient grenadiers,
abricotiers, figuiers
et beaucoup d'autres espèces
d'arbres fruitiers composant
cet éden de verdure. Le
ministre s'est dit «émerveillé»
par la beauté naturelle de ce
village montagneux dont les
vestiges des anciennes
constructions à même la
roche témoignent de l'ingéniosité
des bâtisseurs berbères.
Sur place, le ministre a
appelé à hâter les travaux de
restauration de la vieille mosquée
du village ainsi que de
son ancien hôtel de villeSur
le mont Chélia, dont le pic de
Ras Kelthoum culmine à
2.328 m, le ministre a reçu
des explications sur l'étude
technique élaborée pour la
valorisation de cette station
climatique située au milieu
de paysages montagneux féeriques
composés de forêts de
cèdres de l'Atlas et de pins
d'Alep et où la neige ne fond
qu'au printemps. L'étude qui
a mobilisé 30 millions de
dinars, propose l'implantation
d'une série d'équipements
touristiques dont un
hôtel de 140 lits. L'offre touristique
dans de tels sites
«doit inclure le tourisme d'exploration
pour attirer visiteurs
et touristes», a relevé le
ministre qui devait également
se rendre à la station thermale
de Hammam Essalihine
qui a bénéficié d'une étude
technique pour l'aménagement
de sa source thermale
dont le débit est de 20 litres
par seconde.Exploitée depuis
la période romaine, cette station
qui comprend deux bassins
aménagés durant la
période romaine, a récemment
fait l'objet de travaux
d'entretien.M. Mimoune a
également visité une exposition
mettant en valeur le
riche patrimoine artisanal de
cette région des Aurès. |
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ZONES HUMIDES |
Djorf-Ettorba et Dayet-Ettiour
sur la liste Ramsar ? |
Les zones humides des plans d'eau
du barrage de «Djorf Ettorba» et
de «Dayet Ettiour» (Lac des
oiseaux) seront proposées au classement
sur la liste Ramsar dès la promulgation,
cette année, du texte juridique fondateur
du parc national de Taghit, ont annoncé
jeudi des responsables locaux du secteur
des forêts. «Cette mesure contribuera à la
protection et à la préservation de la faune
et de la flore de ces zones», situées à plus
de 80 km au sud de Bechar, ont-ils estimé,
lors d'une journée d'information sur les
zones humides initiée par la Conservation
locale des forêts à l'occasion de la célébration
de la journée mondiale consacrée à
ces zones.L'exposition et les explications
fournies par des cadres techniques du secteur
aux participants à cette journée,
notamment des élèves, des représentants
des associations de protection de l'environnement
et des amateurs de pêche continentale,
ont permis d'expliquer à l'assistance
l'intérêt et l'utilité du classement de
ces deux zones humides. La première, à
savoir celle du barrage de «Djorf Ettorba»,
considérée comme unique à travers le sudouest
du pays, s'étend sur une superficie
de 21.500 km2, dont 92 km2 constituant
son lac qui est alimenté par les crues de
l'Oued «Guir». Cet ouvrage hydraulique
dispose d'une capacité de retenue de 365
millions de mètres cubes d'eau.Au travers
de cette zone naturelle, on compte plus de
5.000 ha de différentes espèces végétales
et une cinquantaine d'espèces animales
endémiques dans la région.La zone humide
de «Dayet Ettiour», qui s'étend sur
12.578 ha, est le lieu naturel de prédilection
d'un nombre considérable d'oiseaux
aquatiques endémiques, notamment les
traquets à têtes blanche et noire, le traquet
du désert et le faucon crécerelle, de même
qu'il est fréquenté périodiquement par des
oiseaux migrateurs, à l'exemple des
aigrettes gazettes, les tadornes de belon et
les tadornes casarca, selon la Conservation
des forêts. Ce site est également rempli de
plusieurs autres espèces végétales et animales
spécifiques aux zones arides, d'où
l'importance de son classement sur la liste
des zones humides.La prise en charge du
classement de ces sites, à la faveur du futur
parc national de Taghit, facilitera la surveillance,
la protection et l'entretien quotidien
de ces espaces, de par les moyens
humains et logistiques qui seront mis à la
disposition de la structure chargée de la
gestion de ce parc, a-t-on signalé de même
source. Ce parc naturel est prévu sur une
superficie de 500.000 ha, soit de la zone
rocailleuse Hamada du Guir, dans les
régions agricoles et touristiques de Abadla
et Taghit, située respectivement à 88 et 96
km au sud de Béchar, à celle de Zousfana
au nord de la wilaya, à proximité des frontières
ouest du pays, a-t-on précisé. La
Convention de Ramsar sur les zones
humides, dont l'Algérie a adhéré en 1982,
est un traité intergouvernemental destiné à
l'action nationale et à la coopération internationale
pour la conservation et l'utilisation
rationnelle des zones humides et de
leurs ressources. Négocié tout au long des
années 1960 par des pays et des organisations
non gouvernementales, préoccupés
par la perte et la dégradation croissantes
des zones humides qui servaient d'habitats
aux diverses espèces d'oiseaux aquatiques
migrateurs, cette convention a été adoptée
dans la ville iranienne de Ramsar, en
1971, et est entré en vigueur en 1975, a-ton
rappelé à l'occasion de cette journée
d'information. |
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INTEMPÉRIES |
Installation d'une cellule de crise à Béjaïa |
Une cellule de crise,
composée des
modules prévus
dans le plan ORSEC de
wilaya, a été installée ce jeudi
à Bejaia, pour parer à toute
urgence susceptible de se
produire suite aux intempéries
annoncées par un bulletin
météorologique spécial
(BMS) pour ce week-end et
ce jusqu'à lundi prochain. La
station météorologique de
l'aéroport Abane Ramdane
Soummam prévoit, en effet,
d'importantes chutes de pluie
et de grêle, dont la conjonction,
selon le wali de Béjaïa,
est de nature à «générer des
difficultés dans certaines
communes». «Nous allons
rester vigilants et nous préparer
à toute éventualité», a
souligné Ahmed Hamou
Touhami. Des cellules de
même nature seront installées
également au niveau de
toutes les daïras avec comme
mission de «prendre les
mesures immédiates de protection
des personnes et des
installations affectées», a
ajouté le wali.L'occasion de
l'installation de cette cellule
de crise a donné lieu à un
examen des secours disponibles,
notamment les stocks
de lits et literie, et des sites
d'hébergement. L'option de
recourir aux établissements
scolaire a été écartée dans ce
cadre, à l'exception de ceux
qui ne sont pas en fonction.
Sans faire dans l'alarmisme,
ces prévisions météorologiques
incitent fortement à la
vigilance, d'autant que la
wilaya regroupe une multitude
de régions inondables,
dont la situation s'en trouve
souvent compliquée par les
crues d'Oueds et le phénomène
des éboulements
rocheux. Des sinistres causés
par les intempéries avaient
déjà été déplorés dans une
passé récent, notamment en
2002 et 2003, années durant
lesquelles plusieurs zones de
la wilaya, entre autres,
Iryahene et Tala-Hamza à
l'est et Oued Ghir, El-Kseur à
l'ouest, avaient été submergées
par les eaux. |
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