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COMMERCE
Les exportateurs se disent désabusés |
Le Forum des chefs d'entreprises
(FCE) a regroupé,
hier, de nombreux opérateurs
économiques qui ont,
en présence du secrétaire
général du ministère du
Commerce, soulevé plusieurs
contraintes les
concernant.
Réclamant l'amortissement des
frais de transport (maritime,
routier et autres) jugés exorbitants,
les intervenants (chefs d'entreprises)
regrettent le fait que les factures
demeurent non remboursées. « Les lourdeurs
administratives auxquelles nous
faisons face ont fait que nos démarches
n'aboutissent jamais », fulmine un chef
d'entreprise.
A entendre ces opérateurs, il est dit
que l'Etat amortit les frais de transport
jusqu'à 80% des produits agricoles destinés
à l'exportation, alors que ce soutien
est de 25% pour les autres produits, à
savoir industriels et semi- industrialisés.
Apportant de l'eau au moulin des
opérateurs nationaux, un autre chef
d'entreprise (torréfaction) a, lui aussi,
axé son intervention sur les contraintes
liées au transport de marchandises, en
fustigeant vivement les lobbies imposés
par les pays voisins, à savoir le Maroc et
la Tunisie.
Un autre chef d'entreprise dans le
secteur du textile a, quant à lui, insisté
sur l'importance de cette industrie,
compte tenu de son apport dans la
résorption du chômage, dont surtout les
femmes sans diplôme. « Le fait qu'il y ait
une stratégie, susceptible de booster l'industrie
du textile, qui tend à réduire les
taxes imposées à l'importation de la
matière première, cela est encourageant
», plaide un responsable d'entreprise en
s'adressant au représentant du ministère
du Commerce. Au-delà des contraintes
liées au transport, que les opérateurs
économiques surmontent tant bien que
mal, ils se disent également désabusés
par les lobbies imposés par les pays voisins.
En tout état de cause, tous les intervenants
ont mis en relief les désagréments
freinant leur activité, à savoir la
promotion des échanges commerciaux.
Problèmes de transport et absence de
plate- forme de logistique, voilà deux
désagréments majeurs soulevés par le
président du FCE qui a émis le voeu de
voir le Fonds spécial pour la promotion
des exportations (FSDPE) décentralisé.
Une proposition qui a plutôt fait sourire
le représentant du ministère du
Commerce qui l'a qualifiée de « suggestion
séduisante ».
Un gérant d'entreprise de Biskra mettra
en avant le manque d'infrastructures
de stockage et de conditionnement,
notamment dans les enceintes portuaires.
«Le conditionnement des produits
périssables, la datte par exemple,
fait défaut, à telle enseigne que nos produits
arrivent avariés aux consommateurs
», a-t-il contesté.
En guise de réponse aux doléances et
aux propositions du FCE, le représentant
du ministère a promis que le département
en charge du secteur s'attellera à
endiguer tous les problèmes entravant la
promotion des exportations.
Concernant les modalités de remboursement
des frais de transport, le
même responsable rassure que l'amortissement
est toujours applicable sur les
produits prédéfinis par le ministère.
Autre contrainte, les taxes estimées à
35%, prélevées sur les matières premières
importées sont, aux yeux des
opérateurs économiques, handicapantes
pour promouvoir les exportations dans
un pays comme le nôtre, dont 98% des
importations proviennent des hydrocarbures.
N'est-il pas temps d'opter pour
une stratégie efficace voire même urgente
pour faire sortir notre économie de
l'ornière ?
|
Yazid Madi |
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| Tentation de
gabegie ou
simple crise
de croissance ? |
Suite de la page Une
D'ailleurs, certains économistes,
tout en saluant le
succès qu'a enregistré le
secteur de la téléphonie, particulièrement
mobile, en Algérie, la plaçant
parmi les pays les plus en avance dans
le domaine, ne manquent pas de souligner
que si l'activité aura été génératrice
d'emplois, elle n'a pas pour autant
participé conséquemment dans le processus
de développement et de transfert
de technologie, puisqu'elle s'est
limitée à « importer » les techniques et
les équipements sans le process.
Il faut, en outre, souligner, comme le
notent de nombreux experts que si
l'Etat, par le truchement du ministère
en charge du secteur aura investi
efforts et moyens financiers colossaux
pour parvenir à domestiquer les nouvelles
technologies de l'information et
de la communication et à moderniser
les infrastructures et autres véhicules
de transport de l'information, il ne peut
demeurer insensible face à certains «
dépassements » et autres entorses à la
réglementation régissant l'activité, d'autant
que celle-ci est en rapport direct
avec un segment relevant de la sécurité
et de la souveraineté nationales.
Il faut dire que l'instabilité qui caractérise
certains hauts postes centraux des
différentes entreprises publiques en
charge du secteur, n'est pas faite pour
réconforter les esprits, surtout lorsque
certains milieux, montant au créneau,
dénoncent les pratiques « douteuses »
qui ne manqueront pas d'éclabousser le
secteur, la tutelle en premier, quand
bien même celle-ci ne cesse de se montrer
intransigeante quant au respect de
la rigueur dans la gestion et de la passation
des marchés…
|
K. Naceur |
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CROISSANT-ROUGE ALGÉRIEN
Une stratégie de développement s’impose |
Des textes de lois vont être
élaborés pour améliorer la
situation du Croissant -
Rouge algérien afin de lui permettre
d’effectuer un travail plus concret sur
le terrain. D’autant qu’un nouveau
programme sera initié dans les établissements
scolaires prochainement.
La situation au sein du Croissant-
Rouge algérien n’est pas aussi reluisante
que cela paraît. Un conseil
national du CRA se tiendra dans les
trois prochains mois pour venir à
bout de cette situation instable. « Le
conseil national nous permettra de
mettre fin à l’anarchie qui règne au
CRA. C’est ainsi que nous établirons
la stabilité au sein de notre institution
« , c’est ce qu’a déclaré, mardi
dernier, El Hadj Hamou Benzeguir
président du Croissant-Rouge algérien,
au Centre de presse d’El
Moudjahid, en marge de la commémoration
de la Journée internationale
des Croix et Croissants-Rouges,
qui coïncide avec la journée du 13
mai de chaque année.
Il a estimé que le CRA a de beaux
jours devant lui si les textes de lois
sont appliqués à la lettre. Dans cette
optique, il a indiqué que plusieurs
textes sont toujours en stand -by et
attendent leur validation en Conseil
du gouvernement. Concernant sa
modernisation et son développement,
son président a affirmé que
plusieurs facteurs ne permettent toujours
pas d’entamer une autre étape
dans la vie du Croissant-Rouge. Et
d’ajouter : « Nous espérons que cela
se fera prochainement ». Le
Croissant-Rouge algérien est en train
de piétiner dans certaines procédures
qui doivent impérativement disparaître,
a souligné un de ses responsables.
Et d’enchaîner : «Il est temps
de mettre en place une bonne stratégie
pour obtenir de meilleurs résultats.
» Pis encore, la solution n’est pas
encore de mise puisque plusieurs
problèmes persistent, selon la même
source. Dans ce contexte, le président,
a indiqué, que le CRA a toujours
honoré notre pays dans le
monde lors de ses multiples visites.
Dans ces pays, les interventions ne
sont ni limitées ni restreintes, selon le
président.
Benzeguir est revenu sur la situation
du CRA en rassurant qu’un programme
spécial entrera en vigueur
dans les mois à venir. Ce programme
consiste, en outre, à initier des sessions
de formation au sein des écoles
primaire, et secondaires, selon la
même source. Il a indiqué que ce
programme permettra de former plus
de gens et facilitera la campagne de
sensibilisation, notamment au sein de
cette population qui nécessite une
forte mobilisation pour mieux les
protéger de toute forme de violence
ou de maladies. Par ailleurs, les invités
du Forum d’El Moudjahid se sont
étendus sur la création et l’histoire
du Croissant-Rouge depuis sa création
en Algérie et qui remonte à des
décennies.
Lors de la deuxième journée du
débat, « le Croissant-Rouge algérien
a établi une série de mesures pour
faire face et prévenir des risques du
changement climatique », a déclaré
Nebbache Djemaï, membre du
conseil d'administration du CRA.
Nebbache a estimé que la première
action à entreprendre dans ce genre
de situations est l'évaluation des
risques du changement climatique en
Algérie, précisant qu'actuellement
186 pays membres du Comité international
des Croix et Croissants-
Rouges (CICCR) débattent du changement
climatique.
Il a évoqué l'importance de la préparation
de cette organisation humanitaire
pour affronter le changement
climatique, par le biais de la formation
de ses cadres, soulignant qu'un
stage pour des instructeurs de haut
niveau aura lieu à l'horizon 2009. En
outre, pas moins de 500 000 secouristes
doivent être formés dans les
prochains mois », a-t-il déclaré. Une
campagne de sensibilisation en
milieux scolaire et universitaire sera
entamée prochainement.
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Hakima Smail |
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TRIBUNAL DE TIZI OUZOU
Peine capitale pour les
kidnappeurs du frère
du P-DG de l' ETRHB |
L’affaire de l'enlèvement du frère du
P-DG du groupe ETRHB, qui a
défrayé la chronique locale en
avril 2006 suite à une demande de rançon
de 25 milliards de centimes, dans laquelle
sont impliqués deux terroristes, a été examinée
hier par le tribunal criminel près la
cour de Tizi Ouzou. Les deux terroristes
Masrour Salah et Mouhab Youcef, qui
demeurent en état de fuite, sont poursuivis
pour «intégration d'un groupe de terroristes
armés et kidnapping dans le but de bénéficier
d'une rançon». Selon l'arrêt de renvoi,
l'affaire remonte au 26 avril 2006 suite au
dépôt de plainte auprès de la gendarmerie
d'Azeffoun par le frère de la victime, qui a
été victime d'un kidnapping par un groupe
de terroristes armés de kalachnikov dans
la nuit du 25 avril 2006 aux environs
19h30, entre les villages d'Issoumathen et
de Boumasoud, à 12 km de la daïra
d'Azeffoun.Trois jours après, il a été relâché
à Aït Rehouna, non loin d'Azeffoun
après le paiement d’une rançon de 25 milliards
de centimes. La victime avait déclaré
que ce jour -là, se trouvant bord de son
véhicule de marque Peugeot 405, au lieudit
Oussmathen, il tombe dans un faux barrage
dressé par un groupe de terroristes
constitué de dix personnes armées de
Kalachnikov, vêtues de treillis militaires
après avoir vérifié son identité et sachant
qu'il appartenait à une famille très aisée et
connue dans la région d'Azeffoun. A la fin
des débats, le procureur a requis la peine
capitale. Après délibérations, la peine
requise a été confirmée.
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Drik Roza |
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CRÉATION DE PÔLES D’EXCELLENCE À L’UNIVERSITÉ
Des classes spéciales réservées à
l’élite algérienne |
L’université ne sera pas
privatisée avant très
longtemps. Le secteur
veut promouvoir la
recherche scientifique
dans notre pays. Des
classes spécialisées dans
la formation supérieure
ouvriront leurs portes
dans les prochains mois.
Le ministre de l’Enseignement
supérieur et de la Recherche
scientifique, Rachid Harraoubia,
a affirmé, hier, lors d’une conférence de
presse qu’il a animée, au siège de son
ministère à Alger, qu’un nouveau programme
de formation supérieure va
entrer en vigueur dans les prochains
jours. « C’est un programme qui consacrera
l’organisation de la formation
supérieure pour l’accès aux grandes
écoles sous forme de classes préparatoires
d’une durée de deux ans de formation
supérieure. Cela s’inscrit dans le
cadre de la promotion des pôles d’excellence
et de formation de l’élite », a-t-il
expliqué. En fait, c’est en quelque sorte
des classes spéciales pour former l’élite
algérienne. Cela peut notamment
apporter de l’aide à la recherche scientifique
qui est depuis longtemps sous perfusion
si ce n’est sous respiration artificielle.
Cela permettra de faire oublier
l’idée de s’exiler à nos jeunes chercheurs.
Une solution, mais le résultat ne
se verra pas avant longtemps, selon le
ministre. Toutes les bonnes décisions
exigent une meilleure stratégie et beaucoup
de temps.
S’exprimant sur la privatisation de
son secteur, il est formel : «L’université
algérienne n’est pas concernée par la
privatisation. Je ne suis pas en train de
tordre le cou du privé qui veut investir
dans le secteur, mais dire simplement
que nous voulons travailler avec ceux
qui apporteront un plus. » Et d’ajouter :
«Nous voulons que l’ouverture de la formation
supérieure à l’initiative privée
pour qu’elle participe, dans un cadre
réglementaire, à l’effort national de
développement d’une ressource hautement
qualifiée.» Dans ce contexte, il a
indiqué que le cahier des charges du secteur
de l’Enseignement supérieur apparaîtra
dans le Journal officiel dans les
quinze jours prochains. De nouvelles
mesures, qui, selon le ministre, permettront
de booster le secteur universitaire
algérien. La recherche scientifique était
aussi de mise car la nouvelle stratégie de
cette filière entrera en vigueur l’année
prochaine, selon le ministre. Cette nouvelle
formation se fera dans les lycées de
la capitale avant de toucher tout le territoire
national, a souligné Harraoubia. Il
dira aussi que les nouveaux dispositifs
de la loi visent à assurer un encadrement
juridique efficace pour la création d’établissements
privés de formation supérieure.
Ces mesures apporteront de
meilleurs résultats pour l’économie et
redynamiseront le secteur de la
recherche scientifique, qui elle-même
sera d’un grand apport pour l’agriculture
notamment, a souligné le ministre.
Concernant le programme des
échéances 2008/2012, il consiste en une
nouvelle stratégie de développement de
la recherche, qui connaît une certaine
stagnation et de résorber le manque de
chercheurs, ceux qui ont préféré se
mettre au service d’autres pays. Le
ministre a estimé que ce secteur de la
recherche connaîtra de meilleures performances
et une amélioration des compétences
et des ressources humaines,
soit plus de 28 000 enseignants-chercheurs
et 4 500 chercheurs permanents
pour l’exécution des programmes de
recherche. Ainsi, cela permettra d’accélérer
son intégration (la recherche) dans
le processus de développement socioéconomique
et culturel du pays, a souligné
Rachid Harraoubia. « C’est ainsi
que nous permettrons à notre recherche
d’enregistrer de meilleurs résultats», a-til
affirmé.
S’exprimant sur le programme quinquennal
2005/2009, le ministre a insisté
sur la réalisation et l’équipement de 508
800 places pédagogiques et quelques
370 500 lits. Des mesures plutôt encourageantes,
estime Harraoubia. Par
ailleurs, il a également fait savoir que le
processus de développement sera couronné
par la tenue, sous le haut parrainage
de Monsieur le président de la
République, des assises nationales de
l’enseignement supérieur et la recherche
scientifique qui se tiendront les 19 et 20
mai prochains. Ces assises regrouperont
les acteurs du secteur de l’Enseignement
supérieur et de la Recherche scientifique
ainsi que les partenaires de l’environnement
socio-économique impliqués dans
la formation supérieure et le développement
technologique.
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Hakima Smail |
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EXAMENS DE FIN D'ANNÉE
Derniers préparatifs avant les épreuves |
La commission chargée de l'élaboration
des sujets d'examens
de fin d'année dans les trois
cycles, relevant de l'Office national des
examens et concours (Onec), est en
isolement (soft) depuis hier pour une
durée de 25 jours, sans aucun contact
avec l'extérieur et même avec le
ministre, c'est ce qu'a déclaré hier,
Boubekeur Benbouzid lors d'une
conférence nationale des directeurs de
l'éducation de wilaya qui s'est tenue
hier au lycée Hassiba Ben Bouali
d'Alger. Dans ce cadre, en signalant la
neutralité des élaborateurs des sujets,
Benbouzid affirme que « le bac n'est
pas une politique mais il appartient
aux enseignants et au personnel de
l'Onec».
Cette année, le ministre a affecté 20
inspecteurs au sein de cette commission
afin d'assurer le contrôle et réduire
la marge d'erreurs dans les différents
sujets. Lors de cette rencontre,
Boubekeur Benbouzid a donné les dernières
directives aux inspecteurs et aux
directeurs de l'éducation pour assurer
un bon déroulement des examens,
notamment le baccalauréat. Pour
donner plus de crédibilité à cet examen,
reconnu au niveau international,
et permettre la réussite d'un plus grand
nombre d'élèves, le ministère a entrepris
plusieurs mesures sur les plans
pédagogique et logistique. Sur le premier
plan, il y a lieu de rappeler la mise
en place des cours de soutien qui se
poursuivront durant la phase de révision
qui débutera à partir de la semaine
prochaine. A cet effet, tous les établissements
scolaires sont appelés à
demeurer ouverts et les enseignants
garderont leurs postes pour assurer
cette tâche jusqu'à la veille des examens,
conformément aux engagements
du ministère. En effet, les élèves
de terminale pourront entamer leur
révision sur la base des cours effectivement
dispensés à la date du 15 mai
2008. Autre mesure en faveur des candidats
: ils auront la possibilité de choisir
entre deux sujets d'examen pour
chaque matière et durant une demiheure
accordée en sus du temps réglementaire,
réservé au traitement de
chaque sujet.
Le ministre, en rassurant les élèves
sur les bonnes conditions de déroulement
des examens, appelle, par
ailleurs, les parents d'élèves ainsi que
les enseignants à jouer le rôle de psychologues
en faveur des candidats. «
Après avoir assuré notre tâche et réalisé
80% des programmes, toutes
matières confondues, au niveau de
tous les établissements scolaires, c'est
maintenant au tour des parents de
soutenir leurs enfants sur le plan psychologique
», a-t-il déclaré.
La spécificité de la session de cette
année a trait à la nouveauté des programmes
d'enseignement, au redéploiement
et à la réduction du nombre
de filières enseignées qui sont passées
de 15 à 6 filières.
Par ailleurs, Boubekeur Benbouzid,
affirme qu'à partir de la rentrée prochaine,
le suivi des programmes sera
effectué dans chaque établissement
scolaire par les inspecteurs et les directeurs
de l'éducation. Ainsi, les inspecteurs
sont appelés à se réunir chaque
mois pour assurer une équité entre
tous les élèves du pays.
Autre nouveauté : les wilayas ainsi
que les établissements seront régis par
une nouvelle classification.
Dans les jours à venir, une journée
d'étude sur la nouvelle loi de l'éducation
nationale sera organisée pour être
expliquée et débattue.
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Fatiha A. |
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FORUM INTERNATIONAL DE LA FINANCE À ALGER
Le système bancaire algérien au scanner |
Le 4e forum international de la finance qui s’est tenu, avant-hier à Alger, durant deux jours, et dont les débats ont
porté sur le système financier algérien, ont permis de mettre en exergue les lacunes qui minent le secteur bancaire en
général et celui de la finance en particulier, et qui dissuadent de potentiels investisseurs étrangers. Néanmoins, les
imperfections en cours peuvent être comblées par la mise en place de nouveaux mécanismes, à même de sortir ce
système de sa léthargie et impulser une nouvelle dynamique quant à son adaptation aux normes internationales en
la matière, du moins, c’est ce qui ressort des avis émis par les experts financiers présents à ce forum. |
H. N. |
|
CHRISTOPHE JACOMIN, AVOCAT ET CONSULTANT FINANCIER INTERNATIONAL (PARIS)
«Il faut un cadre juridique clair» |
Le Courrier d’Algérie : Quelle
évaluation faites-vous du système
financier algérien, comparativement
à d’autres modèles ?
Christophe Jacomin : Le système
bancaire algérien s’est fortement développé
ces dernières années grâce à
l’implantation de banques étrangères.
Ces banques étrangères embrassent
aujourd’hui une stratégie de banque
de détail. Le système bancaire algérien
est toutefois, à l’heure actuelle, très en
retrait par rapport au système bancaire
européen ou américain, en particulier
dans la banque de détail, les produits
d’épargne, les moyens de paiement et
le crédit aux particuliers, tant à la
consommation qu’hypothécaire.
S’agissant du système financier,
même si le cadre juridique existe,
notamment dans le domaine boursier,
celui-ci me semble, en pratique,
inopérant. La Bourse et les marchés de
capitaux apparaissent considérablement
en retrait dans leur fonctionnement
par rapport aux marchés internationaux.
Quels sont les défis auxquels
est, à votre avis, confronté le système
financier algérien ?
Des rapports très importants restent
à réaliser. Les défis de l’Algérie
dans ces domaines sont de s’adapter
très rapidement aux évolutions bancaires
et financières internationales, de
créer un cadre juridique clair et impartial,
d’assouplir les règles du contrôle
des changes, de mettre en place des
infrastructures bancaires et financières,
pointues techniquement.
L’Europe, en particulier la France,
peuvent clairement aider l’Algérie
dans ces domaines. L’idée force est de
savoir accepter les changements et le
fonctionnement des marchés financiers
modernes. Bien évidemment, ce
développement doit s’accompagner
d’une régulation et d’une supervision
des autorités bancaires et financières
adaptées.
Que devrait entreprendre
l’Algérie pour adapter son système
financier au système financier mondial ?
L’Algérie doit accepter le jeu de la
concurrence dans les champs bancaire
et financier et laisser les acteurs bancaires
et financiers privés, algériens ou
étrangers, se développer.
La privatisation des établissements
bancaires publics algériens doit s’opérer
sans tarder. Au-delà du symbole,
cela devrait permettre une modernisation
plus rapide et complète de l’ensemble
du système bancaire et financier
algérien. L’Etat doit également
prendre sa part dans le développement
du système financier en procédant
par exemple à l’introduction en
bourse d’une partie du capital de
grandes entreprises publiques.
Le cadre juridique, notamment
dans le domaine des marchés de capitaux
et des produits d’épargne (Fonds
d’investissement, OPCVM) doit également
être modernisé, de même que
certaines infrastructures de marchés
(dépositaire central, système de règlement
livraison etc…). La conjoncture
financière internationale ne doit pas
être un prétexte pour ne pas s’engager
dans la modernisation et l’adaptation
indispensable du système bancaire et
financier algérien. Il y a en effet beaucoup
à faire, sans tarder.
|
Interview réalisée
par
Hacène Nait Amara |
|
LE PROFESSEUR SALAH-EDDINE ARIF AU COURRIER D’ALGÉRIE :
«Trop de lourdeurs» |
Le Courrier
d’Algérie : En s'appuyant
sur les normes
comptables internationales
qui offrent
une perspective globale,
est- ce que
l’Algérie est réellement
prête pour l’application
de cette nouvelle
norme comptable,
International
Financial Reporting
Standards (IFRS)
S.-E. Arif : Le référentiel
IFRS est un référentiel
anglo-saxon avec
une conception économique
orientée vers la
satisfaction des besoins
des investisseurs (évaluation
de la performance économique)
avec des marchés boursiers actifs.
L'Algérie est loin de l'environnement
idéal pour lequel les IFRS sont élaborés,
cela ne signifie pas que les IFRS ne peuvent
pas être appliquées en Algérie, mais
qu'elles sont compliquées et développées
par rapport au contexte algérien. A
ce jour, la sensibilisation et la formation
au nouveau référentiel ne sont pas avancées
pour une application en 2009.
Quelles sont les répercussions
que la philosophie du nouveau référentiel
comptable aura sur le système
financier national algérien ?
La mise en place du nouveau référentiel
aura des conséquences aussi bien sur
l'organisation interne et que sur les états
financiers. La réforme comptable permettra
aux banques de présenter des
états financiers qui reflètent la réalité
économique et donnant ainsi une vision
économique de leur situation, mais
aussi des états financiers lisibles par les
investisseurs.
A titre d’exemple,
l’introduction du principe
de la juste valeur, est
la résultante logique de
la prééminence de la
substance économique
sur l’apparence.
Cependant, ce nouveau
concept représente une
révolution comptable,
car il est à forte connotation
financière sachant
que jusqu’à l’heure
d’aujourd’hui, le PCN
75 algérien s’appuyait
sur deux principes
d’évaluation : principe
des coûts historiques et
principe de prudence.
Par ailleurs, le métier de
comptable va connaître
des mutations majeures car le nouveau
référentiel nécessitera des connaissances
de technique comptable et financière
plus élaborées.
En dépit des reformes engagées
par les pouvoirs publics, le système
financier algérien est décrié par
nombre d’investisseurs étrangers
appelés à investir en Algérie.
Quelles sont éventuellement les
mesures que pourrait prendre l’Etat
algérien pour dissiper les craintes
de ces derniers.
Les investisseurs étrangers reprochent
au système financier algérien sa
lourdeur mais aussi son manque d'indépendance.
Ce que les investisseurs cherchent
c'est un climat économique stable
avec une stratégie bien définie.
ARIF Salah-Eddine Enseignant en
Finances
Université d’Evry-Vald’Essonne
et de Paris 12
|
Interview réalisée par H. N. A. |
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KENZA CALL CENTER
Un investissement qui souffre des entraves de la bureaucratie |
Le centre d’appel téléphonique
Kenza call center, créé depuis
l’année 2006, connaît déjà des
blocages bureaucratiques et administratifs,
malgré la stratégie nationale attrayante
en matière d’investissement prônée par
le gouvernement,et dont on persiste à dire
que celui-ci (l’investissement, ndlr) s’est
nettement amélioré, à travers des chiffres
pas très avérés.
Ces chiffres, démentis par la plupart
des organisations patronales, ne reflètent
en rien la réalité vécue par les investisseurs
nationaux sur le terrain, a déclaré le directeur
général de Kenza call center, Karim
Haouche.
Dans ce sens, il affirme qu’entre le programme
du président de la République et
sa réalisation, il n’y pas de relais et c’est ce
qui porte préjudice à l’investissement en
Algérie. Cette jeune entreprise, dotée
d’une technologie de pointe, a été réalisée
avec un gros budget. Elle se trouve,
aujourd’hui, dans une situation délicate à
cause des entraves de l’administration qui
manque de soutien et d’appui malgré une
multitude de recours et de demandes afin
de faciliter sa tâche et d’assurer sa pérennité
et pourquoi pas son extension dans le
futur. Plusieurs demandes ont été adressées
à l’Agence nationale de développement
de l’investissement (ANDI) pour
l’octroi d’un terrain qui servira à la réalisation
d’un centre de formation pédagogique
au profit des jeunes désirant devenir
téléopérateurs ou téléconseillers en marketing,
mais ces demandes sont apparemment
toujours dans les tiroirs des responsables
de ce dispositif de l’Etat, créé dans
le but d’aider les investisseurs.
Le responsable de Kenza call center a
entamé auparavant des négociations avec
une école française de renommée internationale
pour obtenir l’exclusivité de la formation
en la matière. Après avoir consacré
un gros budget et beaucoup de son
temps pour répondre au besoin de
l’Algérie dans ce domaine et faire face à
une demande qui ne cesse de s’accroître,
Karim Haouche est en train de se démener
d’une administration à une autre pour
régler de «faux» problèmes de paperasse
au lieu de consacrer son temps pour l’évolution
et la promotion de son entreprise.
A titre d’exemple, dans la convention
qui lie cet investisseur à Algérie Télécom,
il est stipulé que les délais de payement ne
doivent pas dépasser 45 jours, alors que
les responsables de ce secteur mettent
plus de 5 mois pour le payer, provoquant
ainsi un cumul de charges insupportable
et des retards de rémunération de ses
employés, une trentaine de téléopérateurs.
Outre les charges de dépenses attribuées
annuellement à Algérie Télécom et
à l’ARPT, évaluées à près de 470 000
DA, Algérie Télécom se taille une part
allant jusqu’à 67% du bénéfice global
Au début, le responsable de cette
entreprise a engagé tout le personnel de
Kenza call center dans des cycles de formation
et d’encadrement à l’étranger,
tout en l’équipant aussi de matériels haut
de gamme technologique. Aujourd’hui,
cette équipe dynamique s’est engagée, à
son tour, à mettre tout son savoir-faire au
service de sa clientèle, fidélisée en raison
d’une panoplie de programmes satisfaisants.
D’ailleurs, sur un plateau de 80 positions,
les employés de Kenza call center
créent une véritable communication de
proximité dans une ambiance familiale.
Ils travaillent depuis plus d’une année en
étroite collaboration avec les ambassades
et les services consulaires implantés en
Algérie afin de rendre plus humaines les
conditions de réception au niveau desdits
services. De même, l’équipe de Kenza
call center a promis d’élargir le cercle
clientèle en proposant d’autres programmes
riches en solutions innovantes
afin d’économiser du temps et de l’argent
si l’administration algérienne change de
comportement et agit en conformité des
directives présidentielles allant dans le
sens de l’encouragement et du soutien à
l’investissement.
|
N. Allouche |
|
GROUPE CEVITAL
Issad Rebrab évoque ses grands projets |
 Sur invitation des responsables de l'Université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou, le chef de département génie civil et le professeur Bahar, enseignant au même département, le PDG, Issad Rebrab, ainsi que le directeur du pôle construction du Groupe Cévital ont animé une conférence-débat, avant-hier, à l'UMM de Tizi Ouzou. Les objectifs et l'organisation de Cévital en pôle construction, les principaux projets en cours d'études ou de réalisation, l'utilisation d'éléments préfabriqués en béton armé ou précontraint produits dans les usines Cévital et les dispositifs parasismiques ont été autant de points que les conférenciers ont expliqués aux étudiants. Selon le président directeur général du groupe Cévital, ce groupe compte investir dans les prochaines années, dans différents domaines en Algérie, entre autres, dans les secteurs du tourisme, de l'automobile et de l'immobilier. Ce groupe très ambitieux, faut -il le dire, a affiché des ambitions à être classé parmi les dix premières importantes entreprises d'Afrique. Dans son allocution, le responsable du pôle construction du groupe Cévital s'est longuement étalé sur les projets d'envergure que compte lancer le groupe prochainement : des sites touristiques à Béjaïa et à Tipasa, l'extension de l'usine agro-alimentaire de Béjaïa, la réalisation d'une unité de fabrication de verre pour la construction à Blida, une unité de montage automobile Hyundaï etc... « Dans les défis lancés par notre groupe, on a accordé une importance majeure à l'étude technique. Cependant, la recherche est notre devise. On consulte des chercheurs étrangers et on travaille constamment en collaboration avec des chercheurs français dans les domaines de résistance au feu des éléments en béton, la mise au point de procédés de préfabrication d'éléments en béton armé ou précontraint et le domaine de leur emploi, la justification des théories expérimentales et l'étude aérodynamique des structures », dira Aouidad, responsable du pôle construction au sein du groupe Cévital. A la fin de la rencontre, les étudiants en génie civil ont affiché un désir ardent d'en savoir plus sur les techniques nouvelles de construction, suite à quoi des explications leur ont été fournies par les conférenciers. Il est à signaler toutefois que le groupe Cévital compte surtout sur les compétences locales et invite les ingénieurs et techniciens des universités à le rejoindre et contribuer d'une manière efficace à la réussite de ses projets d'envergure. Signalons tout de même que cette conférence s'inscrit dans une dynamique réelle de rapprochement entre la communauté universitaire et le groupe Cévital |
B. Baahmed |
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APRÈS LA SUSPENSION DE TROIS SYNDICALISTES
Remous à la COGB-La Belle de Béjaïa |
Rebondissement dans l'unité des corps gras COGB de Béjaïa. Après la mutation arbitraire d'un syndicaliste au tout début de cette année, voilà que trois autres membres de la nouvelle section syndicale, affiliée à l'UGTA, ont été suspendus de leurs fonctions depuis le 12 mai dernier dans le cadre de leurs activités syndicales légales. Selon eux, leur suspension obéit à une logique d'étouffement de toute contestation au sein de l'unité pour perpétuer le règne de l'injustice et de la gabegie. Les faits…Le 11 février dernier, plus de 300 travailleurs sur les 425 que compte la COGB élisent un nouveau bureau syndical, mettant ainsi fin à l'ancienne équipe, accusée de connivence avec la direction de l'unité. Mais celle-ci refuse obstinément de reconnaître le nouveau bureau, malgré l'intervention énergique du secrétaire général de l'Union de wilaya, Fataf Boubalou. La direction de l'unité regrettait en fait la perte d'un soutien irremplaçable en la personne de l'actuel secrétaire général de l'union locale et néanmoins membre influent du bureau syndical déchu. C'était toujours avec la complicité de ce dernier que la direction parvenait sans encombres à mater les syndicalistes protestataires. A titre de rappel, ce secrétaire général de l'union locale est également président du comité de participation de l'unité… depuis une quinzaine d'années. Voyons maintenant comment la situation s'est dramatiquement détériorée depuis ces dernières années, particulièrement depuis le lancement du début de privatisation de cette unité, autrefois fleuron de l'industrie agroalimentaire en Algérie et même au niveau africain. En 2003, un privé répondant au nom de D. Hamid s'est vu confier l'opération de mise en processing de l'unité afin de s'occuper de l'achat de matières premières, puis de la vente du produit fini, tandis que la COGB s'occupe exclusivement du raffinement et du conditionnement du même produit. « Ce privé possède une Eurl commerciale dans l'agroalimentaire, mais son registre de commerce est domicilié dans la commune de Ouled-Moussa, dans la wilaya de Boumerdès. Son compte bancaire n'est jamais alimenté, seulement le jour du payement des travailleurs, il effectue un versement en espèces dans son compte. Lorsqu'on a refusé cette méthode de payement obsolète et peu usitée en matière de règlements salariaux, ce patron a cessé de nous payer en espèces», relatent les membres de la nouvelle section syndicale. Ces derniers s'étonnent aussi de la persistance de certaines pratiques commerciales introduites par le nouveau venu. « Des marchandises sont souvent vendues sans facturation aux grossistes et réglées de la même manière, c'est-à-dire en liquidités », révèlent encore nos interlocuteurs. D'autres anomalies ont également été mises en exergue par ces derniers et qui seraient apparues dès le transfert de l'identité de l'unité qui s'appelle, depuis le 2 février 2006, COGB-La Belle. Quelque 70% des parts sont en effet cédées à ce même opérateur. « Jusqu'à présent, nous ne disposons pas de règlement intérieur que devaient parapher l'inspection du travail et la justice », déclare Hihat Rafik El Bahi, secrétaire général de la nouvelle section syndicale. Après un délai jugé très raisonnable par les travailleurs, ces derniers ont demandé le renouvellement du Comité de participation (CP) de l'unité, à travers une pétition qu'ils ont déposée le 23 mars dernier au niveau de l'inspection du travail et de la direction générale de la même unité. « L'inspecteur du travail a tenté de procéder à l'installation de la commission électorale afin de renouveler le comité de participation, conformément à l'article 101 de la loi 90/11 relatif aux relations de travail, en vain, car la direction n'a pas réagi et a continué de soutenir l'ancien comité de participation », dira encore Hihat Rafik El Bahi. Le 11 mai dernier, la direction a informé les travailleurs, par voie d'affichage, qu'il n'y aura pas de renouvellement du comité de participation avant l'expiration de son mandat, le 16 juillet prochain. C'était la goutte qui fera déborder le vase. Le lendemain matin, 12 mai, les travailleurs débrayent spontanément pour manifester leur rejet de la décision de la direction. Celle-ci sévira le 13 mai contre trois syndicalistes, les accusant d'être derrière le rassemblement. Il s'agit de Hihat Rafik El Bahi, secrétaire général du syndicat, Samir Boukemouche, chargé des finances et enfin, Farid Tabet, chargé à l'organique. « Pour ne pas assumer ces mesures de suspension illégitime, le directeur général est parti en congé le jour même de la suspension des syndicalistes, confiant cette tâche au DVRH qui, lui-même est revenu d'un congé spécialement pour signer les suspensions avant de repartir poursuivre son congé le lendemain de l'exécution de sa tâche », rapporte encore Hihat. Hier, près de 80% des travailleurs ont observé un sit-in devant le portail de l'unité, qui est restée sans activité durant toute la journée. Des partis politiques, comme le PT et le PST, ont apporté leur soutien aux protestataires à travers la présence de leurs responsables locaux. En plus de la réintégration des syndicalistes suspendus, les protestataires exigent du patron de la COGB-La Belle « la reconnaissance de son partenaire social, c'est-à-dire, la nouvelle section syndicale élue le 11 février passé », nous a-t-on déclaré lors du rassemblement. Dimanche prochain sera prévu un autre rassemblement des syndicalistes de différentes organisations pour soutenir les revendications légitimes de l'ensemble des travailleurs. Nous avons tenté de recueillir la version de la direction, mais en vain. « Le directeur général et le DVRH sont absents », répondra une secrétaire sans nous informer de la date de leur retour pour connaître leur avis à ce sujet. |
Kader Sadji |
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ENEL DE FRÉHA
La grève de la faim des huit syndicalistes prend fin |
La grève de la faim enclenchée depuis mercredi dernier par les huit syndicalistes de l'ENEL de Fréha vient d'être levée. Les grévistes ont décidé de mettre fin à leur action, avant-hier après que leurs revendications aient été satisfaites.Ainsi le chef de service laboratoire au sein de cette entreprise spécialisée en électro-industrie, qui a fait l'objet d'un licenciement a été réintégré dans ses fonctions. La direction de cette usine s'est engagée, en outre à reconnaître la section syndicale comme un incontournable partenaire social. Cela constituait, en somme, les principales revendications des syndicalistes grévistes. Ces derniers ont en effet suspendu leur mouvement de grève de la faim qui aura duré 5 jours. Avant de regagner leurs domiciles respectifs, ceux-ci ont fait un saut à l'hôpital d'Azazga pour des visites médicales. Ils se portent tous bien et devraient reprendre leur travail dans les tout prochains jours. Il va sans dire, par ailleurs, que ce dénouement a soulagé plus d'un.Tout le monde s'est félicité en effet suite à cette issue. Tout semble donc rentrer dans l'ordre au sein de cette entreprise après une semaine tumultueuse et pénible. |
Ouamar B. |
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