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VERDICT HIER AU TRIBUNAL DE BOBIGNY
Cinq ans de prison ferme pour Mami
 
AFFAIRE SCHARBOOK
La petite Safia retourne en France
 
DÉCOUVERTE D’UN CAS DE GRIPPE PORCINE À ORAN
Les spécialistes rassurent
 
TERRORISME
L’expulsion de Djamel Beghal reportée
 
VOLS REPORTÉS, RETARDS PROLONGÉS…
Mercredi noir à l’aéroport d’Alger
 
MARINE MARCHANDE
Reconstitution annoncée
 
23 lieutenants de Long Cours (LLC) et 30 officiers de port
 
REMOUS AU CONGRÈS DU SETE D’AKBOU (BÉJAÏA)
«Un ex-député manipule les contestataires»
 
AHMED CHENNA, PRÉSIDENT DE L’ACADÉMIE DE LA SOCIÉTÉ CIVILE PRÉCISE
«Nous ne serons pas un parti politique»
 
COMITÉ CENTRAL DU P T
Hanoune dénonce le nomadisme politique
 
FORMATION ET ENSEIGNEMENT PROFESSIONNELS
Pallier au vide

VERDICT HIER AU TRIBUNAL DE BOBIGNY
  Cinq ans de prison ferme pour Mami
Jugement du tribunal correctionnel de Bobigny. Réquisitoire : sept ans de prison à l’encontre de Mohamed Khelifati connu sous le pseudonyme Mami, avec maintien de la détention. Motif : une tentative d’avortement forcé sur Isabelle Simon en août 2005 à Alger. Rappelons que jeudi tard dans la soirée, la procureur Ophélie Chambeaux a demandé aussi, une peine de six ans de prison contre Michel Levy, 56 ans, agent du chanteur. Des peines de huit ans et de dix ans ont été signifiées à l’encontre de Hicham Lazaâr, 27 ans, et Abdelkader Lallali, 42 ans. Verdict : cinq ans de prison ferme contre Mami, peine assortie d’une amende de 95 000 euros, quatre ans de prison ferme contre Levy, six ans pour Lallali et trois ans pour Lazaâr. Dans le box entre deux policiers, chemise blanche, visage pâle, Cheb Mami, en pleurs attend le dernier verdict. Les faits, pour lesquels il est là, sont énumérés et donnent le vertige et la nausée à celui qui les entend. «Tentative d’avortement forcé, séquestration, violences et menaces contre Isabelle Simon, cette femme avec laquelle il entretenait une relation périodique, épisodique, selon les termes employés par les juges et confirmés clairement par l’accusé. Cette femme n’a jamais été sa compagne, puisqu’il affirme qu’ils ne se sont vus que 7 fois maximum, contrairement à Isabelle qui prononce le chiffre 15. Dans les deux cas, on ne peut parler de «relation ni employer le mot «compagne« puisqu’elle ne l’a jamais été». De son côté, la Star du Raï affirme qu’il était «piégé», «manipulé» et «influencé» dans cet imbroglio par Michel Levy, son manager depuis 22 ans et Isabelle Simon, une journaliste photographe qui travaillait pour Michel Lévy. Mami a versé de chaudes larmes, lui le conquérant et devenu «ce foutu de paille«devant la loi. Révélations et regrets En présence de quelques membres de sa famille, des journalistes et trois ou quatre amis. Cheb Mami, Mohamed Khalifati a reconnu sa responsabilité dès la première question en avouant en sanglots et passe aux aveux»Oui j’ai fait une faute, je reconnais, mais c’était pas mon idée. J’étais dépassé», a-t-il dit toujours en sanglots. «C’était l’idée de Michel», une accusation directe contre «ce faux frère». Lévy, le coorganisateur, comme on l’a appelé au tribunal ou l’organisateur selon Mami, a changé encore une fois de version, et est revenu avec une 11ème version où il nie et modifie les faits et se dégage de toute responsabilité. Tous les moyens sont bons pour sortir indemne de cette situation. «Oui monsieur le président, je regrette d’avoir fait subir la tentative d’avortement à Isabelle Simon et nous devons, Michel et moi lui dire pardon» balbutie Mami. En janvier 2004, Isabelle Simon, mère d’une fille de trois ans entame avec «le prince du Raî» une liaison amoureuse épisodique. Lui vit entre l’Algérie et la France, elle en France. En juillet 2005, elle tombe enceinte. Il veut qu’elle avorte. Elle refuse. Le 28 août, à l’occasion d’un déplacement professionnel à Alger pour «prendre des photos des musiciens du Groupe « Sons du bled», une mission planifiée et organisée par Michel Lévy, producteur de 150 artistes de Raï, manager français de Cheb Mami depuis 22 ans et ami d’Isabelle Simon, cette dernière tombe dans un véritable «guet apens». Hachim Lazaâr directeur artistique et bras droit de Michel Lévy, a été le cerveau de cette affaire, digne d’un roman d’espionnage. Marchandage, abus de confiance, fausses confidences, dépôt de plainte… autant de faits et d’actions qui ont jalonné ce parcours pour enfin aboutir à ce procès et, un mandat d’arrêt international à l’encontre de Mami est lancé. D’où son placement en détention à son retour sur le sol français où les gendarmes l’attendaient à l’aéroport d’Orly selon ses deux avocats, «car il avait confiance en la justice française, il avait promis de venir à son procès, il était là !» Hier après-midi, après le verdict, interrogée sur un appel en cassation, l’avocate de Mami nous a déclaré qu’elle et son client se donnaient «dix jours pour réfléchir…»  
 De notre correspondante à Paris, Nour El Houda Madani

AFFAIRE SCHARBOOK
  La petite Safia retourne en France
Sophie a été rendue, mardi, à son père, Jacques Scharbook qui vit près de Toulon, dans le sud de la France, après quatre ans de séparation. L’annonce a été faite, jeudi, par le président français Nicolas Sarkozy qui s’est réjouit de ce dénouement en déclarent que « c’est avec une grande joie et un grand soulagement que j’apprends que la petite Sophie a été rendue à son père, Jacques Scharbook, après quatre années de séparation ». Le président français qui dit avoir « suivi très personnellement le cas de Sophie et les efforts de son père» ajoutant avoir « demandé, dès mon élection que tout soit fait pour qu’un dénouement heureux intervienne et que Jacques Scharbook aie gain de cause » salue la décision de la justice algérienne. Nicolas Sarkozy, qui s’est félicité de la mobilisation de la diplomatie française menée par le ministre des Affaires étrangères et européennes Bernard Kouchner, a tenu à remercier son homologue, algérien, Abdelaziz Bouteflika, ainsi que le ministre de l’Intérieur Nourredine Yazid Zerhouni en déclarant savoir « le rôle qu’ont joué les autorités algériennes ». Il résumera ainsi la fin d’une affaire qui a failli envenimer les relations entre Paris et Alger. Pour rappel, cette affaire a éclaté au lendemain du décès accidentel de la maman de safia, survenue en 2005 et dont la garde a été conjoncturellement laissée à la belle famille algérienne, résident à Oran mais qui refusait de rendre l’enfant à son père français. Le procès a duré trois ans au bout duquel la Cour suprême d’Algérie a confié, en février 2008, la garde de Sophie à son père. L’enfant était restée introuvable jusqu’au 15 mars 2009, pour être enfin retrouvée et placée dans un établissement spécialisé. Le rejet, en juin passé, par la cour d’appel d’Oran de la procédure engagée par le père biologique de l’enfant et défendu par Me Benbrahem dans ce qui sera connu par l’affaire de la petite safia, plus connue sous le nom de Sophie Scharbook. Le récent dénouement s’est fait au grand dam de la famille algérienne qui revendiquait la paternité de cette petite fille et que Me Benbrahem, avait soutenu mordicus lors d’une de ses conférences de presse que la fille est algérienne et ne retournera jamais en France ! »
 Azzedine Belferag 

DÉCOUVERTE D’UN CAS DE GRIPPE PORCINE À ORAN
  Les spécialistes rassurent
«Il n’y a pas lieu de s’alarmer outre mesure. La population ne doit pas sombrer dans la panique» a tenu à rassurer, lors d’un point de presse, la responsable du service de la prévention au niveau de la direction de la santé, de la population et de la réforme des hôpitaux.«Toutes les mesures adéquates ont été prises dans ce cadre pour contrer cette maladie laquelle et, selon les propos de la responsable, ne doit pas être perçue comme une menace sur la santé publique. Abordant le cas de la jeune fille, l’oratrice indiquera que la fille âgée de 13 ans et qui était arrivée d’Alicante le 24 juin en compagnie de son père et de son frère, a bien réagi au traitement et que sa sortie est imminente. «Grâce au dispositif de veille mis en place dès le début de l’apparition des premiers cas dans le monde explique la chef du service de prévention, tout a bien fonctionné. Différentes équipes médicales sont à pied d’oeuvre au niveau du port et de l’aéroport de la wilaya d’Oran. Ces équipes sont dotées de moyens à même de leur permettre de mener à bien leur mission. L’on saura ainsi que pas moins de 12 milles thermomètres frontaux et autres équipements sont mis à leur déposition. D’autres types d’équipements sophistiqués à l’instar des caméras thermiques, seront bientôt envoyés par le ministère de la Santé. À titre préventif, la spécialiste conseille aux citoyens d’observer une bonne hygiène, et d’éviter les visites aux personnes atteintes de grippe entre autres. La vaccination demeure selon notre interlocutrice, l’un des meilleurs moyens de prévention pour les personnes qui voyagent. Pour ce qui est des cas de fausses alertes, la même responsable, indiquera à ce titre, que deux cas de suspicion ont été enregistrés à Oran. «Le premier cas concerne une personne originaire de Maghnia et qui a séjourné en Arabie Saoudite, le deuxième cas celui, d’une femme qui a fait un court séjour en France. Les deux cas se sont révélés par la suite négatifs.
 Rachid Mahi 

TERRORISME
  L’expulsion de Djamel Beghal reportée
L’algérien Djamel Beghal, ne sera pas expulsé vers l’Algérie. Cette décision a été prise, mardi, par le Conseil d’État français qui a confirmé la suspension de l’expulsion vers l’Algérie de Djamel Beghal. Condamné à dix ans de prison pour avoir préparé des attentats en France et libéré le 30 mai, le ressortissant algérien défendu par Me Patrice Spinosi, a fait l’objet d’un appel d’une ordonnance rendue le 30 mai par le juge des référés du tribunal administratif de Paris bloquant l’expulsion du mis en cause tant que le recours déposé par le condamné devant la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) n’a pas été examiné. Une décision du tribunal administratif qui sera confirmée par le juge des référés du Conseil d’État saisi en appel. Djamel Beghal a été arrêté en juillet 2001 aux Emirats arabes unis (EAU) alors qu’il rentrait en France après un long séjour dans la zone pakistanais-afghane. Djamel Beghal a été condamné à dix ans de prison en 2005 pour avoir, entre autres motifs d’inculpation, projeté un attentat contre l’ambassade des États- Unis à Paris. Sous le coup d’un arrêt d’expulsion depuis le 19 septembre 2007, ce présumé terroriste dont l’épouse et les deux enfants vivent en Grande- Bretagne a été déchu de sa nationalité française. Actuellement, Djamel Beghal est assigné à résidence dans le Cantal, en France.
 A.B. 

VOLS REPORTÉS, RETARDS PROLONGÉS…
  Mercredi noir à l’aéroport d’Alger
Mercredi, fait unique dans les annales de l’aviation civile en Algérie. 80 % des vols avaient été annulés ou retardés. Aucune raison n’a été donnée par la direction de la compagnie de navigation qui a laissé dans l’expectative toute une foule de voyageurs. En fait, il s’agit de presque tous les vols des lignes intérieures à avoir connu, ce jour-là, un retard considérable, pénalisant les usagers. Certains ont dû même «patienter» pendant plusieurs heures. Ces départs avaient tous accusé des retards inexpliqués, ce qui aurait fait même se déplacer, Abdelwahid Bouabdallah, le P-dg de la compagnie. Ces vols avaient enregistré un retard parfois de plusieurs heures, tel le cas du vol Alger- Constantine. Trois dessertes à destination de l’aéroport Mohamed Boudiaf, celles de 7h, de 10 h et de 13 h avaient été reportées, sine die. Le premier vol devant partir à 7 h ne décollera qu’à près de 16h30 accusant ainsi un retard de plus de neuf heures. Celui d’Alger- Setif -Tebessa a, quant à lui, accusé quatre heures de retard. Celui d’Alger - Ouargla -Timimoun prévu à 14 h, n’a pu prendre les airs et décoller qu’au delà de 18 heures. Nos tentatives d’en savoir un peu plus sur les raisons de ces retards se sont avérées vaines. Air Algérie communique mal et n’arrête pas de surprendre ses clients. L’aéroport Houari Boumediene grouillait, ce jour là, inhabituellement de monde. Ils sont pour la plupart des voyageurs en attente d’une annonce de leur vol subissant un retard et qu’affichent les tableaux électroniques. L’attente est longue et déprimante. Mais qui n’a pas subi les affres de cette compagnie passée maître dans l’art des retards ? Exemple parfait de manque de ponctualité, qui a par ailleurs fait que la compagnie nationale se soit vue accolée des appellations des plus péjoratives comme «Air couscous» ou «Air peut-être» et se trouve loin de susciter l’engouement des voyageurs si ce n’est par le fait du monopole qui octroie à la compagnie aérienne le droit «d’abus» dont les retards répétés. L’usager devant se déplacer à l’intérieur du pays n’a d’autres choix que celui d’Air Algérie s’il ne souhaite pas prendre la route ou le rail. Cependant, son appréhension est souvent justifiée par les traditionnels retards sur les vols de cette compagnie aérienne. Air Algérie semble s’être illustrée dans cette pratique. Le malaise, qui dure depuis des années déjà, semble aller crescendo. Après la récente série d’incidents techniques, notamment celui ayant marqué le vol de jeudi 18 juin, en provenance de Rome, contraint d’atterrir à Marseille en raison d’une dépressurisation, un autre incident sur le vol AH 7000 qui a failli coûter, le 21 du même mois de juin, la vie aux passagers devant rejoindre Constantine au départ d’Alger. Existe-til un malaise au sein de la compagnie qui continue de faire montre d’un manque de considération flagrant pour sa clientèle en dépit des lois internationales sur le transport ? Comment expliquer cette gestion hasardeuse qui a par le passé soulevé l’ire du personnel technique et la levée de bouclier de la part du personnel volant dont les pilotes ? Qu’est-ce qui empêche Air Algérie de se hisser au rang mondial en dépit d’un monopole qui ne semble guère lui profiter ? Moult questions qui remettent en cause les capacités de la compagnie algérienne à faire face à la concurrence.
 Azzedine Belferag 

MARINE MARCHANDE
  Reconstitution annoncée
J eudi, lors de la cérémonie de remise de diplômes aux promotions sortantes de l’Institut Supérieur Maritime (ISM) de Bou Ismaïl, dans la wilaya de Tipaza, le ministre des Transports, Amar Tou, a annoncé deux mesures, l’une relative au changement de statut de l’ISM, et l’autre au devenir de la flotte marchande nationale. Le directeur de la Marine marchande, Abdelkrim Razel, en a explicité les détails. Concernant le changement de statut de l’ISM qui deviendra «École Supérieure Maritime Nationale», il le sera, a affirmé le ministre, «dès que les textes réglementaires seront prêts». Le nouvel établissement qui aura, a précisé, Abdelkrim Razel, «le statut d’école hors université», sera «doté d’un laboratoire de recherche». Quant la décision des pouvoirs publics « de reconstituer la flotte marchande nationale», il a déclaré que ladite reconstitution obéit à la double exigence «d’enrayer l’inexorable mouvement, apparu depuis de nombreuses années déjà, de rétrécissement des capacités de transport de notre marine marchande et, partant, d’augmenter, d’une manière sensible, la part du pavillon national dans le transport (maritime) des marchandises destinées à notre pays ou y sortant». Pour illustrer le premier point et souligner la nécessité d’atteindre rapidement ce qui est énoncé dans le second, le directeur de la marine marchande au ministère du Transport a déclaré que «des 70 navires dont se composait, jusque dans les années 80, notre flotte marchande, il n’en reste plus aujourd’hui qu’une trentaine qui ne couvre plus que 3% du volume global des marchandises transportées». Un taux qui prend toute sa signification quand on le compare, pour reprendre les propos d’un présent, «avec les 35% des années de gloire de l’ex-CNAN» et quand on sait que «95% des échanges commerciaux de notre pays avec l’étranger, se font par voie maritime». À noter que, selon Abdelkrim Razel, la reconstitution projetée «se fera impérativement par le biais du partenariat», dans lequel, et conformément aux dispositions réglementaires en vigueur, «l’Etat sera majoritaire ». Et d’ajouter que «cette grande entreprise sera créée avant la fin de l’année en cours…» Le directeur de la Marine marchande a ensuite évoqué d’autres mesures pour organiser, développer et sécuriser le secteur du transport maritime, la plus importante étant «la mise en place d’un système intégré de gestion de la sécurité et de la sûreté maritime le long du littoral national et au niveau des ports de commerce», un dispositif, connu sur le plan international par les initiales (en anglais) VTMIS, qui comprendra 11 centres (équipés de radars) locaux, trois régionaux (Est, Centre et Ouest) et un national (implanté à Alger). Par ailleurs, le ministère des Transports projette d’acquérir, prochainement, trois remorqueurs de haute mer qui viendront ainsi, a noté Abdelkrim Razel, «renforcer les capacités d’intervention, de recherche et de sauvetage en mer, du secteur». Il est également question de «la modernisation, dans le sens de leur extension et mise à niveau, de tous les complexes portuaires existants» et « la réalisation de nouveaux», à l’instar de celui qui sera édifié au centre du pays et qui est prévu pour alléger le port d’Alger. Pour rester avec les nouvelles réalisations, toujours selon Abdelkrim Razel, «des démarches sont actuellement entreprises pour trouver un partenaire étranger qui prendrait en charge la réalisation, à Oran, d’un troisième terminal à conteneurs qui viendrait s’ajouter aux deux existants à Alger et à Djendjen, que gèrent l’entreprise émiratie Dubaï-Port». Le représentant du ministère des Transports a abordé la question du renforcement des capacités nationales de réparation et de construction navales, soulignant que «les éléments constitutifs d’une véritable stratégie élaborée par le ministère des Transports dans l’objectif déclaré de renforcer, développer, et sécuriser, d’un côté, les infrastructures portuaires du pays et les capacités nationales de transport maritime, et de l’autre, leur utilisation…»
 Mourad Bendris 

 23 lieutenants de Long Cours (LLC) et 30 officiers de port
La cérémonie de remise de diplômes aux promotions sortantes de l’Institut Supérieur Maritime de Bou Ismaïl a concerné, selon les déclarations faites par Mohamed Haddidi, le nouveau – il est en poste depuis seulement quelques jours – directeur de l’ISM, «dans la filière : formation de longue durée, une promotion de 23 lieutenants de Long Cours (LLC) et une autre, de 30 officiers de port». Toujours pour les diplômes délivrés, l’ISM a remis, dans le cadre de la filière «formation qualifiante», tout au long de la présente année universitaire, 271 certificats. Comme il a eu à remettre, durant la même période, à 311 candidats, le brevet de marine marchande et à 543 autres, le permis pour la conduite d’embarcations de plaisance, catégorie A. 
 

REMOUS AU CONGRÈS DU SETE D’AKBOU (BÉJAÏA)
  «Un ex-député manipule les contestataires»
La conférence de presse tenue hier matin par le secrétaire général du syndicat des travailleurs de l’éducation (SETE) de la wilaya de Béjaïa en présence d’un membre de la FNTE et de l’union de wilaya de l’UGTA, se voulait comme une véritable mise au point contre les ex syndicalistes contestataires qui pour rappel, exigent l’annulation du dernier congrès de wilaya tenu dans la ville d’Akbou le 25 juin dernier. «C’est une infime minorité, aidée par un exdéputé, qui veut imposer son diktat à la majorité » tonnera Khouklalane membre de la FNTE appuyé par les deux conférenciers du SETE et de l’Union de wilaya. Selon le secrétaire général, Aziz Hamlaoui, la quatrième conférence de renouvellement s’est tenue dans les délais impartis en présence de 225 congressistes et de 88 délégués. Avant cela tenait à signaler le conférencier, des pré congrès ont eu lieu à travers les cinq Unions locales et à l’issue desquels un consensus s’était dégagé. «C’est la raison pour laquelle, lors de la conférence tenue dans la ville d’Akbou nous sommes directement passés à l’élection du secrétaire général en la personne de Aziz Hamlaoui qui était le seul candidat à ce poste » tenait à préciser en guise de mise au point adressée aux contestataires qui pour rappel, avaient parlé d’un empêchement de la conférence qu’ils auraient initié ce jour là et qui a fait que les syndicalistes étaient contraints d’écourter leurs travaux. Faut-il rappeler que le groupe de contestataires est composé de quatre ex syndicalistes suspendus par l’instance de wilaya de l’UGTA à l’issue du dernier congrès de la centrale syndicale pour avoir tenu des propos qui n’engageaient en rien les congressistes de la wilaya de Béjaïa. C’est en tout cas le motif avancé par l’U W qui les a suspendus justes après les assises d’Alger. Toujours selon les conférenciers il y aurait eu la présence d’extras au syndicat de l’éducation qui se sont mêlés aux quatre syndicalistes contestataires dans le but de perturber les travaux de la conférence d’Akbou. «N’était-ce la sagesse des responsables syndicaux présents dans la salle ce jour là, les quatre syndicalistes et ceux qui les ont accompagnés ont risqué d’être tabassés par les autres syndicalistes venus des quatre coins de la wilaya» dira le représentant de l’union de wilaya avant d’avertir que les syndicalistes passeront à l’action si toutefois ce «groupuscule » venait à continuer ses actions de perturbation. Ainsi contrairement à la rumeur qui circulait faisant état de la non validation du dernier congrès de wilaya des travailleurs de l’éducation est définitivement évacuée malgré les menaces tenues par les contestataires de mener des actions si l’instance de wilaya prendrait le risque de valider ses assises de wilaya. Nous apprenons en marge de la conférence d’hier « un proche » règlement de l’affaire des syndicalistes de la Protection civile suspendus il y a de cela quelques mois déjà. «Nous allons appeler à un rassemblement des travailleurs si la direction de la Protection civile ne réintègre pas ces travailleurs suspendus »avertira Boubalou de l’U W qui donnera la date du 10 juillet prochain comme dernier délai à leur réintégration.
 Amrani Boubekeur 

AHMED CHENNA, PRÉSIDENT DE L’ACADÉMIE DE LA SOCIÉTÉ CIVILE PRÉCISE
  «Nous ne serons pas un parti politique»
C’est ce qu’a déclaré jeudi passé le président de l’Académie de la Société Civile lors d’un point de presse tenu après la rencontre avec le mouvement associatif de la wilaya de Béjaïa qui a eu lieu à la Maison de la Culture de la ville de Béjaïa. Une déclaration qui met ainsi fin aux rumeurs qui ont circulé ces derniers jours avançant l’éventualité d’une création d’une nouvelle formation politique qui sera issue de cette académie. Selon Chenna président de ladite Académie, son mouvement est une ONG structurée au niveau national ainsi qu’à travers certains pays européens dont la mission est de répertorier l’ensemble des préoccupations de la population locale ainsi que d’autres actions de défense du droit international comme celles menées pour défendre le président Soudanais placé dans le collimateur de la justice internationale qui l’accuse de massacre dans la région du Darfour. Le conférencier rappelle que son mouvement a été le premier à réagir contre le massacre des populations civiles lors de l’invasion israélienne dans la Bande de Ghaza en décembre 2006. Après ce détour sur les actions menées au niveau international ; le conférencier invite les journalistes locaux à dénoncer toutes les lacunes observées au niveau de l’administration locale, des lacunes dit-il qui ternissent l’image de l’État et qui exacerbent la colère citoyenne. À la question de connaître la date de la visite présidentielle dans cette wilaya, le président de cette ONG rassure que le président a la qualité de tenir ses promesses. Une manière d’affirmer cette prochaine visite présidentielle promise pour rappel, lors de son passage à Béjaïa comptant pour sa campagne électorale d’avril dernier. Notons enfin que le bureau de l’Académie de la société civile de la wilaya de Béjaïa, nouvellement créé est dirigé par Benzaid Loucif élu sur la liste FLN à l’APC du chef lieu. Ce qui explique la présence en force des élus FLN et du maire de la ville issu du même parti lors de la rencontre de jeudi passé. Au moment où nous mettons sous presse, nous apprenons que plusieurs associations de la ville de Béjaïa ont rendu public un communiqué à travers lequel elles expriment leur regret de ne pas être invitées à la rencontre initiée par l’Académie de la société civile de la wilaya de Béjaïa.
 A. B. 

COMITÉ CENTRAL DU P T
  Hanoune dénonce le nomadisme politique
Les travaux de la session ordinaire du Comité Central du Parti des Travailleurs (PT) ont débuté hier à Alger sous la présidence de sa secrétaire générale Mme Louisa Hanoune. Dans son allocution d’ouverture, Mme Hanoune a affirmé que l’ordre du jour des travaux de la session porte notamment sur l’évaluation de la situation politique nationale et internationale à la lumière de la crise financière internationale, le bilan des activités du parti et l’élaboration de son prochain plan d’action. La SG du PT a réitéré à cette occasion les positions de son parti vis-à-vis de nombreuses questions nationales et internationales concernant notamment la nécessité de l’évaluation du processus de privatisation des entreprises et la protection de l’économie nationale, appelant à cet effet à la révision des clauses de l’accord d’association avec l’Union européenne (UE). Mme Hanoune a salué à ce propos les accords conclus récemment par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales avec des entreprises publiques pour doter plus de 800 communes d’équipements et de moyens de transport. Elle a en outre salué les déclarations du ministre des Finances, Karim Djoudi faisant état de la détermination de l’État à concrétiser un programme de soutien concernant plusieurs entreprises publiques nationales à travers l’augmentation de leur capital ou le rachat de leurs dettes. Concernant son appel à la tenue d’élections législatives anticipées, la SG du PT a dit qu’« il s’agit d’une proposition visant à trouver une solution à la situation actuelle de l’Assemblée populaire nationale (APN) et d’une position politique». «Nous sommes présents à l’APN car nous continuons toujours à exprimer notre point de vue», at- elle argué. Mme Hanoune a, en outre, dénoncé «le nomadisme politique» des députés au sein de l’APN, qui passent d’un groupe à un autre, le qualifiant d’«anticonstitutionnel». Au plan international, la SG du PT a regretté «le blocage» que connaît la question palestinienne, en particulier avec la poursuite de la politique israélienne de colonisation et d’implantation de colonies dans les territoires palestiniens. Évoquant la situation en Iran, Mme Hanoune a salué la position «traditionnelle et de principe» de l’Algérie soutenant l’Iran, estimant que l’ingérence dans les affaires intérieures de ce pays vise, à la base, à frapper son programme nucléaire. La SG du PT a salué la position africaine relative au boycott de la Cour internationale pénale (CPI), après le mandat d’arrêt international lancé à l’encontre du président soudanais, Omar Hassan El Bachir. Les travaux du comité central du parti devront s’achever aujourd’hui. 
 

FORMATION ET ENSEIGNEMENT PROFESSIONNELS
  Pallier au vide

L’état de préparation de la rentrée prochaine dans le secteur de la formation et de l’enseignement professionnels a été à l’ordre du jour du forum El Moudjahid. Devant un parterre de journalistes, le ministre chargé du secteur a explicité les grandes tâches qui attendent son département en septembre prochain. Ainsi, il a fait état des différentes opérations à engager pour pouvoir arriver à mettre au diapason la réalité du terrain et les exigences intrinsèques et urgentes de notre économie. Le développement de cette dernière signifie que tous les paramètres devront être cernés et mis en application par les différentes structures qui relèvent du département géré par El Hadi Khaldi. Cette rentrée qui coïncide avec la fin du programme de relance de la croissance économique 2005/2009 et le lancement du programme quinquennal 2010/2014, constitue une occasion pour évaluer les actions entreprises durant la période écoulée, rattraper les retards et prioriser les actions prévues dans le cadres des réformes. En effet, le secteur de la formation et de l’enseignement professionnels a engagé depuis 2000, un vaste programme de réformes dont les objectifs visent à réhabiliter la formation professionnelle dans sa vocation originelle et lui assurer les moyens nécessaires pour répondre aux besoins qualitatifs et quantitatifs de l’économie nationale en qualifications et compétences professionnelles. Ces objectifs à atteindre s’articulent autour de nombreux axes dont celui de la réhabilitation des métiers manuels pour accompagner les grands projets de l’Etat, notamment dans le bâtiment, les travaux publics, l’hydraulique, l’agriculture et le tourisme. Par ailleurs, la revalorisation et le développement des métiers de l’artisanat traditionnel qui en plus du fait qu’ils préservent l’héritage culturel du pays, peuvent contribuer à la résorption du chômage, par la création d’un grand nombre d’emplois. L’introduction et le développement des métiers de l’économie nouvelle fondée sur le savoir représentent un atout majeur dans cette optique tracée par le ministère et s’incrustent dans cette stratégie. Enfin, la formation continue des travailleurs en vue de renforcer leurs compétences et améliorer la compétitivité des entreprises, la mise en place d’une politique efficiente de formation des personnels du secteur, la réception d’un nombre important de structures de formation et le renforcement des moyens, notamment en matière d’équipements techniques et pédagogiques, le développement des technologies de l’information et de la communication…sont les priorités fixées pour cette rentrée de septembre.

MODERNISATION ET RÉALISATION DE NOUVELLES INTRASCTRUTURES
L’année de formation 2008/2009 a été marquée par la poursuite de la mise en oeuvre des réformes visant la modernisation du secteur pour lui permettre d’assurer la formation d’une maind’oeuvre qualifiée répondant aux besoins du marché du travail et de contribuer au développement économique et social du pays. Dans ce cadre, les principales actions réalisées trouvent leurs justifications dans la réponse attendue mais aussi, à cette politique de mieux préparer notre économie à une gestion des ressources d’une manière des plus scientifiques. Pour les infrastructures et équipements réceptionnés, ils totalisent une capacité de 15 600 postes de formation, répartis à travers deux Insfp, 31 CFPA et 22 annexes. En matière d’hébergement et de restauration, il a été réceptionné 53 internats totalisant une capacité de 3 200 lits, sans oublier que 958 sections d’équipements techniques et pédagogiques ont été mises en service. Quant au programme en cours de réalisation à fin juin 2009, il se présente d’une manière encourageante avec 66 établissements et structures de formation, totalisant une capacité de 14 900 postes de formation, de 23 extensions de structures, de 32 internats et enfin, de 81 bibliothèques. Mais bien sûr, toute cette infrastructure ne peut fonctionner sans l’être humain. Dans ce domaine, le recrutement a été réalisé d’une manière très sélective et permet de voir les «choses en grand ». Les difficultés rencontrées dans ce domaine sont vite absorbées par une action qui permet un développement de dispositifs d’appui à la formation continue, mais aussi, à la mise en place de structures chargées de la formation continue au sein des établissements de formation du secteur. Bien sûr, les chiffres sont vagues et ne constituent pas un paramètre pour apprécier les résultats. D’autres critères et d’autres approches permettent d’apprécier tout cette action dans son cadre global et justifier la finalité de tels investissements.

UN PROGRAMME DE COMMUNICATION CONSÉQUENT
Tout un programme est peaufiné pour être au rendez-vous. Au niveau national, le ministère affiche une disponibilité des plus encourageantes pour arriver à concrétiser cet ambitieux programme. Conception d’affiches, de players, d’un spot publicitaire, réalisation du guide national des offres de formation pour la rentrée d’octobre 2009 à insérer dans le site WEB du secteur et enfin, informer la population sur les possibilités offertes aux jeunes à la rentrée prochaine par le biais de SMS. A l’échelle locale, il est prévu une organisation d’une campagne d’information et de sensibilisation à travers les portes ouvertes ainsi que l’élaboration et la diffusion de supports d’information par l’utilisation des radios locales et des autres médias locaux. Il est aussi indiqué, la mise en place de cellules de conseil et d’orientation au niveau des établissements de formation, en application des orientations et directives du président de la République. L’autre axe poursuivi et retenu par le ministère est celui relatif à la politique d’humanisation qui se concrétisera à travers, l’organisation de chantiers d’été et d’hiver et des excursions inter wilayas au profit des stagiaires. Cette action trouvera aussi son application dans la création d’espaces consacrés à l’éducation physique et sportive ainsi qu’aux activités culturelles et de loisirs. Tout cela sera complété par l’organisation des 4èmes olympiades des métiers dont les éliminatoires débuteront durant le mois de novembre 2009 au niveau local. L’amélioration des conditions de vie et de formation, la couverture sanitaire des stagiaires et des apprentis, l’enseignement de l’histoire et de l’éducation civique et afin, l’acquisition d’équipements et matériels nécessaires aux activités culturelles, notamment la projection de films viennent compléter cette volonté de mieux faire et surtout d’être en osmose avec les capacités et les moyens mis en branle. Le dernier point soulevé touche à la pédagogie. Il est à signaler qu’un cadre méthodologique et organisationnel pour la révision de la nomenclature en vue de l’adapter à l’évolution de la formation professionnelle et aux réformes engagées par le secteur a été mis en place. Aussi, il est prévu la révision de la nomenclature en relation avec les secteurs utilisateurs, en attendant l’installation du conseil de partenariat et de l’observatoire de la formation et de l’enseignement professionnels qui, seront chargés de donner une plus grande visibilité en matière de détermination des besoins en formation… En conclusion, il est juste de noter que la revalorisation des couches intermédiaires dans le cadre du développement économique et social est une condition sine qua none pour toute société qui veut aller de l’avant. La formation constitue cet investissement des plus notables et des plus rentables pour arriver à un fonctionnement pragmatique des circuits de production et par là, améliorer la productivité. Le choix du département de Khaldi s’inscrit dans cette optique de tout mettre en pratique pour un avenir des plus sereins et des plus rentables. L’investissement d’aujourd’hui est cette récolte de demain.Tout se joue et se décide autour de la capacité de former, gérer, orienter et développer cet atout qui n’est autre que « l’homme ».

 SMH 

 
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