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LES LÉGISLATIVES EN ALGÉRIE ATTISENT DES CONVOITISES
Le jeu trouble de Washington
À l'approche des élections législatives, les États-Unis montrent, de plus en plus, des signes de fébrilité à l'égard de l'Algérie. Si l'appui financier d'ONG hostiles à l'Algérie -au moins quatre sont directement en rapport avec Washington sur ce sujet- ne fait plus de doute, la demande de fermeture des camps de réfugiés de Tindouf faite par le Centre américain international pour les études sur le terrorisme au motif qu'il peut devenir un nid d'Al-Qaïda au Maghreb, laisse perplexe. Récemment encore, des observateurs avertis de l'échiquier politique en Algérie avaient pointé un doigt accusateur sur l'agence de renseignements américains (CIA) affirmant qu'elle finançait au moins quatre associations des droits de l'Homme. D'autres associations, ainsi que des médias aussi sont en train de faire le jeu de Washington et des capitales occidentales, à leur insu ou non. Mais, dès lors qu'on accepte de l'argent ou des privilèges de la part des États-Unis, on sait normalement à quoi s'attendre. Mais, le pic est venu de Washington. Directement. Un rapport sur le terrorisme, rendu public jeudi à Washington, appelle à la fermeture des camps du Front Polisario à Tindouf, «devenus le ventre mou de la lutte antiterroriste dans un ensemble géographique qui s'étend du Maghreb à la région du Sahel». Le rapport intitulé : «Terrorisme en Afrique du Nord, de l'Ouest et en Afrique centrale : du 11-Septembre au Printemps arabe» dit que «les camps de Tindouf sont devenus, sous l'emprise des milices du Polisario, un terrain fertile pour les recruteurs des réseaux terroristes, des trafiquants de tous genres et des bandes criminelles, d'où l'impératif de leur fermeture». Il affirme, en outre, que «la menace d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) doit inciter la communauté internationale à placer en tête de ses priorités une délocalisation permanente des populations de ces camps, conformément aux protocoles et Conventions internationales pertinentes ». L'auteur du rapport, Yonah Alexander, directeur du Centre international pour les études sur le terrorisme, relevant du Potomac Institute, est un chercheur proche autant d'Israël que du Maroc, comme l'attestent son parcours et ses écrits précédents. Récemment encore, il avait fait une visite «guidée» à Dakhla et vanté les mérites du plan d'autonomie marocain. Ledit rapport, qui a été présenté lors d'une conférence, tenue au National Press Club de la capitale fédérale US, sous le thème : « Coopération internationale pour la lutte antiterroriste», met l'accent, dans ce cadre, sur la nécessité de trouver un règlement définitif à la question du Sahara, qui constitue «une entrave à la sécurité de la région et empêche le déploiement d'une véritable coopération économique au Maghreb et dans le Sahel». Des proches d'Obama, en poussant de plus en plus l'Algérie vers le Maroc, et vice-versa, cherchent surtout à trouver une solution à la question du Sahara occidental, avec l'Algérie. Et sur le dos du Polisario, évidemment…
Fayçal Oukaci
 
MOURAD MEDELCI :
« L'Algérie est ouverte à toutes les organisations internationales»

Le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, a annoncé, hier, que l'Algérie est «ouverte à toutes les organisations internationales », qu'il s'agisse de l'Union européenne ou d'autres organisations, souhaitant couvrir les prochaines élections législatives. «Nous sommes ouverts à l'UE et à toutes les autres organisations internationales, souhaitant couvrir les élections », a indiqué le ministre des Affaires étrangères, dans une déclaration à la presse, en marge de la clôture de la session d'automne de l'Assemblée populaire nationale (APN). «Nous oeuvrerons ensemble pour une transparence totale, lors des prochaines législatives qui devront se tenir durant la première quinzaine du mois de mai», a rassuré Mourad Medelci, en marge de la clôture de la session parlementaire. Le ministre a précisé que les observateurs seront scindés en deux groupes. Le premier «préparatoire» et le deuxième «opérationnel». Affirmant que la mission de l'UE, qui se trouve en Algérie, aura des contacts avec la société civile et travaillera avec tous les secteurs concernés ». Il a affirmé, par ailleurs, que la visite préparatoire de la mission de l'UE, arrivée mardi, prendra fin d'ici à une semaine et conformément à son mécanisme interne, l'UE devra décider de sa participation à ces élections à la lumière du rapport qu'elle présentera. La délégation du service européen d'action externe, composée de fonctionnaires et d'experts, aura, durant son séjour d'une semaine en Algérie, des contacts avec des ministères et la société civile. Le groupe d'experts retournera ensuite à Bruxelles pour élaborer un rapport final. C'est sur la base de ce texte que l'UE prendra sa décision finale, quant à sa participation à la surveillance des élections législatives. Mourad Medelci a ajouté que cette période amorcée avec l'UE verra l'arrivée de délégations d'autres organisations, telles que la Ligue arabe et l'Union africaine (UA), l'ONU et l'Organisation de la conférence islamique (OCI). Soulignant que ces rapports seront «la preuve irréfutable» qui battra en brèche les allégations de tous ceux qui mettent en cause la transparence des élections.

«LA QUESTION DE L'OUVERTURE DES FRONTIÈRES AVEC LE MAROC PAS À L'ORDRE DU JOUR»
S'agissant des frontières entre l'Algérie et le Maroc, après l'échange de visites entre les deux pays, Mourad Medelci a affirmé que «cette question n'a pas été abordée, bien qu'elle soit soulevée par les médias». «La question portant sur l'ouverture des frontières avec le Maroc n'a pas figuré à l'ordre du jour, lors de la visite effectuée par le ministre marocain des AE, Saâd-Eddine Othmani, il y a deux semaines, elle sera discutée d'une manière directe avec le Maroc à son moment opportun», a-t-il précisé. Le chef de la diplomatie algérienne est revenu sur les relations bilatérales entre les deux pays voisins. «L'Algérie veut consolider ses relations avec le Maroc, dans tous les domaines. Nous allons organiser des rencontres dans les semaines qui viennent pour discuter de la coopération dans les domaines économique, social et politique », a-t-il assuré.

L.A. R. 
 
OUYAHIA, AU SUJET DES MOINES DE TIBHIRINE :
«Rien à cacher»
Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a affirmé, à Alger, que l'Algérie n'avait «rien à cacher», concernant les sept moines de Tibhirine. Plus précis encore, le chef du gouvernement estime que «l'Algérie n'a rien à cacher», et qu'elle a «des conventions de coopération judiciaire avec la France», notamment «sur le dossier des moines de Tibhirine». Le Premier ministre répondait à une question sur la position du gouvernement par rapport à la Commission rogatoire internationale, adressée aux autorités judiciaires algériennes par un juge français, et contenant une demande d'autopsie des crânes des sept moines et d'audition d'une vingtaine de témoins. Les juges français, enquêtant sur la mort des moines de Tibhirine, cherchent à identifier des témoins et à se rendre en Algérie, afin d'éclaircir certains éléments de l'enquête. Dans une Commission rogatoire internationale (CRI), adressée aux autorités algériennes, les juges Marc Trévidic et Nathalie Proux précisent vouloir faire exhumer et autopsier les têtes des moines de Tibhirine avec deux médecins légistes, un expert en empreintes génétiques et un photographe de l'identité judiciaire. Car, les deux juges demandent, également, des informations sur 22 témoins cités par des repentis du Groupe islamique armé (GIA). Lors des auditions filmées, en 2006, par les autorités algériennes et adressées à Jean- Louis Bruguière, premier magistrat chargé de l'enquête, un repenti, Redouane Guechniti, cite les noms d'un «groupe de geôliers» de Tala- Ser, sur les hauteurs de Bougara, à Blida, où les moines avaient été détenus. Toutefois, la quasi-totalité des auteurs et des témoins du martyre des moines sont morts, abattus dans des opérations militaires, il y a fort longtemps. Les juges demandent, également, à l'Algérie des informations sur l'identité de l'émissaire du GIA, venu le 30 avril 1996 avec un message de Djamel Zitouni, et une cassette audio contenant un message lu par les moines. Cet émissaire s'était présenté à l'ambassade de France, à Alger, avec une cassette audio qui permettait d'écouter les sept moines, les uns après les autres, décliner leur identité à un chef du GIA, puis lire, à l'attention de Paris, les principales revendications de Djamel Zitouni. La DGSE avait tenté de négocier, secrètement, avec le GIA, et c'est à la suite de tergiversations et d'atermoiements de Paris que les sept moines avaient été tués, selon le communiqué n° 44 du GIA.
F.O.
 
ASSEMBLÉE POPULAIRE NATIONALE
La dernière séance
Le président de l'Assemblée populaire nationale (APN), Abdelaziz Ziari, a affirmé, jeudi, que la session d'automne constituait une étape décisive dans le mandat législatif, en ce sens que son ordre du jour comportait des lois de réforme du système politique en Algérie. Toutefois, les partis politiques ne partagent pas cet avis et parlent plutôt d'un échec de l'implantation de réelles réformes susceptibles de mettre le pays au diapason des changements démocratiques de la région Mena, issus du Printemps arabe. Dans une allocution à la clôture de la session d'automne de l'APN, Abdelaziz Ziari a indiqué que ces lois ont influé de manière directe sur la pratique politique, la consécration de la démocratie et la préservation de la liberté d'expression tout en permettant au peuple de jouir pleinement de son droit au choix de ses représentants. Nonobstant les différences en matière d'orientation intellectuelle et d'appartenance partisane, les députés se sont conformés à la mission que leur confère la Constitution, a souligné Abdelaziz Ziari ajoutant que l'APN a pu réaliser un bilan législatif à travers l'examen et l'adoption d'importantes lois organiques. L'examen de ces lois s'est déroulé à la faveur d'un espace démocratique pluriel marqué par le sérieux, l'audace, la diversité d'avis et de positions et le respect des autres vues, a-t-il ajouté. Il a rappelé, dans ce contexte, que les projets de lois examinés et adoptés lors de cette session sont d'autant plus importants qu'ils traitent de l'avenir politique de l'Algérie et consacrent les aspirations de tous à l'ancrage de la pratique démocratique, à la garantie des droits à la citoyenneté et des droits de l'homme, à la consécration des libertés individuelles et collectives, à l'ancrage de la culture du pluralisme politique et au renforcement de la crédibilité des institutions de l'État. Ces lois ont ouvert grand la voie à une diversité politique plus large en permettant aux partis de contribuer à la dynamique de développement sociopolitique à partir de leurs programmes. Abdelaziz Ziari a, en outre, rappelé que l'APN avait constitué une commission d'enquête parlementaire sur les déséquilibres enregistrés sur le marché national, concernant certains produits de large consommation, à l'origine de troubles sociaux. Il a précisé que cette commission a enregistré dans son rapport la réalité et les raisons de pénurie et d'approvisionnement ainsi que la hausse des prix qui a dépassé le pouvoir d'achat du citoyen et a formulé les propositions afin d'éviter tout déséquilibre ou perturbation à l'avenir. Dans ce sens, il convient de signaler qu'aucune sanction n'a été prise à l'encontre de ceux qui ont causé la pénurie et la hausse des produits alimentaires. Face à ce laxisme, les mauvaises pratiques peuvent ressurgir à tout moment d'autant plus que le gain facile devient une mode très répandu en Algérie. Les partis politiques ont, quant à eux, émis des réserves concernant les lois adoptées par l'APN. À leur tête le Parti des travailleurs, (PT) qui par la voix de sa secrétaire générale, Louisa Hanoune a maintes fois fustigé les lois adoptés par l'actuelle Assemblée nationale. Remettant en cause, ainsi, les succès des réformes politiques que le président de la République a voulu introduire, à l'approche des prochaines échéances législatives et à l'ombre du Printemps arabe. Louisa Hanoune et Fawzi Rebaïne, pour ne citer que ces deux-là, considèrent que l'adoption de ces lois par l'Assemblée nationale constitue un échec pour le bon fonctionnement d’une réelle démocratie. À titre d'exemple, la loi sur les associations ou encore le code de l'information demeurent des zones d'ombre quant à une volonté réelle de sortir du statu quo actuel.
Fawzi Khemili
 
LOI SUR LES PARTIS
Un renforcement de la démocratie, selon Ziari
L'adoption de la loi sur les partis par l'Assemblée populaire nationale est considérée par le président de la Chambre basse du Parlement, Abdelaziz Ziari de projet qui «oeuvre» pour l'ancrage de l'exercice démocratique en Algérie. Critiquée par certains et applaudie par d'autres, Abdelaziz Ziari trouve que la nouvelle loi organique sur les partis politiques ouvre plus largement le champ politique aux partis. Dans une interview parue, jeudi, dans le quotidien El Moudjahid, le président de l'APN a fait sa lecture de la loi sur les partis. Pour lui, l'avènement de nouveaux partis, c'est aussi une participation plus large au sein de la société qui aura son utilité, qui enrichit le débat et les Algériens auront plus de forces politiques, plus de possibilités de choix. Pour rappel, le ministère de l'Intérieure a donné son aval à une quinzaine de nouveaux partis politiques de tenir leurs congrès constitutifs. C'est la règle du pluralisme politique. Le tout est de s'intégrer dans le cadre de la loi et le peuple tranchera en définitive, a-t-il dit. Le président de l'APN a relevé, cependant, que la création de partis imposait des obligations au sein de la société et des obligations à l'État, ajoutant que cette création engendrait des coûts au budget de l'État et impliquait, de ce fait, un minimum de représentativité. À une question relative à la loi électorale, Abdelaziz Ziari a indiqué qu'elle a apporté des changements permettant d'organiser des élections dans des conditions plus rigoureuses, plus transparentes et plus contrôlées que par le passé. S'exprimant sur la loi organique relative à l'élargissement de la représentation de la femme au sein des Assemblées populaires élues, Abdelaziz Ziari a répondu : vous allez voir quand les listes seront ouvertes, vous serez surpris de voir le nombre de femmes qu'il y aura. Le nombre de sièges qui vont être accordés par les électeurs aux femmes à la faveur de cette loi sera supérieur à 30 % de ce qui est venu du gouvernement. Nous avons voulu seulement moduler la participation de la femme en fonction de la densité de la population, a fait remarquer Abdelaziz Ziari en référence aux amendements introduits au texte initial. Dressant le bilan de la session d'automne de l'APN dont la cérémonie de clôture s'est déroulée jeudi matin, Abdelaziz Ziari a estimé que celle-ci a été satisfaisante, affirmant que tous les objectifs ont été atteints. Abdelaziz Ziari a ensuite noté que les projets de loi qui ont été présentés par le gouvernement ont été enrichis par l'APN, affirmant qu'un certain nombre d'améliorations y ont été apportées. Pour lui, le changement escompté à la faveur des réformes politiques est celui qui permet l'amélioration du niveau de vie des Algériens, la performance de l'économie ainsi qu'une représentation plus conforme aux voeux de la population. En fin de compte, ce sont les Algériens eux seuls qui décideront du changement, a-til poursuivi. Prié de faire une lecture de l'année législative 2011 marquée notamment par l'adoption de 22 lois, Abdelaziz Ziari, tout en précisant que légiférer est une mission sérieuse et méticuleuse, a observé que le débat a eu lieu sur l'agencement des priorités et sur l'appréciation que nous pouvons faire différemment sur tel ou tel secteur de la vie politique, sociale, culturelle, en particulier économique. Au sujet de la diplomatie parlementaire, le président de l'APN a rappelé que les parlementaires algériens ont été présents et actifs dans tous les parlements régionaux et internationaux ainsi que dans tous les forums des parlements du monde. Nous avons défendu les causes de notre pays et nous avons exprimé notre point de vue sur celles internationales que l'Algérie estime justes.
R. N.
 
FC
«La femme est un partenaire essentiel dans le changement»
Le Front du changement (FC) a tenu, hier matin à Zéralda, son congrès préparatif « féminin », en présence de représentants de la société civile, des partis politiques, des syndicats indépendants et des personnalités, mais aussi de nombreuses invitées venues essentiellement de Syrie et de Mauritanie. Un congrès dans lequel ils ont annoncé la tenue officielle d'un congrès constitutif national les 17 et 18 du mois en cours. Les membres du FC ont, d'abord, indiqué que leur parti accorde une très grande importance à la femme, en s'illustrant des différentes femmes historiques algériennes qui ont beaucoup combattu, à l'instar de Fatma N'Soumer. Les membres du FC ont abordé l'exemple de la Tunisie, en disant que « grâce aux islamistes tunisiens, la femme tunisienne a repris sa place surtout dans le domaine politique. » Rappelons que la Tunisie a, justement, connue des troubles ces derniers mois, même après la chute de Zine El Abidine. Le parti de Abdelmadjid Menasra lutte pour un changement pacifique, radical et réel, pour une Algérie nouvelle, démocratique et saine. Le porte-parole du parti, Hamid Zaïchi, a déclaré que le FC a une grande responsabilité et de sérieux défis à elever pour la construction d'un Maghreb uni. Le président de l'organisation nationale préparatoire, Ahmed Dane, a appelé tous les citoyens, présents dans tous les domaines, à se mobiliser et à lutter pour construire un État islamique indépendant et à éviter de tomber dans des erreurs qui pourront amener à une guerre civile, comme cela s'est passé récemment dans certains pays du monde arabe. En outre, Ahmed Dane a exhorté les autorités locales et la justice à veiller sur le bon déroulement du prochain scrutin, prévu en mai prochain, et à éviter la moindre fraude, car cela pourrait engendrer «l'explosion de la rue».
Smaïl Ikhelif
 
RECENSEMENT ÉCONOMIQUE
1 020 058 entreprises en Algérie

Le nombre d'entreprises recensées sur le territoire national a dépassé le million pour atteindre plus exactement 1 020 058 entités à décembre 2011, selon les résultats préliminaires du premier recensement économique effectué en Algérie l'année dernière. Sur ce total, on dénombre 959 718 entités économiques (94%) et 60 340 entités administratives, selon ces résultats rendus publics par l'Office national des statistiques (ONS) sur son site internet. Cette opération d'envergure, pilotée par l'ONS de mars à décembre 2011, a révélé que le tissu économique national était dominé par les personnes physiques à 90,6% contre 9,4 % pour les personnes morales (entreprises) et qu'il reposait donc essentiellement sur des microentités. La capitale s'accapare de plus du tiers des entités morales réparties à travers le pays avec une part de 33,8 %, suivie de loin par les wilayas de Tizi Ouzou (7,2%) et (6,7%), relève l'enquête qui a ciblé tous les établissements économiques, hors agriculture, relevant des secteurs privé et public et qui a également concerné tous les établissements administratifs. D'autre part, le nombre d'entités industrielles recensées est de 97 202, dont 23,4% opèrent dans les industries agroalimentaires, 22,7% la fabrication de produits métalliques et 10,5% dans l'habillement. Pour ce qui est du secteur de la construction, les très petites entreprises constituées essentiellement de métiers de plomberie, bâtiment et peinture ne disposent pas d'un local fixe et visible et sont, donc, difficiles à repérer sur le terrain. En outre, sur les 959 718 entités économiques, 83,5% sont implantées dans le milieu urbain et 16,5% en milieu rural. En termes d'activité, 68% des industries extractives sont implantées dans le milieu rural, tandis que les industries manufacturières représentent 19%, selon les résultats préliminaires du recensement. Par ailleurs, les activités immobilières et financières restent très faibles dans le milieu rural, représentant respectivement 1,8% et 3,5%. Lancé en mars 2011, le recensement économique a pour principal objectif d'améliorer la gouvernance de l'économie au niveau national et au niveau local, par une prise de décisions plus pertinente, grâce à une meilleure connaissance du tissu économique. Il constitue, pour les pouvoirs publics, une occasion exceptionnelle d'être à l'écoute des préoccupations des entrepreneurs et d'appréhender de manière objective les véritables contraintes et problèmes rencontrés par l'entreprise.

L'ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE DOMINÉE PAR LE COMMERCE
Le secteur commercial domine largement l'activité économique en Algérie, loin devant les services et l'industrie, selon les résultats préliminaires du recensement économique national effectué en 2011, rendus publics jeudi par l'Office national des statistiques (ONS). Selon ces résultats, le secteur commercial, talonné par celui des services, vient en première position avec 528 328 entités, soit 55,1% de l'ensemble des entités ayant fait l'objet de ce recensement. Ainsi, plus de 84% de l'activité dans ce secteur se concentre sur le commerce de détail, alors que le reste va du commerce de gros au commerce d'automobiles et de motocycles. Le secteur des services vient par ailleurs en seconde position comme une des principales activités économiques en Algérie avec 325 442 entités. ''La panoplie des activités relevant des services est très large'', selon l'Office. Globalement, le transport s'accapare 26% des entités, 18,7% sont dans la restauration, 15,2% dans les autres services personnels, 10,2% dans les télécommunications (y compris les taxiphones), 5,4% dans les activités juridiques et comptables, et 5,3% dans les activités pour la santé humaine (médecins privés, chirurgiens privés, dentistes)'', note encore un document de l'ONS. Le nombre d'entités économiques activant dans le secteur tertiaire est de 853 770, soit 89,0% de l'ensemble des entités économiques, ''ce qui dénote clairement le caractère tertiaire de l'économie nationale'', estime l'ONS.

 
TRAVAUX PUBLICS
700 000 postes de travail
L'Algérie a désormais les moyens de mener elle-même les projets de travaux publics, a souligné jeudi à Alger le ministre des Travaux publics, Amar Ghoul. "Les compétences nationales sont désormais capables de superviser les projets du secteur au regard du grand nombre d'entreprises algériennes de réalisation, outre, la formation depuis 2005 de plus de 11 000 spécialistes en travaux publics notamment pour ce qui est des grands ouvrages nécessitant des techniques de pointe", a indiqué le ministre. L'Algérie dispose actuellement de 5 000 entreprises de réalisation contre 700 seulement en 2004, soit une augmentation de 614% en l'espace de sept ans, a ajouté Amar Ghoul précisant que son secteur comptait 400 bureaux d'études contre 60 en 2004 (+566%). Les sociétés étrangères ne représentent que 1% des entreprises activant dans le secteur, a-t-il rappelé soulignant que tous "les projets futurs passeront par des bureaux d'études algériens et seront réalisés par des entreprises nationales publiques ou privées". "L'Algérie a les moyens de réaliser elle-même les projets du secteur et nous sommes actuellement en mesure de couvrir tout le territoire national sans aucun problème", a soutenu le ministre. Amar Ghoul a indiqué que son secteur était en passe de former un grand nombre de travailleurs qualifiés et ouvrait dans le même temps un espace de recrutement pour les sociétés ajoutant que 700 000 postes de travail seront créés à l'horizon 2014. Il a, également, mis en avant une nette amélioration en ce qui concerne l'adaptation de la main-d'oeuvre aux nouveaux critères et normes de réalisation estimant que l'année 2012 "sera celle du lancement des mégaprojets" en Algérie qui connaîtra le début de réalisation de l'autoroute des Hauts-Plateaux et l'autoroute "Nord-sud" ainsi que le parachèvement du reste des projets réalisés a nord et la transformation de plusieurs routes nationales en autoroutes. Le ministre a indiqué avoir donné des instructions aux entreprises pour augmenter la cadence des travaux dans le cadre du "travail posté 24h/24h".
 
LFC-2012
Pas de crédits à la consommation
Le ministre des Finances, Karim Djoudi, a affirmé jeudi qu'aucun retour aux crédits à la consommation, supprimés par le gouvernement en 2009, n'est pas envisagé dans la loi de finances complémentaire (LFC) 2012. «Nous n'avons pas prévu une réintroduction du crédit à la consommation dans la LFC 2012. Celle-ci prendra en charge le relèvement du montant minimum de la pension de retraite à 15 000 dinars et la revalorisation des pensions et allocations de retraite, décidés en décembre en Conseil des ministres», a-t-il déclaré en marge de la clôture de la session d'automne du Conseil de la nation. Selon Karim Djoudi, le rétablissement du crédit à la consommation va concerner uniquement le financement de l'achat de produits nationaux, et ne se fera pas avant la résolution du problème d'absence d'une centrale des risques. «La réintroduction du crédit à la consommation se fera au bénéfice de la production nationale après que le problème de la centrale des risques soit réglé», a-t-il indiqué. Selon le ministre, l'Algérie fait face aujourd'hui à deux problèmes. Il s'agit, a-t-il dit, de «l'emballement constaté sur les importations financées par les crédits à la consommation, notamment les véhicules et de l'endettement des ménages avec l'absence d'une centrale des risques au niveau de la Banque d'Algérie pour centraliser ce risque». «Si le crédit à la consommation doit être rétabli, une fois la centrale des risques est opérationnelle, ce sera au profit de la production nationale», a-t-il précisé. Karim Djoudi avait affirmé que les crédits bancaires, notamment pour l'acquisition de voitures, pourraient être rétablis avec la concrétisation des projets de montage de voitures avec les constructeurs Renault, précisant que les crédits aux ménages n'ont pas été complètement supprimés puisque le financement bancaire pour l'acquisition de logements est toujours en vigueur.
 
TARIFS DES TRANSPORTS
Tou appelle à la «sagesse»
Le ministre des Transports, Amar Tou, a exclu jeudi à Alger toute augmentation des tarifs des transports publics durant les prochains jours appelant les transporteurs à faire preuve de «sagesse ». «L'augmentation des tarifs des transports publics n'est pas à l'ordre du jour», a indiqué le ministre à l'occasion de la clôture de la session d'automne du Parlement soulignant que cela «ne se fera que par décision du ministère». Une telle décision, a-t-il ajouté, ne sera prise qu'après concertation avec l'ensemble des parties concernées afin de trouver un juste milieu entre les intérêts du citoyen, d'une part, et ceux des transporteurs d'autre part. Sur la possibilité que les transporteurs privés prennent seuls la décision d'augmenter les tarifs, Amar Tou a souhaité que ces derniers «fassent preuve de sagesse tout en respectant l'Etat et les intérêts du citoyen» affirmant que «l'Etat prendra en charges les intérêts des transporteurs au moment voulu». L'organisation nationale des transporteurs algériens avaient appelé les pouvoirs publics, en septembre dernier, à augmenter les tarifs du transport sur une distance de moins de 30 km (transport urbain), tarification qui n'a pas changé depuis 1996. L'organisation a reconduit, le mois dernier, ses revendications relatives à la révision des tarifs après la hausse des assurances des bus de transport et taxis tandis que nombre de transporteurs avaient menacé d'observer, en janvier dernier, une grève dans plusieurs wilayas si le ministère ne prenait pas la décision d'augmenter les tarifs. «Chaque partie doit assumer ses responsabilités », a rétorqué le ministre en ajoutant : «je considère qu'ils sont sages et savent où résident leurs intérêts.» «Les transporteurs ont déjà observé plusieurs grèves en refusant de travailler dans les grandes stations mais se sont rétractés après s'être rendu compte que ces infrastructures constituaient un axe essentiel dans l'organisation du transport». Pour ce qui est des projets des grandes stations urbaines, le ministre a fait savoir que les transporteurs ont été favorables à la nouvelle réglementation, notamment dans les stations de Mechria, Bouira et Belabbès, annonçant l'ouverture de nouvelles stations dans les mois à venir à Msila, Mostaganem, Béchar et Tindouf. «Les grandes stations qui constituent l'axe du réseau de transport dans chaque wilaya seront renforcées par des stations de moindre envergure dans chaque daïra et commune», a-t-il dit.
 
TIPAZA
Démantèlement d'un réseau spécialisé dans l'avortement à Chaïba
Durant les derniers jours du mois écoulé, les responsables de la sûreté urbaine de la localité de Chaïba, dans la partie Est de la wilaya de Tipasa, ont reçu des informations faisant état de pratiques douteuses qui se dérouleraient dans un appartement d'une cité résidentielle : les soupçons des habitants des lieux ayant été éveillés, selon nos sources, par le continuel défilé de femmes, généralement jeunes, se rendant et sortant dudit appartement. L'étroite surveillance de ce dernier, établie par les éléments de la sûreté urbaine de la localité précitée, a tôt fait de confirmer les soupçons du voisinages : l'appartement, loué peu de temps auparavant par une sexagénaire résidant à Bou Ismaïl, qui a la particularité d'avoir des antécédents judiciaires, servait de lieu d'avortement ; une opération dont se chargeait la sexagénaire elle-même et ce, avec des «appareils» des plus rudimentaires - d'où les guillemets - ; des «appareils» qui ont été découverts dans l'une des chambres de l'appartement, le 28 janvier dernier, peu de temps après l'interpellation de deux jeunes femmes : une femme de ménage de 39 ans, habitant la ville voisine de Koléa, et une jeune fille de 26 ans, sans profession, qui réside à Staouéli, dans la wilaya d'Alger et qui en sortaient après s'y être fait avorter.Toujours selon nos sources, les deux jeunes femmes ont été, sitôt leur déposition consignée et au vu de l'état d'extrême fatigue dans lequel elles se trouvaient, immédiatement évacuées sur l'hôpital de Zéralda où elles s’y trouvent toujours. Un hôpital où exerçait le rabatteur de l'avorteuse sexagénaire - laquelle, à titre indicatif, a déjas eu maille à partir avec la justice pour les mêmes motifs - en qualité de contrôleur médical. Présenté, en même temps que sa complice, devant le procureur de la République près le tribunal de Koléa, ce dernier, qui est âgé de 46 ans, a bénéficié d'une citation directe à comparaître. Et ce, à l'instar des deux jeunes femmes. Quant à l'avorteuse sexagénaire, elle se trouve aujourd'hui dans une des cellules de la prison de Boufarik où l'a écrouée ledit procureur.
Mourad Bendris
 
FORTES CHUTES DE NEIGE À MÉDÉA
Paralysie totale
Médéa a été réveillée ce matin par de très fortes chutes de neige qui ont bloqué la circulation automobile sur les axes desservant les villes de Berrouaghia, Ksar El Boukhari et Aïn Boucif. La neige ne cesse de tomber drue, suivie de bourrasques dans le centre-ville rendant ainsi les ruelles et les chemins impraticables. Des véhicules enfoncés dans la neige n'arrivent plus à se déplacer. La paralysie y est totale. Une vague de froid glacial sévit dans la ville incitant les habitants à se confiner chez eux. Ce matin, Médéa est quasi déserte ressemblant à une ville fantôme. De gros flacons de neige forment de beaux manteaux sur les montagnes. Une vue impressionnante. Dans la conjoncture actuelle, les automobilistes sont confrontés à de grands obstacles pour se frayer un chemin et sortir du gouffre dans lequel ils s'enlisent davantage. L'accès à la circulation est devenu pratiquement impossible. Il nous a été donné de constater que les villages avoisinants sont totalement isolés. Des coupures de courant y ont été enregistrées. Des accidents de la route ont été signalés dans la wilaya. Deux camions ont été renversés sur la chaussée suite aux glissements provoqués par la glace dans l'axe reliant Berrouaghia - Ksar El Boukhari.
Lazreg Aounallah
 
TOURISME DE MONTAGNE
Le nouveau crédo de Smaïl Mimoune
Le ministre du Tourisme et de l'Artisanat, Smaïl Mimoune, a annoncé jeudi à Khenchela l'organisation d'une journée d'étude sur le développement du tourisme de montagne, en mai prochain à Alger, en marge de salon international du tourisme et des voyages (SITEV). Mimoune, qui effectue une visite d'inspection dans la wilaya de Khenchela, a souligné «l'importance du développement, tout au long de l'année, du tourisme de montagne et de l'écotourisme, dans l'optique de diversifier l'offre touristique qui ne doit pas être confinée au tourisme balnéaire». Par ailleurs, le ministre a rappelé que toutes les wilayas du pays avait bénéficié de projets pour l'établissement de schémas directeurs de développement touristique avec la mobilisation, à cet effet, de 15 millions de dinars pour chaque wilaya. L'Algérie recèle des potentialités touristiques «considérables» qui ont besoin d'être mises en valeur par des investissements, a notamment affirmé Mimoun, indiquant que l'Etat assume, dans ce cadre, les missions de contrôle et d'orientation, en plus de la mise en place de dispositifs incitatifs et d'avantages fiscaux notamment dans les régions des Hauts plateaux où, a-t-il noté, les infrastructures touristiques demeurent largement inférieures aux atouts immenses de ces régions en matière de tourisme thermal et d'écotourisme. S'agissant de l'artisanat traditionnel, le ministre a insisté sur la formation des jeunes à ces métiers séculaires et sur le rôle du mouvement associatif pour leur accompagnement. Mimoune s'est rendu, lors de sa tournée, au village séculaire de Taberdga (5 km de Chechar) où il a visité les veilles habitations en pierre blanche éparpillées à travers de vastes vergers arboricoles où les palmiers côtoient grenadiers, abricotiers, figuiers et beaucoup d'autres espèces d'arbres fruitiers composant cet éden de verdure. Le ministre s'est dit «émerveillé» par la beauté naturelle de ce village montagneux dont les vestiges des anciennes constructions à même la roche témoignent de l'ingéniosité des bâtisseurs berbères. Sur place, le ministre a appelé à hâter les travaux de restauration de la vieille mosquée du village ainsi que de son ancien hôtel de villeSur le mont Chélia, dont le pic de Ras Kelthoum culmine à 2.328 m, le ministre a reçu des explications sur l'étude technique élaborée pour la valorisation de cette station climatique située au milieu de paysages montagneux féeriques composés de forêts de cèdres de l'Atlas et de pins d'Alep et où la neige ne fond qu'au printemps. L'étude qui a mobilisé 30 millions de dinars, propose l'implantation d'une série d'équipements touristiques dont un hôtel de 140 lits. L'offre touristique dans de tels sites «doit inclure le tourisme d'exploration pour attirer visiteurs et touristes», a relevé le ministre qui devait également se rendre à la station thermale de Hammam Essalihine qui a bénéficié d'une étude technique pour l'aménagement de sa source thermale dont le débit est de 20 litres par seconde.Exploitée depuis la période romaine, cette station qui comprend deux bassins aménagés durant la période romaine, a récemment fait l'objet de travaux d'entretien.M. Mimoune a également visité une exposition mettant en valeur le riche patrimoine artisanal de cette région des Aurès.
 
ZONES HUMIDES
Djorf-Ettorba et Dayet-Ettiour sur la liste Ramsar ?
Les zones humides des plans d'eau du barrage de «Djorf Ettorba» et de «Dayet Ettiour» (Lac des oiseaux) seront proposées au classement sur la liste Ramsar dès la promulgation, cette année, du texte juridique fondateur du parc national de Taghit, ont annoncé jeudi des responsables locaux du secteur des forêts. «Cette mesure contribuera à la protection et à la préservation de la faune et de la flore de ces zones», situées à plus de 80 km au sud de Bechar, ont-ils estimé, lors d'une journée d'information sur les zones humides initiée par la Conservation locale des forêts à l'occasion de la célébration de la journée mondiale consacrée à ces zones.L'exposition et les explications fournies par des cadres techniques du secteur aux participants à cette journée, notamment des élèves, des représentants des associations de protection de l'environnement et des amateurs de pêche continentale, ont permis d'expliquer à l'assistance l'intérêt et l'utilité du classement de ces deux zones humides. La première, à savoir celle du barrage de «Djorf Ettorba», considérée comme unique à travers le sudouest du pays, s'étend sur une superficie de 21.500 km2, dont 92 km2 constituant son lac qui est alimenté par les crues de l'Oued «Guir». Cet ouvrage hydraulique dispose d'une capacité de retenue de 365 millions de mètres cubes d'eau.Au travers de cette zone naturelle, on compte plus de 5.000 ha de différentes espèces végétales et une cinquantaine d'espèces animales endémiques dans la région.La zone humide de «Dayet Ettiour», qui s'étend sur 12.578 ha, est le lieu naturel de prédilection d'un nombre considérable d'oiseaux aquatiques endémiques, notamment les traquets à têtes blanche et noire, le traquet du désert et le faucon crécerelle, de même qu'il est fréquenté périodiquement par des oiseaux migrateurs, à l'exemple des aigrettes gazettes, les tadornes de belon et les tadornes casarca, selon la Conservation des forêts. Ce site est également rempli de plusieurs autres espèces végétales et animales spécifiques aux zones arides, d'où l'importance de son classement sur la liste des zones humides.La prise en charge du classement de ces sites, à la faveur du futur parc national de Taghit, facilitera la surveillance, la protection et l'entretien quotidien de ces espaces, de par les moyens humains et logistiques qui seront mis à la disposition de la structure chargée de la gestion de ce parc, a-t-on signalé de même source. Ce parc naturel est prévu sur une superficie de 500.000 ha, soit de la zone rocailleuse Hamada du Guir, dans les régions agricoles et touristiques de Abadla et Taghit, située respectivement à 88 et 96 km au sud de Béchar, à celle de Zousfana au nord de la wilaya, à proximité des frontières ouest du pays, a-t-on précisé. La Convention de Ramsar sur les zones humides, dont l'Algérie a adhéré en 1982, est un traité intergouvernemental destiné à l'action nationale et à la coopération internationale pour la conservation et l'utilisation rationnelle des zones humides et de leurs ressources. Négocié tout au long des années 1960 par des pays et des organisations non gouvernementales, préoccupés par la perte et la dégradation croissantes des zones humides qui servaient d'habitats aux diverses espèces d'oiseaux aquatiques migrateurs, cette convention a été adoptée dans la ville iranienne de Ramsar, en 1971, et est entré en vigueur en 1975, a-ton rappelé à l'occasion de cette journée d'information.
 
INTEMPÉRIES
Installation d'une cellule de crise à Béjaïa
Une cellule de crise, composée des modules prévus dans le plan ORSEC de wilaya, a été installée ce jeudi à Bejaia, pour parer à toute urgence susceptible de se produire suite aux intempéries annoncées par un bulletin météorologique spécial (BMS) pour ce week-end et ce jusqu'à lundi prochain. La station météorologique de l'aéroport Abane Ramdane Soummam prévoit, en effet, d'importantes chutes de pluie et de grêle, dont la conjonction, selon le wali de Béjaïa, est de nature à «générer des difficultés dans certaines communes». «Nous allons rester vigilants et nous préparer à toute éventualité», a souligné Ahmed Hamou Touhami. Des cellules de même nature seront installées également au niveau de toutes les daïras avec comme mission de «prendre les mesures immédiates de protection des personnes et des installations affectées», a ajouté le wali.L'occasion de l'installation de cette cellule de crise a donné lieu à un examen des secours disponibles, notamment les stocks de lits et literie, et des sites d'hébergement. L'option de recourir aux établissements scolaire a été écartée dans ce cadre, à l'exception de ceux qui ne sont pas en fonction. Sans faire dans l'alarmisme, ces prévisions météorologiques incitent fortement à la vigilance, d'autant que la wilaya regroupe une multitude de régions inondables, dont la situation s'en trouve souvent compliquée par les crues d'Oueds et le phénomène des éboulements rocheux. Des sinistres causés par les intempéries avaient déjà été déplorés dans une passé récent, notamment en 2002 et 2003, années durant lesquelles plusieurs zones de la wilaya, entre autres, Iryahene et Tala-Hamza à l'est et Oued Ghir, El-Kseur à l'ouest, avaient été submergées par les eaux.

 
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