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Culture
ÉDITION LIVRESQUE
Le cri des sebayates de Rénia Aouadène ou le sort des femmes maltraitées

 Décidément, la décennie noire du terrorisme ne cesse d'inspirer bien des auteurs. Il a parfaitement raison celui qui a annoncé un jour "la douleur enfante des écrivains". C'est que Rénia Aouadène, en étant à son sixième ouvrage, après avoir écrit entre autres un recueil de nouvelles, un autre de poésie, la voilà qu’elle récidive avec une pièce théâtrale aux éditions Marsa intitulée "*Le cri des sebayates".(sebayates veut dire: ces femmes enlevées, violées par les terroristes).

Une oeuvre si réaliste on ne peut mieux. On dirait que l'auteur a vécu dans sa chair la chose racontée avec beaucoup de détails bien qu'elle vive en France. C'est que parfois l'imagination, l'inspiration, la sensibilité réussissent là où d'autres tentatives plus réalistes échouent. Surtout que l'oeuvre qui décrit le quotidien de ces femmes enlevées dans les maquis islamistes avec leurs sujets de discussion propres aux femmes, est écrite par une femme. Comme seule une femme sait le faire. "Ils sont arrivés, ils ont commis leur forfait, regardez leurs yeux. (à voix basse). Ils paraissent drogués!", dit Nouria, l'enseignante à l'adresse de ses deux compagnes Houria la comédienne plutôt rebelle et Rabeha la mère de famille, toutes les trois " enlevées un matin sur le bord d'une route". La pièce s'ébranle avec un langage qui sied parfaitement aux personnages, chacun dans son rôle, selon sa position, son rang jusqu'à son prénom. Ainsi donc, le langage de Nouria l'enseignante, belle avec de la finesse dans les gestes, diffère de celui de Rabeha, une mère de famille plutôt habituée à la soumission. L'ouvrage qui se lit d'un trait raconte, au-delà d'un quotidien atroce dans le maquis de ces femmes enlevées par des islamistes armés, nous rappelle en réalité tout le mal fait aux femmes à travers tous les temps et dans tous les coins de la terre. L'auteure est née à Marseille de parents algériens, originaires d’Iboulaouadène, commune de Boukhelifa dans la wilaya de Béjaïa où elle affirme séjourner régulièrement. Après des études en littérature et civilisations hispano-américaines à l’université d’Aix-En-Provence, elle enchaîne avec toujours beaucoup de brio des études en sciences de l’éducation pour atterrir à Cordoue et Grenade en Espagne pour étudier l’histoire arabo-berbéro-musulmane. Militante associative et animatrice socioculturelle, elle a travaillé comme formatrice auprès des populations en difficulté d’insertion sociale et professionnelle pendant 5 ans. Actuellement, elle enseigne au Lycée régional des métiers à Marseille, la littérature française et l’histoire et pilote différents projets socio-éducatifs à l’intention des élèves en difficulté scolaire notamment dans le cadre d’échanges avec l’Espagne. En parallèle, elle fait des lectures de ses poèmes, accompagnée du musicien Denis Chauvet, d’un guitariste et d’un bassiste. A la fois poétesse et dramaturge et nouvelliste et lauréate de concours de poésie et de nouvelles avec participation à différents festivals du Livre, conférences, rencontres, Rénia Aouadène a à son actif pas moins de cinq publications que voici : le recueil de poésie Amer…tumes, La nouvelle poésie algérienne, Recueil de nouvelles : Destinées, Lectures de textes sur une musique de Denis Chauvet (guitare –basse) « Algéries- Andalousies- Marseille », la pièce de théâtre : Le cri des Sebayates et enfin la nouvelle La Star et le Cordonnier, toutes éditées chez Marsa. Des oeuvres dont bien de fragments ont été à chaque fois rapportés dans la revue Algérie Littérature action.

Le cri des Sebayates Editions Marsa ISBN : 2913868-70-3

A. Abdeslam
SUR L’INITIATIVE DE L’ÉTABLISSEMENT ARTS ET CULTURE D’ALGER
Algérie Poste ouvre le bal d’Arts et Entreprise
 Une première dans notre pays, un établissement culturel qui se met au service des entreprises économiques nationales. Et c’est à Arts et Culture, le très dynamique établissement de la capitale qu’est revenu cet honneur d’inaugurer cette nouvelle tradition qui met en complémentarité entre deux secteurs tout aussi névralgiques l’un comme l’autre. En effet, et en partenariat avec Algérie Poste, il organise depuis samedi dernier, au complexe culturel Laâdi Flici, un événement de taille, baptisé l’Art au service de l’entreprise, lequel se tiendra jusqu’au 18 mai. Une action singulière s’inscrivant dans le cadre de «Arts et Entreprise», manifestation éminemment culturelle qui s’articule néanmoins autour de la relation entre l’art et l’entreprise. Entre autres objectifs qui lui sont assignés par les organisateurs, proposer un concentré de la vie d’entreprises à travers leurs histoires, les hommes qui les ont créées, ceux qui ont contribué à les pérenniser, les architectes qui les ont fait surgir, faire connaître les exploits des travailleurs et les oeuvres d’esprit qu’ils ont suggérées… Il s‘agit aussi de rendre la monnaie à toutes ces entités économiques, grandes ou petites, publiques ou privées, pour leur soutien qu’elles ne cessent de prodiguer à la création et ce, par le biais de leur politique de mécénat traduisant de ce fait la fonction esthétique de toute entreprise. Car pour bien d’entre ces entités, le qualificatif d’entreprises citoyennes est loin d‘être usurpé de par leur participation active à l’éveil aussi bien de leurs travailleurs que des autres citoyens, aux techniques et technologies nouvelles enracinant ainsi la modernité. Elles inspirent les artistes et font découvrir toutes les activités de l’esprit. Elles sont une influence non négligeable sur le quotidien du commun du mortel de par leurs capacités à modifier continuellement son mode de vie, leurs relations sociales, sa perception du monde qui l’entoure. Se devant de s’étaler sur plusieurs endroits relevant des structures de l’établissement arts et culture à travers la wilaya d’Alger, et sur plusieurs semaines, l’activité a démarré samedi dernier avec le bal ouvert par Algérie Poste dans une exposition dédiée à la philatélie. Une exposition qui, soit dit en passant, se déroulera jusqu’au 18 du mois courant, permettra de mettre en exergue l’apport considérable de bien de nos artistes à cet art depuis l’indépendance du pays, entre autres Racim, Baya, Souhila Belbaher, Ranem, Ali Khodja, Mesli, pour ne citer que ceux-ci, la liste étant longue.
Talsa M.
Plus de 30 postes de contrôle de sites de gravures bientôt créés à Djanet (Illizi)
 31 nouveaux postes de contrôle et de surveillance de sites de gravures seront créés cette année à travers le Parc national du Tassili, apprend-on auprès de l’Office du parc de Djanet (Illizi). Cette action s’inscrit dans le cadre du programme de protection et de préservation du patrimoine culturel et naturel, initié par le ministère de la Culture, a-t-on indiqué. L’Office du parc national du Tassili a été doté récemment de 17 véhicules tout- terrain pour le suivi et le contrôle dans les différentes missions scientifiques du Parc, a ajouté la même source. Certains de ces sites font partie de l’histoire de l’évolution de l’humanité, comme les stations de gravures de Dider, Tintaghirt et Tinkadrane, situées dans la région de Djanet. Ces stations qui témoignent de la présence de l’homme dans le Tassili depuis des millénaires sont exposées aux aléas de la nature et de l’homme laissant ainsi des graffitis de charbon sur les parois gravées de dessins de peinture, notamment ceux du site de Oued Djarat (4000 gravures), situé à 24 km du cheflieu de la wilaya d’Illizi, préciset- on. D’autres sites de gravures de Tinkadrane,Taset et Tisras (Djanet) sont complètement dégradés et ont subi des défigurations, leurs dessins ayant totalement disparu faute de moyens de surveillance. Seul le site de Dider est resté intact du fait de la présence d’un poste de contrôle et de surveillance, relève-t-on. Vu le manque flagrant d’effectifs de terrain et d’agents de conservation pour la sauvegarde, la préservation et la protection de ce riche patrimoine, dont les besoins sont estimés à 250 agents de gardiennage, en plus des moyens financiers et de logistique, il est impossible de prendre en charge la protection et la surveillance de ce gigantesque parc de 80.000 km2, a t-on souligné. Des aides au profit du parc apportées par Sonatrach pour la réalisation de postes fixes de surveillance, l’alimentation en énergie solaire et la mise en place de panneaux de signalisation dans plusieurs sites touristiques répartis à travers le parc du Tassili, classé monument historique par l’UNESCO en 1982, sont parmi les actions qui assurent une meilleure surveillance de ce patrimoine universel.
APS
 
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