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TAOURGA
Une eau impropre à la consommation
 
TIZI OUZOU
2 200 arbres fruitiers détruits par le feu en deux jours
 
FRÉHA
Les routes d’abord, les réseaux souterrains après
 
FOOTBALL
JS Azazga : c’est la reprise
 
NUITS DE RAMADHAN À TIGZIRT
LA GRANDE VADROUILLE FAMILIALE …

TAOURGA
  Une eau impropre à la consommation
Depuis quelques jours, l’eau potable se fait de plus en plus désirer à Taourga, localité située à l’extrême Est du chef-lieu de la wilaya de Boumerdès. En plus de sa rareté, l’eau qui coule des robinets, en de rares occasions, est de couleur rougeâtre. Les risques de maladies diverses qu’elle peut entraîner sont grands. Pour parer au manque criant de ce liquide précieux, les citoyens recourent à l’achat de citernes d’eau pour la vaisselle, le ménage et les toilettes, pour des sommes qui dépassent de loin leurs capacités financières. Fort heureusement pour les petites bourses, les sources naturelles ne manquent pas, dans cette partie isolée de la wilaya de Boumerdès, où elles s’approvisionnent pour la consommation. Les familles aisées, achètent des quantités suffisantes de bouteilles d’eau minérales. Même si ces solutions résolvent, un tant soit peu, le problème suscité, il n’en demeure pas moins que les populations de la région, ne sont pas prêtes à débourser, chaque jour, des sommes faramineuses et/ou à user, encore en 2010, de jerricans pour s’approvisionner en eau potable. La solution indiquée pour mettre un terme définitif au calvaire des citoyens, est la rénovation du réseau d’alimentation en eau potable. Cette opération salvatrice, faut-il le souligner, nécessite selon des citoyens de la commune de Taourga, une enveloppe financière colossale. «Nous nous fichons éperdument de la somme que l’État doit dépenser pour résoudre cette équation à plusieurs inconnues. Car, notre santé et celle de notre progéniture, n’a pas de prix.» Nous dira un citoyen outré. Pour rappel, la commune de Taourga n’est pas la seule région de la wilaya où le problème de l’absence d’eau potable est signalé. De nombreuses communes, notamment celles de l’Est du département vivent pratiquement le même problème, depuis des lustres. Cet état de fait a poussé les citoyens dans certaines municipalités, comme rapporté dans nos précédentes éditions, à bloquer les routes et à fermer les sièges des APC, pour inciter les pouvoirs publics à intervenir dans le sens de la résolution du problème de l’absence prolongée d’eau potable. À Taourga, les citoyens ont pris leur mal en patience, dans l’espoir de voir les autorités locales prendre sérieusement en charge ce dossier épineux. Mais, la patience a des limites, dit l’adage. La nécessité pour les responsables locaux d’intervenir s’avère de ce fait des plus urgentes, s’ils ne veulent pas réveiller les démons de la colère qui risquent de compliquer dangereusement une situation, déjà aléatoire.
 A. Massinissa 

TIZI OUZOU
  2 200 arbres fruitiers détruits par le feu en deux jours
Quelque 56 départs de feu ont été enregistrés, à travers les différentes localités de la wilaya de Tizi Ouzou, en espace de deux jours, ayant provoqué des dégâts importants qui se résument en 131 ha de forêts, de broussailles et maquis, 2 200 arbres fruitiers, dont la majorité sont des oliviers et 20 ruches d’abeilles ont été ravagés par le feu. Ces foyers d’incendies ont favorisé de grandes piques de chaleurs ressentis par les citoyens, ces derniers temps, dans la wilaya où la température a atteint les 45 degrés. C’est ce qui a été indiqué dans le communiqué rendu public par la cellule de communication des services de la Protection civile. Selon la même source, 37 départs de feux ont été enregistrés dans la journée du vendredi, et 19 autres ont été enregistrés dans la journée du samedi. L’incendie le plus important a été enregistré dans le village Ikhlidjène dans la localité de Larbaâ Nath Irathen, qui a détruit environs 20 ha de forêts et 700 arbres fruitiers. Le deuxième incendie a été enregistré au lieudit Isiwen dans la localité Ait khelili, daïra de Mekla, qui détruit, lui aussi, enivron 15 ha de forêts, 15ha enregistré dans le village Yafadjène dans la localités de Boudjima, 7 ha de forêts (de lièges et de sièges) ont été enregistrés au village Tachreuf d’Azazga et 2 ha enregistrés à Aghribs et 70 arbres fruitiers enregistrés dans la localité de Draâ Ben- Khedda
 Roza Drik 

FRÉHA
  Les routes d’abord, les réseaux souterrains après
C’est ce qu’on appelle véritablement la charrue avant les boeufs. En effet, au niveau du village Imzizou, dans la commune de Fréha, les autorités locales et les services concernés ont décidé, on ne sait par quel génie, de revêtir les pistes du village avant de penser à refaire les réseaux sou terrains. Les conduites d’eau potable et celles de l’assainissement se trouvent, en effet, dans un péteux état. Il suffit de savoir, en fait, que l’installation des deux réseaux remonte aux années 1980. Les villageois croient savoir que les autorités locales ont répondu à leur doléances en inscrivant le projet de réalisation d’un nouveau réseau tant pour l’eau potable que pour l’eau usée. Il faut dire que les services concernés et l’APC locale ont été mainte fois saisis par le comité du village à propos, justement, des éclatements à répétition signalés au niveau de ces conduites. C’est ainsi que la mairie a fini par céder aux exigences de la population en lui accordant un projet de réfection desdits réseaux. Sauf que avant de se lancer dans la réalisation l’APC a comme « pris le soin» de retaper les ruelles du village. Les villageois se sentent d’ailleurs leurrés pensant que l’APC n’a promis que pour gagner du temps et qu’il n’a jamais été question de refaire ces conduites. Mais qu’en est-il si le projet de réfection des deux réseaux est réellement retenu ? Il sera procédé dans ce cas de creuser ces ruelles sachant que les différentes conduites ont suivi les pistes. Tout sera à refaire dans ce cas et des millions de dinars seraient ainsi partis en fumée. Qui doit-on accabler dans cet état de chose. Ne doit-on pas demander des comptes ? Quoi qu’il en soit les deux réseaux en question doivent être refais tôt ou tard. Les éclatements de conduites se font toujours incessantes. L’eau usée et l’eau potables se partagent parfois la chaussée au moment où l’on s’amuse à refaire les routes. Goudronner les routes, c’est agréable, mais ne devait-on pas assurer d’abord l’utile ?
 Samy L. 

FOOTBALL
 JS Azazga : c’est la reprise

la JS Azazga a repris les chemins des entraînements la semaine écoulée. La prise de contact et les premières séances se déroulent au niveau du stade Boukersi- Lounès d’Azazga, sous la houlette du nouvel entraineur des Rouge et Noir, Moncef. Il est prévu, par ailleurs, qu’un stage, dont le lieu n’a pas été encore retenu par les dirigeants du club, conclura cette préparation qui se fait actuellement à Azazga. Une préparation, dont le menu est axé essentiellement par l’entraîneur et son staff technique sur le volet physique. C’est durant le regroupement que les choses relatives au plan technique et technico-tactique seront abordées. La JSA a, en tout cas, conclu son recrutement en perspective de la prochaine saison. Une saison durant laquelle le club tentera d’arracher une accession historique en championnat de la régionale 1. Un objectif difficile mais pas impossible à atteindre. Il est certain, doit-on dire, que la JSA se lancera une fois de plus dans le championnat pour jouer les premiers rôles comme les Rouge et Noirs l’ont toujours fait. Seulement, les supporters espèrent que cette année sera la bonne pour arracher cette accession qui leur tient tant à coeur.

Nouveau président pour l’OC Azazga

Il s’agit de Mohand Adnane qui a été élu par ses pairs, la semaine écoulée, au cours d’une assemblée générale au niveau du siège du club. Mohand Adnane succède, ainsi, à Chérifi qui a jeté l’éponge dernièrement. il faut dire que l’OCA ne vit guère les meilleurs moments de son histoire. Le club traverse en effet une zone de turbulence que les dirigeants essayent de contenir. D’ailleurs afin de chasser un quelconque doute qui pourra s’inviter dans la maison Cheurfaoui, les responsables de cette formation ont convié l’ensemble de leur joueurs à reprendre les entraînement. Une reprise qui s’est faite mercredi dernier. Selon ces dirigeants, cette reprise s’est déroulée dans de meilleures conditions. Les responsables du club estiment, en effet, et à leur tête le néo président que l’OCA retrouve peu à peu sa sérénité et promettent d’ailleurs une belle saison cette année. Voilà donc ce que ne peut que réjouir les supporters du club qui ont cru au pire, il faut le dire. l’OCA a frolé la relégation, la saison passée, dans ce championnat de la régionale 2.

 S. L. 

NUITS DE RAMADHAN À TIGZIRT
  LA GRANDE VADROUILLE FAMILIALE …

Les nuits s'égrènent une à une, presque monotones, durant ce mois sacré de Ramadhan sous la voûte étoilée et la lumière des lampadaires que réfléchisse, dans un décor admirable de grand maître, la mer calme à Tigzirt-sur-Mer. Un souffle frais chargé de sel et d'humidité accueille les centaines de personnes qui empruntent le boulevard du Front de mer pour passer un bon moment après une rude et chaude journée de jeûne. En effet, juste après la rupture du jeûne, les autochtones réoccupent les rues et les places de la cité balnéaire en quête d'un peu de fraîcheur. Des communes voisines, à savoir Iflissen et Mizrana, d'incessants cortèges de voitures prennent la direction de l'antique cité romaine qui pour prier, qui pour se donner une balade digestive en compagnie des amis.

Sous l'oeil vigilant des agents de sécurité, omniprésents dans tous les coins, la ville fait un retour à la vie nocturne explosif. Les files de voitures occupent toutes les ruelles, les trottoirs sont bondés de passants qui se croisent et se dirigent dans tous les sens, les terrasses des cafétérias, seuls commerces ouvert la nuit avec quelques rares autres échoppes, sont prises d'assaut par les hommes qui s'adonnent allégrement aux jeux de cartes espagnoles ou encore aux parties de dominos en sirotant des thés accompagnés de sucreries conjoncturelles. Les vendeurs de la crème glacée également sont une halte obligatoire pour les noctambules, les enfants notamment. Dans la terrasse de la cafétéria où nous nous sommes installés, le lundi dernier après la rupture du jeûne, le serveur répondait presque en courant aux demandes de clients. « La consommation bat son plein jusqu'à 23 heures environ, après elle connaît une baisse, mais les clients arrivent même au-delà de minuit, d'ailleurs, je ferme toujours à 2h du matin », nous dit-il. Le site des ruines romaines, dont l'esplanade domine la presqu'île et le port de pêche et de plaisance, accueille, pour des veillées fraîches, des dizaines de personnes qui occupent les rares bancs disponibles ainsi que les blocs de pierre taillée romaine. La plage superbement éclairée par les lampadaires est envahie par les amateurs de baignades nocturnes, alors que les autres préfèrent se prélasser sur le sable fin propre et à la belle étoile. Par ailleurs, tout ce beau monde et plus particulièrement les familles citadines qui aiment faire des balades de santé après une rupture de jeûne copieuse n'ont guère le choix que d'errer à travers les rues éclairées avant de finir la course dans le magnifique jardin du port. En effet, faute de l'élaboration d'un programme d'animation pour la saison estivale, en général, et pour les nuits ramadhanesques, en particulier, les familles qui sortent en ville après le ftour n'ont guère de destination précise pour passer la première partie de la nuit en plein air.

ANIMATION : ENCORE UNE SAISON RATÉE
A la quinzième nuit du mois sacré, la ville de Tigzirt n'a connu aucune animation nocturne et pourtant les moyens logistiques existent. Mais les autorités locales n'ont pas jugé peut- être utile d'égayer par des soirées culturelles et musicales les virées nocturnes des familles autochtones et de celles qui ont choisi comme destination de vacance la ville balnéaire. C'est sans doute le point le plus négatif de toute la saison estivale. En effet, comme animation estivale, cette année, la ville a vibré durant trois nuits seulement. Le reste de la saison est passé sous un assourdissant silence. Les deux premières nuits (18 et 19 juillet dernier) étaient animées dans le cadre du cinquième Festival arabo-africain des danses folkloriques. En effet, la population autochtone, ainsi que les estivants venus passer leurs vacances dans la cité balnéaire ne peuvent rêver mieux. Aussi, ils étaient des centaines de personnes, des deux sexes et de tout âge, à venir assister aux soirées animées aux couleurs arabo-africaines sur l'esplanade du port de pêche et de plaisance. La première soirée, c'est-à-dire à la nuit tombante du 18 du mois passé, les noctambules se trouvant dans les environs du port ont été pris au rythme et aux sonorités enfiévrés de la jeunesse syrienne qui a ouvert les festivités. La suite a été un régal avec les griots guinéens avant de conclure par la danse populaire de la troupe régionale de Sidi Bel Abbès. La deuxième soirée a été animée par les troupes de la Côte d'Ivoire, de Tunisie et d'Illizi. Les flashs des photographes amateurs et professionnels ont accompagné toutes les danses et les ovations ont toujours salué le passage des troupes. Les festivités se sont déroulées sous l'oeil vigilant des services de sécurité omniprésents pour parer à toute fâcheuse éventualité. En plus des sonorités exotiques et le mouvement harmonieux des jeunes corps, les spectateurs ont été également émerveillés par les costumes traditionnels des pays africains, comprenant des mélanges de couleurs bariolés, coupes spécifiques ainsi que des masques, des écharpes et des instruments méconnus chez nous. La troisième nuit a été consacrée à la musique kabyle avec l'une des grandes figures de la chanson algérienne, Chérif Hamani en l'occurrence. Malheureusement, pour des raisons de sécurité ou autres, la venue de la star a été tue par les autorités jusqu'au dernier instant. Aussi, elle fut une agréable surprise pour seulement les derniers noctambules se trouvant encore au port. Depuis, c'est-à-dire le 20 juillet à ce jour, aucune soirée n'a été organisée. Par ailleurs, pour combler le vide, le filon n'a pas échappé au gérant d'une cafétéria saisonnière ouverte à l'entrée ouest du nouveau port de Tigzirt. Ce dernier excelle dans la projection sur écran géant des matchs de l'équipe nationale, disputés en Coupe d'Afrique des Nations et le Mondial sud-africain. Pour attirer la clientèle, à laquelle il propose pas moins de 300 places assises, il mène une campagne d'information en se basant sur l'affiche à travers les rues de la ville. Son établissement qui ne désemplit pas, du moins durant les premières heures de la nuit, est le seul qui accueille la gent féminine à ses tables pour prendre des consommations. Considérant ces femmes noctambules sirotant leurs boissons tranquillement au milieu d'une marée d'hommes, un vieillard qui a connu et vécu dans sa chair les affres du terrorisme durant les années 1990, n'a pas pu s'empêcher de dire : « Il y a quelques années cette scène était impensable chez nous, Dieu merci la vie a repris ses droits et ce sont les hordes de barbus islamistes qui ont perdu dans leur projet d'enterrer l'Algérienne». Non loin de là se tient, à l'occasion, une calèche attelée à un merveilleux cheval, avec une robe gris blanc, jalousement gardée par un photographe. « La prise d'une photo minute coûte 200 dinars alors que la photo argentique (à récupérer le lendemain) se fait à 150 dinars », nous explique-t-il.

LE PORT : UN POINT DE CHUTE POUR TOUS
Faute d'une attraction culturelle et musicale pour attirer tout le monde au même endroit, il ne reste donc aux familles, désireuses de passer la première partie de la nuit en plein air et au frais, que l'enceinte du port avec son vaste jardin gazonné et ses manèges pour enfants. Dans cette infrastructure dont la capacité d'accueil est de quelques dizaines de places, alors qu'elle est appelée à faire face à une demande de plusieurs centaines de noctambules qui s'y installent pour veiller en famille en attendant El Imsak. Les bancs sont squattés dès la première heure de la soirée et les autres retardataires s'assoient à même les bordures des allées carrelées, le tout se passe sous le regard impassible des agents de surveillance du port et de sécurité qui veillent au bon déroulement de la soirée. Pour rappel, le début du mois de Ramadhan a été émaillé par quelques bagarres dans l'enceinte du site même. Mais, heureusement, les fâcheux incidents restent marginaux. Les enfants ravis de découvrir les manèges ouverts au public la nuit, uniquement durant ce mois sacré, s'adonnent à leurs jeux favoris sous la surveillance des parents. Les autres adultes, pour fuir la promiscuité et le bruit, s'installent sur les blocs de pierre de la carapace interne de la jetée principale pour causer. Le jardin du port, sans les entraves de l'administration, peut offrir presque tout ce dont la population et les estivants ont besoin pour égayer leurs soirées. Mais, malheureusement, il est sous-exploité et certains de ses unités sont carrément fermées au public. Là, il s'agit notamment des sanitaires, des toilettes réparties équitablement pour les deux sexes, dont la construction a été achevée depuis plusieurs mois, mais qui demeurent toujours fermées à l'utilisation publique. Ce qui indispose énormément les familles présentes et pousse toute personne dans le besoin de se soulager à remonter en ville. Le jardin aussi ne compte aucun point d'eau pour se laver ou tout simplement se désaltérer. Selon les informations en notre possession, leur exploitation (qui permettra à l'entreprise chargée de sa gestion de faire des bénéfices tout en soulageant les noctambules) est entravée par l'administration des travaux publics qui n'a pas encore procédé à leur réception. Néanmoins, il y a une amélioration notable durant ce mois sacré. Il s'agit de l'ouverture de la cafétéria du port. En effet, l'établissement a été loué depuis le mois de janvier dernier mais sans que le locataire n'ait pu exercer son activité. Par contre, le parking de 104 places est toujours non utilisable par le public. Seuls les pécheurs et les travailleurs du port ont le droit de garer leurs voitures. Les autres laissent les leurs sur l'avenue du 11 Novembre dont une partie de la chaussée est sous-louée par l'APC pour servir de parking de fortune. En un mot, pour terminer, le port de Tigzirt offre une possibilité d'animer les soirées, d'absorber le flux de véhicules qui étouffe la ville et offre un coin idéal pour le repos des familles s'il est exploité de façon optimale. Mais, hélas ! C'est loin d'être le cas. D'où la frustration des citoyens bizarrement impassibles.

 Mohamed Ghernaout 

 
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