L'edition du jour |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Services |
|
|
Nos Publications |
|
| |
|
|
| |
|
|
AHNIF
Vingt locaux professionnels en chantier |
Le projet de réalisation des
locaux professionnels,
rentrant dans le cadre du
programme présidentiel,
visant la réalisation de cent
unités par commune du
programme présidentiel,
connaît un développement
difficile dans plusieurs
régions de la wilaya de
Bouira, ce pour manque du
foncier dont souffrent ces
localités. Surtout que l'État
insiste sur l'édification de
magasins dans des sites
adéquats aux activités
auxquelles ils sont destinés.
Les élus de la commune d'Ahnif,
relevant de la daïra de
M'chedallah, à l'est de Bouira,
qui n'ont pas lâché prise devant le problème
du foncier qui touche de plein
fouet leur municipalité, mais ils ont
multiplié des sorties d'inspection sur le
terrain afin de dénicher une parcelle de
terrain devant recevoir les locaux professionnels
alloués pour la commune. Les
efforts et surtout la volonté d'honorer
leurs engagements se sont avérés fructueux
: une parcelle de terrain située au
lieudit les eucalyptus, aux abords de la
RN05, à une encablure du village Doba,
à trois kilomètres environ à l'ouest du
grand centre urbain de la commune
d'Ahnif, à été choisie pour accueillir ce
projet tant attendu par la population
locale en général et les jeunes chômeurs
de la région en particulier. Cette parcelle
accueillera, selon des élus, vingt
locaux commerciaux rentrant dans le
cadre du programme présidentiel. Les
travaux de cet important projet, qui
contribuera à coup sûr à la résorption
du chômage dans cette commune qui
compte parmi les municipalités les plus
pauvres de la wilaya, sont d'ores et déjà
lancés. Les délais de réalisation de ce
projet promoteur et générateur d'emplois
sont fixés à six mois à en croire nos
interlocuteurs. Un autre projet, qui
n'est pas des moindres, est aussi projeté
par les élus municipaux à proximité de
cet endroit : il s'agit d'un marché hebdomadaire
de fruits et légumes et d'un
marché de véhicules. Le terrain qui servira
pour ces deux marchés est déjà désigné
et les travaux d'aménagement ne
tarderont pas à être lancés.
Si ce projet n'est qu'à ces débuts dans
la commune d'Ahnif, au niveau de la
commune voisine El Adjiba, il est d'ores
et déjà réceptionné depuis plusieurs
mois. Seulement ces locaux professionnels
réalisés sous forme d'un immeuble
de trois niveaux, implanté à la sortie sud
de la ville, à proximité du stade municipal
ne sont toujours pas livrés à leurs
destinataires.
Ce centre commercial commence à
se dégrader ; ses portes extérieures et ses
fenêtres, toutes en vitres, sont criblées
par des jets de pierres. Les responsables
concernés sont interpellés pour la sauvegarde
de ce bien public qui nécessite, en
attendant la distribution des locaux aux
bénéficiaires, soit sa protection, soit par
l'affectation d'un gardien ou la mise en
place des grilles protectrices des vitres
des fenêtres et portes. La commune de
Saharidj de sont côté avait bénéficié
d'un projet similaire dans le courant de
l'année écoulée. Ici, les travaux lancés il
y a près de sept mois avancent à une
cadence appréciable. Le taux d'avancement
des travaux est estimé à plus de
70%. Un projet de réalisation de 70
autres locaux commerciaux au chef-lieu
de la commune de M'chedallah vient
d'être lancé. Ici, le siège de l'ex souk el
fellah, cédé pour la commune, sera aménagé
en supermarché, et les travaux du
projet seront lancés dans les quelques
mois à venir à en croire le président de
l'APC, qui nous informe en outre que la
fiche technique ce projet est déjà élaborée
; il ne reste, désormais, que son
adoption ; par les services concernés de
la wilaya.
|
|
Omar Soualah
|
|
|
Un Imam appelle au respect
de code de la route |
L’hécatombe qu'enregistrent
nos routes à cause des mauvais
comportements des
conducteurs de tous types de véhicules,
comme l'excès de vitesse et le non respect
du code de la route, ne laisse personne
indifférent entre autres les services
de l'Etat chargés de la sécurité routière,
les médiats (la radio, la télévision
et la presse écrite), les établissements
scolaires et même les mosquées afin à la
fois de sensibiliser et d'interpeller la
conscience de ces mêmes défaillants
conducteurs. En effet, vendredi passé,
l'imam de la mosquée Etakwa, sise au
niveau du quartier dit les allemands au
nord-ouest de la ville de Bouira, a procédé
tout au long du prêche de la prière
du vendredi à énoncer des chiffres alarmants
rapportés par les différents titres
de la presse écrite et des médias lourds,
concernant le nombre important d'accidents
de circulation qui ne cessent
d'augmenter de plus en plus et qui
continuent à endeuiller des dizaines,
voire des centaines de familles algériennes
chaque jour que Dieu fait, ce
par la perte des vies humaines, et cela
avec en plus d'énormes dégâts matériels
qui affaibli l'économie du pays.
Par ailleurs, l'orateur revient longuement
pour parler et expliquer à l'assistance
les causes de ce fréquent drame
routier, qui sont liés carrément au nonrespect
du code de la route et en particulier
l'excès de vitesse. L'orateur a
conclu son prêche par : « Un vrai musulman
qui maîtrise les valeurs de sa religion
en l'occurrence l'islam ne se comporte
jamais ainsi au volant, et ce dernier
sait pertinemment que préserver sa
vie et celle de l'autrui est une chose
sacrée dans notre religion ».
|
|
Smail Recham
|
|
|
MIZRANA
Attribution définitive
de 14 logements sociaux |
Enfin, la commission des recours
de la wilaya de Tizi-ouzou a
rendu son verdict concernant
l'attribution définitive des 14 logements
sociaux de Mizrana. Selon les informations
en notre possession, l'étude des
recours n'a pas apporté du nouveau
mais elle a conforté le travail de la commission
d'enquête sociale de la daïra de
Tigzirt-sur-mer qui avait mené un travail
minutieux sur le terrain l'année dernière
et dégagé, à terme un listing des
vrais mal logés. Notons que tous ces
logements se trouvent dans le chef-lieu
de la commune et qu'ils sont issus d'un
ancien programme qu'un entrepreneur,
chargé de son achèvement, avait abandonné
au début des années 2000.
L'affectation des logements, pour
rappel, s'est faite comme suit : 3 logements
pour les ayants droit et les 11
autres unités restantes sont destinées
aux résidents de la commune alors que
5 logements sont réservés aux personnes
âgées de moins de 35 ans. Par le passé,
la même localité a bénéficié d'un autre
programme beaucoup plus important
90 logements au total : que l'actuel
P/APC dans son précédent mandat avait
voulu faire implanter à travers l'ensemble
des villages de la commune. Une
proposition qui n'a malheureusement
pas reçu l'aval de la direction de l'OPGI.
Depuis, ce programme est toujours en
attente de réalisation.
|
|
Mahdi Malki
|
|
|
TIGZIRT
La crèche
communale fait
toujours défaut |
En dépit du nombre de femmes actives
qui ne cesse de progresser tout en se
diversifiant, à Tigzirt, et avec un budget
conséquent de 11 millions de dinars
offert par la wilaya dans le cadre du
programme « une crèche pour chaque
commune » au milieu des années 2000,
les autorités locales n'ont toujours pas
réalisé cette infrastructure d'une importance
névralgique pour l'éducation des
petits de la localité.
Aussi, pour le combler le vide et
exploiter le filon, une multitude de
crèches privées a vu le jour dans la cité
balnéaire. Les tarifs sont fixés à trois
milles dinars le mois et elles se disputent
les bambins mis au monde par des
femmes professionnelles. Seulement,
ces crèches privées ne soulagent malheureusement
pas tout au long de l'année
les mères actives, du fait que les
infrastructures en question ferment
leur portes avec l'arrivée des vacances
scolaires d'été et ainsi seules les enseignantes
et les assimilées de l'éducation
trouvent leurs comptes. Les autres
mères doivent impérativement réfléchir
à une solution de rechange : garderie à
domicile ou placements au sein des
proches durant toute la période estivale.
Ce ne serait certainement le cas
dans une crèche publique où le coût de
la garde de l'enfant ne sera le même
que celui pratiqué par les investisseurs
privés.
|
|
M.M.
|
|
|
Marché
des portables
à Draâ El Mizan |
Le marché des «bonnes affaires»,
Le marché des téléphones portables
qui se tient tous les jeudis dans la ville
de Draâ El Mizan en contrebas de
l'agence commerciale d'Algérie poste,
est devenu ces derniers temps un véritable
lieu de business. En effet, beaucoup
de jeunes et moins jeunes et qui
sont généralement des chômeurs,
investissent cet endroit chaque fin de
semaine afin de gagner leur « petit
morceau de pain ». Jeudi dernier, ce
marché a été envahi, tôt le matin, par
les jeunes qui sont venus des différentes
localités limitrophes de cette
ville. « Voilà la bonne affaire ! », « Ne
ratez pas l'occasion ! », « Venez voir ! ».
Ce sont là quelques expressions que
des jeunes ne cessaient de répéter. Des
téléphones portables de toutes sortes
ont été exposés par les vendeurs ou
plutôt les revendeurs. Les prix de ces
appareils dépendent de leur qualité,
nous dit un de ces revendeurs. Des
accessoires de téléphones portables
sont aussi vendus dans ce marché. « Je
viens de revendre un portable que j'ai
acheté à 1500 DA pour 2300 DA soit
une marge de 800 DA ! », déclare
Hamid, un jeune rencontré dans ledit
marché, non sans cacher sa joie. Et de
poursuivre :« Les conditions de vie de
ma famille sont très lamentables. J'ai 7
frères et mon père perçoit un salaire
qui est infime par rapport aux besoins
de ma famille. C'est pourquoi je me
trouve contraint de travailler ainsi afin
d'aider mon père ». « Je viens chaque
jeudi ici, pour gagner mon argent de
poche », ajoute un autre jeune. Il y a
lieu de noter, néanmoins, que de nombreux
citoyens sollicitent ce marché
pour acheter un portable, en raison de
leurs prix qualifiés de « raisonnables ».
D'autres, aussi, viennent dans ce marché
pour échanger leurs portables.
|
|
Sofiane Dadi
|
|
|
TAZMALT
La Mitidja locale grignotée par le béton |
La fertile plaine de Tazmalt
qui peut fournir d'excellents
rendements en céréales ou
en arboriculture est dévorée
par l'insatiable ogre du
béton. A l'ouest comme à
l'est en allant vers Allaghan,
on ne compte plus le
nombre de terres agricoles
de qualité qui ont pris une
autre vocation. Combien de
fabriques de parpaings ou
de buses y a-t-il de part et
d'autre de la RN26 ?
Combien de villas sont-elles
édifiées réduisant
sensiblement les espaces à
cultiver à un ensemble de
poches foncières sans utilité
car vouées constamment à
la jachère ?
Des locaux commerciaux sont
bâtis de part et d'autres de la
route nationale. Il y en a même
de plus en plus. Et en lieu et place de
cette Mitidja locale autrefois grenier de
la région de la Soummam en céréales,
huile d'olive, maraîchers et produits
arboricoles, le béton prédomine parce
que contrairement aux anciennes générations
qui préservaient ces terres ancestrales,
enchanteresses ceux qui ont pris
la relève abdiquent aux difficultés liées
au labeur de la terre et s'improvisent
marchands de parpaings ou de ferrailles.
Au fil des décennies, les terres les plus
précieuses sont remplacées par de
gigantesques masses de béton et sont
irrémédiablement perdues autant pour
les propriétaires que pour le pays dont le
politique consiste à plancher sur l'agriculture
pour assurer l'autonomie alimentaire
du pays. A présent, par la force
des choses, les fermes inestimables de la
commune de Tazmalt ne cessent de
reculer métastasées par ce cancer du
béton dont rien ne semble freiner sa
progression folle. C'est un changement
dans le mode de vie et la culture des
habitants. Avant, une ferme était synonyme
de trésor inépuisable alors que
maintenant ceux qui en ont fait l'héritage
sans trop se fatiguer n'hésitent pas à
sacrifier des espaces nus ou plantés
d'oliviers pour en faire un garage de
mécanique ou d'électricité auto.
Finalement, on ne reconnaît plus le statut
agricole de cette commune tant à
cause du gain rapide et facile et on lui
fait porter contre vents et marées celui
de pseudo-zone industrielle. Il faut
noter qu'à leur manière, certains habitants
ont pu créer ainsi leur poulailler ou
leur local de commerce pour y exercer
une activité industrielle ou artisanale
lorsque ce n'est pas manifestement du
commerce comme pour ceux qui ont
investi pour revendre des matériaux de
construction. L'argument mis en avant
pour justifier cette infidélité à la terre est
que le travail qu'on peut y faire est plus
pénible et moins rentable que lorsqu'on
travaille dans un créneau de fabrication
ou de revente de matériaux de construction
tous deux, c'est vrai, prospères et
juteux, en ce moment dans cette région.
Une question taraude néanmoins : «
quel avenir pour les fermes de Tazmalt,
exception faite de celle de
Tavlast, exploitée brillamment par la
famille Hamimi et qui est une référence
à l'échelle de la wilaya ?
|
|
Nassim Naâli
|
|
|
Projet de CEM à Sidi Ali Lebhar |
La cité Sidi Ali Lebhar située à la
sortie est du chef-lieu de la
wilaya de Béjaïa vient de bénéficier
d'un projet de construction d'un
CEM, apprend-on. Selon notre source,
un avis d'appel d'offre a même été lancé
récemment à travers la presse par la
direction du logement et des équipements
publics(DLEP) de la wilaya qui
est en charge du projet. Il va sans dire
qu'une fois concrétisé, ce projet d'édification
de cette infrastructure scolaire
rendra d'énormes services autant pour
les parents que pour leurs progénitures
issus de ce quartier qui des années
durant sont contraints de se déplacer
jusqu'au chef-lieu de la wilaya de Bejaia
pour suivre leurs études avec tous les
tracas que cela leur engendre. Par
ailleurs, il est annoncé que d'autres
infrastructures d'accompagnement verront
également bientôt le jour dans
cette nouvelle cité proche de l'aéroport
Abane Ramdane et où sont implantés
plusieurs projets immobiliers, cité donc
appelée a être peuplée davantage durant
les mois et les années à venir.
|
|
T.M.
|
|
|
BOUDJELLIL
Saison oléicole catastrophique pour les huileries |
C'est à peine si certaines huileries
ont pu fonctionner
quelques jours durant cette
saison alors que d'autres, faute de clientèle,
sont restées littéralement fermées
ou affairées à accomplir quelques tâches
de maintenance annuelle au moins pour
garder les chaînes de transformations
modernes ou traditionnelles en leur état
initial. La saison semble lourde de pertes
pour certains exploitants dont les
chiffres d'affaires ont brutalement et
sensiblement chuté. C'est une saison
qualifiée de catastrophique comparée
par les différents acteurs de la filière
oléicole à l'année 2006. Première conséquence
: les producteurs ont engrangé
des quantités insignifiantes d'olives d'où
les propriétaires des unités de transformation
ont subi de plein fouet un chômage
technique important consécutif au
manque cruel d'olives. A Beni Mansour
: une huilerie classique a fonctionné
timidement pendant 15 jours et pas en
utilisant 3 équipes d'ouvriers comme l'an
dernier. Conséquence la saison s'avère
peu généreuse en emplois saisonniers.
Les chômeurs à avoir pu dénicher un
boulot pendant ces deux semaines se
comptent sur les doigts d'une main. Une
autre huilerie traditionnelle n'a pas
repris de service un seul jour : elle attendra
la saison prochaine pour sortir de sa
torpeur.
A Boudjellil centre la situation n'est
guère reluisante. On n'a pas vu les gens
se bousculer et s'impatienter pour
attendre longuement leur tour au niveau
des huileries. La demande pour la transformation
des olives est largement satisfaite
en quelques jours seulement tant
sont rares ceux qui attendent cette prestation
de service. Assurer la gratuité de
transport d'olives pour ses clients n'aura
finalement pas changé grand-chose au
déclin manifeste qui a affecté l'activité
des huileries. Ces établissements n'auront
rien obtenu ou presque de cette
sinistre saison oléicole. Il faut s'attendre
à une saison déficitaire où les exploitants
de ce créneau habituellement juteux
n'auront droit qu'à des miettes.
C'est une saison ratée, elle est à peine
meilleure que l'année 2006 où les
récoltes ont permis à l' huilerie de Beni
Mansour ayant travaillé 15 jours cette
saison de fonctionner juste une semaine
durant. Pas de chance non plus pour les
chômeurs lesquels n'ont pas eu le bonheur
de dénicher quelques mois de salaire
pour subsister pendant quelques mois
sans activité.
|
|
Nassim Naâli
|
|
|
IGHIL ALI
Ouverture
d'un pavillon
des urgences |
Les autorités sanitaires ont procédé
tout récemment à l'ouverture d'un PU à
Ighil Ali 90 km environ au sud-ouest de
Béjaïa. Selon une source sanitaire exerçant
au niveau du territoire relevant de
l'EPSP de Tazmalt, le service est opérationnel
et reçoit les urgences médicales
de la commune d'Ighil Ali où les habitants
les plus éloignées, dispersés au
sud ou au nord de la commune éprouvent
les pires difficultés lorsqu'ils sont
confrontés à l'évacuation d'un malade
jusqu'à l'hôpital Akloul Ali à Akbou distant
de plus de 30 km. Après la mise en
oeuvre d'une politique sanitaire visant à
donner un meilleur accès aux ruraux en
matière de soins de proximité on a l'impression
que les autorités sanitaires s'assignent
comme objectif de commencer
à assurer en milieu rural et isolé une
autre catégorie de soins : les urgences
médicales. Il faut imaginer la galère
d'un habitant de Moka ou de
Tabouaânant qui
aurait à braver de nuit le manque de
transport et les difficiles conditions de
relief pour évacuer par exemple un
malade dont le cas relève de l'urgence.
Il faut plus d'une heure de trajet pour
atteindre le PU de l'hôpital d'Akbou ce
qui augmente les souffrances du patient
et diminue peut-être ses chances de s'en
sortir si le pronostic vital se trouve
engagé après un accident grave ou une
morsure venimeuse. Le PU d'Ighil Ali
réduit donc les périples des ruraux perchés
dans la zone la plus haute et la
plus reculée de la commune d'Ighil Ali.
Le malade peut avoir droit à des soins
au niveau du nouveau PU et repartir
chez-lui. La famille gagne la moitié en
transport car il s'agit de débourser pour
payer le taxi clandestin entre 500 et
600 DA en fonction du village d'où est
parti le patient. Pour aller à Akbou il
requiert le double si ce n'est plus en
argent et en temps. Un seul bémol :
notre source déplore qu'il n'y
pas encore les moyens adéquats pour
prendre en charge correctement un
patient et poser un diagnostic. En
cause, jusque-là, fait remarquer notre
interlocuteur, pas de radio ni de labo.
Cette situation peu enviable pour un
PU ne devrait pas trop réjouir les praticiens
lesquels seraient fréquemment
dans l'obligation l'évacuation des
urgences médicales reçues vers des
centres plus équipées en moyens
humains et matériels. Pour désengorger
l'hôpital d'Akbou, lequel éprouve toutes
les peines du monde à faire face au
nombre d'urgences journalières, ne
peut-on pas donner aux ruraux des
communes limitrophes la chance d'être
pris en charge, pourquoi pas, à Ighil
Ali, Boudjellil,Tazmalt, Ouzellaguen
etc… dans des PU déjà ouverts ou à
prévoir dans l'avenir ? Pour l'instant, le
PU d'Akbou continue de crouler sous
le nombre des urgences. Et les délais de
prise en charge augmentent irrémédiablement
lorsque les malades ne
se font pas signifier que le mal pour
lequel ils se présentent ne relève pas de
l'urgence. Autre question qui revient
sans cesse : « ces médecins qui alternent
au PU sont-ils des urgentistes
capables de faire face à toutes sortes
d'urgences dans le lot de spécialités
qu'englobe la médecine ? Par moments,
ces médecins soudés à leur chaise ne
réagissant qu'au routinier réflexe de
rédiger une ordonnance au patient
rongé par la douleur et effondré psychologiquement
laissent planer plus
d'un doute sur leur compétence et sur
l'art et la manière de prendre en charge
une urgence médicale.
|
|
Nassim Naâli
|
|
|
|
|