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La24
AFFAIRE DES CLANDESTINS NOYÉS PAR L'ARMÉE MAROCAINE
Amnesty International exige une enquête
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La communauté internationale, déjà prise en faute par ces boat people, ne saurait en effet rester insensible, et encore moins inactive, face à ce grave précédent. Il y a une semaine, pour rappel, des survivants de ce naufrage prémédité, ont créé un véritable scandale en accusant, sur les colonnes du quotidien espagnol El Pais, des éléments de la Marine royale d'avoir sciemment noyé leur embarcation, en donnant plusieurs coups de couteau au zodiac pneumatique qui les transportait. Bilan final : 28 morts. Le gouvernement marocain s'est ensuite empressé de démentir catégoriquement ces informations, affirmant en substance que « Les éléments de la Marine ont, au contraire, sauvé les naufragés et qu'il n'y aurait eu que 10 morts parmi les clandestins ». Un démenti qui ne semble pas avoir convaincu Amnesty International. Depuis son QG londonien, l'organisation des droits de l'homme appelle en effet le gouvernement marocain à ouvrir une « enquête indépendante et impartiale sur des accusations selon lesquelles des soldats marocains auraient provoqué la noyade d'au moins 28 émigrants clandestins africains fin avril ». Dans son communiqué, l'association dit avoir parlé avec des survivants, qui lui ont confirmé les accusations portées à l'encontre des militaires marocains. « Des rescapés disent que leur canot pneumatique, où 72 d'entre eux étaient montés, a été approché par quatre Marocains membres des forces de sécurité à bord d'un bateau, qui leur ont demandé de s'arrêter. Face à leur refus d'obtempérer, les forces de sécurité marocaines se sont alors approchées de leur embarcation, ont commencé à la secouer, et l'un des membres des forces de sécurité a percé le canot pneumatique à quatre endroits avec un poignard », peut-on lire sur le communiqué d'Amnesty International. Cette dernière exige que les résultats de l'enquête soient rendus publics et que les responsables soient jugés. Mais l'organisation internationale ne se fait pas d'illusions, puisqu'elle souligne que « des enquêtes semblables, ouvertes par Rabat sur la mort par balles de clandestins dans les enclaves espagnoles de Ceuta et Mellila en 2005 et au Sahara Occidental en 2007 n'ont toujours pas abouti ». Des sources locales à Nador donnent, aujourd'hui, une nouvelle version des faits. Selon cet acteur associatif qui a, lui aussi, parlé à deux survivants : «Il y avait en fait deux patrouilles de la Marine royale. Selon les témoignages recueillis, une première a effectivement attaqué l'embarcation de fortune alors que la deuxième a tenté de repêcher quelques émigrants tombés dans l'eau. Mais la seconde intervention a été selon toute vraisemblance assez tardive ». Elle visait, en quelque sorte à donner le change. Les forces armées marocaines n'en sont pas non plus à un crime près. Il y a de cela une année, elles ont essayé de réprimer « l'Intifadha » sahraouie en recourant aux pires atrocités qui puissent se concevoir, tels que les véhicules qui foncent sur les manifestants, les viols, les tortures à mort, les exils forcés, les maisons détruites. La communauté internationale est tenue de se saisir de ce dossier en extrême urgence sous peine de laisser la voie libre devant des dérapages encore plus graves que celui qui vient de se produire au large de Nador. Une quarantaine d'êtres humains a été assassinée avec préméditation par une force institutionnelle dont l'Etat est membre permanent de l'ONU. Ce crime ne doit pas rester impuni si l'institution que préside Ban Ki-Moon ne veut pas que le sang de ces victimes innocentes n'éclabousse l'organisme dont il assure la destinée.
Wassim Benrabah
ORAN
Le HCA plaide pour l'officialisation de Tamazight
Les Journées d'étude sur l'évolution de l'amazighité depuis son introduction dans les institutions étatiques ont débuté lundi et se sont poursuivies hier à Oran. Manifestation organisée par le Haut commissariat à l'amazighité (HCA) et à laquelle ont participé de nombreux universitaires, spécialistes et enseignants, venant de nombreuses universités du pays (M'sila,Tizi Ouzou, Oran, Sétif…) Même s'il se réjouit des acquis engrangés «après un très long combat, dit-il, qui dure depuis la nuit des temps» dans l'évolution de l'amazighité au sein des organismes publics, Youcef Merahi, SG du HCA, a regretté les problèmes sur lesquels bute la question amazighe, à leur tête, le statut non encore officiel de la langue. Un problème qui lui fait dire que « l'enseignement de Tamazight reste encore à un stade facultatif » à ce jour, constate-t-il, la mort dans l'âme.
N .Mokadem 
TÉLÉPHONIE MOBILE
Nedjma offre 500 minutes gratuites pour tout rechargement de 1000 DA et plus
Nedjma, l'opérateur leader de l'innovation et du multimédia mobile, lance la promotion « Nedjmax » qui permet à ses clients prépayés de bénéficier de 500 minutes d'appels gratuits vers un numéro Nedjma de leur choix. Cette nouveauté est valable pour les clients Star et Nedjma + du 13 mai au 13 août 2008 inclus : pour en bénéficier, les clients doivent s'enregistrer pendant la période promotionnelle et effectuer un rechargement d'une valeur égale ou supérieure à 1000 DA. Les minutes gratuites peuvent être utilisées pendant 30 jours à partir de la date de rechargement. L'enregistrement à la promotion « Nedjmax » s'effectue en envoyant par SMS le code *501#. Le client reçoit un menu qui le guide à travers la procédure d'enregistrement de son numéro gratuit Nedjma. La promotion « Nedjmax » vient s'ajouter aux bonus de 100% et 50% déjà offerts aux clients Star et Nedjma +, ce qui leur permettra de prolonger davantage la durée de leurs communications avec leurs proches et amis. 
TIZI OUZOU
DIX ANS DE PRISON POUR UN KIDNAPPEUR
Le tribunal criminel près la cour de Tizi Ouzou a traité une affaire criminelle liée à un kidnapping dont est coupable le dénommé répondant aux initiales de B.S., en état de fuite et qui est poursuivi pour kidnapping d'une mineure de moins de 18 ans. Selon l'arrêt de renvoi, l'affaire remonte au 11 juillet 2007 dans le village IGhil Bouzal suite au dépôt d'une plainte auprès du tribunal d'Azazga émanant du père de la victime T.K. qui avait signalé que sa fille n'avait pas donné signe de vie depuis juillet 2006. L'enquête menée par la police judiciaire a démontré que la victime a été aperçue plusieurs fois en compagnie du mis en cause. Le procureur général a requis une peine de dix années. Après délibération, la même peine a été retenue.
TROIS ANS DE PRISON POUR AVOIR APPROVISIONNÉ DES TERRORISTES

Le même tribunal criminel de Tizi Ouzou a examiné une autre affaire liée au terrorisme à l'encontre du dénommé S.Hamid qui est sous contrôle judiciaire. Il est poursuivi pour « approvisionnement d'un groupe de terroristes activant dans la région de Boghni », au sud de la wilaya. C'est durant le mois de janvier de l'année dernière que cette affaire a été éventée suite à une plainte déposée au niveau de la police judiciaire de Boghni, signalant que le mis en cause résidant au village de Aït Imghour situé dans la même localité était en contact avec des terroristes activant dans la région. La police s'est déplacée immédiatement sur les lieux où il a été procédé à l'arrestation de S.H. Ce dernier a avoué avoir été en contact avec un groupe de terroristes constitué de huit éléments et d'ajouter que les faits remontent à décembre 2005 quand il a été intercepté par les éléments de ce même groupe armés en kalachnikov et fusils de chasse sur la route de son village. Depuis ce jour- là, et sous la menace, a-t-il ajouté, il est resté en contact avec eux dans le but de les approvisionner en produits alimentaires (courtier). Le procureur général a requis vingt ans de prion ferme. Après délibération, le tribunal l'a condamné à trois ans de prison et une amende de 30 millions de centimes. Drik Roza
GRÈVE DE LA FAIM DES STAGIAIRES DE L'INSFP DE OUAGUENOUN

Les stagiaires de l'Institut national spécialisé en formation professionnelle (INSFP), sis à Djebla dans la commune de Ouaguenoun, au nord de Tizi Ouzou, observent une grève de la faim et semblent être déterminés à aller jusqu'au bout de leurs revendications. En effet, ces stagiaires qui ont entamé leur mouvement de protestation depuis samedi dernier, s'insurgent contre les difficiles conditions de leur hébergement auxquelles ils sont confrontés quotidiennement. Ces grévistes, qui semblent imperturbables, protestent particulièrement contre la qualité des repas servis dans le restaurant de l'établissement.
M.A. Nemmar 
BOUIRA
DEUX TERRORISTES ÉLIMINÉS À KADIRIA
Les forces de sécurité ont abattus deux terroristes et blessés, hier, sur les monts de Begass, qui surplombent la localité de Kadiria, dans la wilaya de Bouira, et pendant qu’ils fuyaient après avoir tenté de tendre une embuscade au passage d’un convoi de l’ANP. Les terroristes ont fait exploser une bombe au passage des militaires ; la réplique de ces derniers fut vive, ce qui a forcé les terroristes à se replier.
Farid Babadji 
 
La Une

 

 

 
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