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CONTESTATIONS
Une inquiétante propension

Une fois de plus, des travailleurs de l'entreprise syrienne Oujac, sous-traitante pour le compte d'une grande entreprise étrangère versée directement dans la réalisation du mégaprojet de le centrale électrique de Koudiat Edraouch, ont fermé à la circulation la RN 44, en usant de blocs de pierres et autres objets hétéroclites au niveau de l'entrée de la commune « Lac des Oiseaux » faisant partie de la daïra de Boutheldja, douze kilomètres du chef-lieu d’El Tarf.

Les contestataires, qui ont refusé tout dialogue avant l'arrivée des responsables locaux, exigent de cette société étrangère le paiement des arriérés de salaires. Le délégué syndical a déclaré devant le parterre de journalistes et correspondants que « le problème a été soumis à la direction du travail, mais pour des raisons inconues elle fait la sourde oreille. »Les travailleurs, pour leur part, ont déclaré à qui veut les entendre que le fait de barrer la route et retenir les automobilistes demeure le seul moyen, de nos jours, pour faire entendre d'une part notre voix et d'autre faire bouger les responsables pour s'occuper un peu de nos préoccupations. Un autre nous dira que les responsables ne bougent qu'à l'approche des élections, le peuple se demande où sont-ils pendant tout leur mandat de cinq ans. Hier, la circulation a été perturbée sur cet axe routier très emprunté pour se rendre à Annaba. Les plus fins ont pris un raccourci par Fedzara qui donne sur Sbaa, pour rejoindre l'autre wilaya, Annaba, leur poste de travail ou autre… Depuis le début de cette année 2012, les contestations sont nombreuses et aucune ne ressemble à l'autre. Il est temps que les responsables locaux prennent les choses en main avant que celles-ci fassent boule de neige aux conséquences souvent fâcheuses. Enfin, disons que les contestations au niveau de la wilaya d'El Tarf deviennent vraiment inquiétantes à cause d'un relâchement traduisant le laxisme et la démobilisation des responsables. Le fossé entre le citoyen lambda et eux est est plus que large.

Menrad Bahmed
 
COUR D’ALGER
15 ans de prison pour l'assassinat de son voisin
Le tribunal criminel près la Cour d'Alger a prononcé, jeudi passé, une peine de quinze ans de prison ferme contre un individu pour meurtre avec préméditation. Les faits remontent, selon l'arrêt de renvoi, au 20 septembre 2010, lorsque le prévenu F. Abdelmalek, accompagné de deux de ses amis, était sur le point de rentrer chez lui à Alger, où il a croisé son voisin T. Karim, qui semblait être en état d'ivresse. Ce dernier lui aurait demandé de lui rendre son argent. Etonné, le prévenu explique à son voisin que cette dette n'a jamais eu lieu et qu'il l'aurait sans doute confondu avec quelqu'un d'autre. Ne voulant rien comprendre, le voisin aurait insulté Abdelmalek, et menacé avec une arme blanche avant que les voisins interviennent et mettent une fin à cette dispute. Une fois rentré chez lui, l'accusé met quinze minutes avant de ressortir, après avoir mis un jean et des chaussures de sport, alors qu'il portait juste avant une « jellaba », et se dirige vers la victime pour lui parler. La conversation aurait mal tourné, et les deux hommes en arrivent aux mains. S'ensuit alors une violente dispute entre les deux hommes pour aboutir malheureusement à l'irréparable. Se saisissant d'un couteau, F. Abdelmalek assène de violents coups qui ont eu raison de T. Karim, avant de prendre la fuite vers le port d'Alger. Le lendemain matin, le prévenu s'est rendu au poste de police, expliquant qu'il n'avait pas l'intention de mettre fin à la vie de la victime. Appelées à la barre pour apporter leurs témoignages, deux personnes confirment les faits et soutiennent que l'accusé n'était pas déterminé à agresser la victime. De leur côté, les deux avocats de la défense ont réclamé la requalification des faits en coups et blessures volontaires ayant provoqué la mort sans l'intention de la donner et estiment du coup que la mort était accidentelle, même si la défense reconnaît que l'accusé ne devait pas agir de la sorte avant de demander à la fin les circonstances atténuantes. Le parquet avait requis une peine de vingt ans de prison ferme.
Razika Belkessam 
 
GAZ NATUREL
Une couverture généralisée pour bientôt
On apprend d'une source généralement crédible que 4000 foyers des diverses localités de la wilaya d'El Tarf seront, dans quelques mois, raccordés au réseau de distribution de gaz naturel. Cette information a été favorablement accueillie par les habitants de cette wilaya de l'arrière- pays, surtout quand on sait que l'hiver de cette année est rigoureux. La barre du mercure est descendue plusieurs fois jusqu'à 1 degré, alors que la population avait l’habitude de passer des hivers cléments. Seront bénéficiaires de cette mise sous gaz les habitants des communes dont le projet a été finalisé il y a quelques mois par la société ayant pris en charge le projet. Des vingt-quatre communes que compte la wilaya d'El Tarf, une dizaine a été déjà servie pour faire face au froid depuis plus de deux mois, un froid qui continue de sévir, surtout dans les zones à forte altitude. Les travaux ont nécessité la réalisation d'un réseaux de distribution et de transport de dizaines de km, plus de 512 familles peuvent, à partir de la mise sous circuit, se réchauffer grâce au bienfait du gaz naturel et à prix moins cher. « Je me suis déjà libérée de la bonbonne de gaz butane », nous annonce une vieille dame bénéficiaire du gaz naturel. Notre source a indiqué également que 70 familles, résidant dans la localité de Dréan, Ben Mhidi, El Tarf et El Kala, bénéficieront de cette énergie propre «avant la fin du premier semestre de l'année en cours». Durant l'année 2011, plus de 1650 foyers avaient été raccordés au réseau de gaz naturel. Une quarantaine de sites ruraux, où les habitants dépendent encore du gaz butane, ont été «identifiés» pour être raccordés, à la faveur du programme quinquennal 2010- 2014, a indiqué de son côté le directeur de l'énergie et des mines. Une première tranche de ce programme, prévue en 2012, permettra le raccordement de 2 500 foyers dans les communes de Aïn El Assel, Sidi Kassi et Zerizer, en attendant le raccordement du reste des localités dans les deux années à venir. Des extensions sont prévues vers d'autres foyers n'ayant pas encore bénéficié de cette énergie, dont une trentaine d'habitations situées pour la majorité écrasante dans des zones rurales. Dans deux ans, nous indique notre source, toutes les communes de la wilaya seront pourvues en gaz naturel ; c'est du moins le souhait de tout le monde. Ainsi donc, l'on pourrait se libérer de la petite bouteille qui provoque souvent des tensions au niveau des stations-service « Naftal ». Les habitants des zones aux accès difficiles sont rassurés par les responsables locaux de l'énergie. Ce vaste programme initié par le président de la République depuis sa visite, en 2003, touchera les coins les plus reculés des municipalités.
Menrad Bahmed
 
CONTREBANDE
Les « hallaba » élargissent leur champ d'action

Le malheur des uns fait le bonheur des autres, dit l'adage assez réputé à travers le monde. Et cela conduit l'observateur à faire une similitude avec ce qui se passe, ces derniers temps, dans la wilaya d'Aïn Témouchent. L'analogie que l'on veut mettre en évidence est traduite par l'activisme sans précédent de ce qui est convenu d'appeler le phénomène des « hallaba», un vocable qui veut dire les trafiquants de carburant. En effet, la tension observée autour des stations d'essence et les pénuries générées durant le mois de décembre 2011 et la première quinzaine de janvier 2012 ont causé d'énormes désagréments à toutes les activités économiques, commerciales et sociales.

Les chaînes interminables de véhicules offraient un décor désolant et ont mis à nu la politique énergétique suivie à ce jour. L'usager ordinaire a été frappé de stupeur, pour la première fois, croyant qu'un tel calvaire ahurissant ne pourrait pas se produire chez nous, parce que l'Algérie est un pays énergétique par excellence. Et ce qui a envenimé crescendo la situation en matière d'approvisionnement de carburant, non pas uniquement dans la wilaya d'Aïn Témouchent mais aussi dans d’autres wilayas de l'ouest du pays, sont les hallaba dont l'activité était réputée aux frontières algéro-marocaines. Paradoxalement, les stations qui desservaient le carburant pendant une semaine voient leur stocks se vider en quelques heures. Les hallaba avaient tissé un réseau d'informateurs en relation avec des agents au niveau des stations- service qui trouvent eux aussi leur compte. Ce sont des véhicules aménagés à double réservoir et les tracteurs de semi-remorques, roulant sans bennes, qui s'adonnaient le plus à cette activité. Au niveau d'une station d'essence de la daira de Hammam Bou Hadjar, un hallaba avait payé 13 250 DA, c'est ce qu'indiquait le compteur lorsque le pompiste a retiré le « pistolet «. Il a fallu attendre assez longtemps alors que les automobilistes qui étaient derrière lui affichaient clairement leur impatience et leur désappointement. En sus, les téléphones portables des agents des stations serviceétaient plus utiles et bénéfiques que ceux d'un toubib, d'un commis de l'Etat ou d'une VIP. On remarquait les automobilistes qui échangeaient leur numéro avec ceux des pompistes qui trouvaient la chose amusante. Ainsi le gain facile est la devise qui prime devant n'importe quoi et s'est devenu une gangrène monstrueuse qui foule toutes les valeurs civilisationnelles et les lois de la république. Lors de la dernière rencontre avec le chef de sûreté de wilaya, ce point précis a été abordé et l'orateur a reconnu que la zone de Béni Saf a été le théâtre scandaleux d'un tel phénomène socioéconomique. Cependant, ce mercredi 1er février 2012, des tracteurs, des semi-remorques et des voitures aménagées faisaient la chaîne au niveau de deux stations d'essence sur l'axe Hammam- Bouhadjar- Aïn Témouchent. Il est certes, assez difficile d'opter pour une restriction quand il s'agit d'agriculteurs connus pour leur activité, mais le fait de voir des hallaba fréquenter des stations-service bien définies, l'observateur, poussé par la curiosité, se pose moult questions sur d'éventuelles relations douteuses tissées par le gain mutuel. Manifestement, le spectre de la pénurie n'a pas été évacué totalement car même au niveau de la distribution des gérants de stations se plaignent de la disparité et du favoritisme que font les distributeurs. Un agent d'une station service est resté sans essence, « super « depuis plusieurs jours et quand on lui a posé la question sur les raisons il répond : «on nous a dit d'attendre jusqu'au 1er février, les choses ne tournent pas nichène (juste) !» Effectivement, on nous a approvisionnés le matin de la date fixée. Derechef, le stresse a gagné les esprits des automobilistes et avoir constamment le réservoir de son véhicule plein est ce qui est le mieux, pense la quasitotalité de ceux avec lesquels l'on s'est entretenu sur le sujet.

Boualem Belhadri

 
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