Fin de polémique.
L’enchanteur de ces
foules a cassé un
énième record, celui lié
à la plus prestigieuse
consécration
individuelle du football
: le ballon d’or Fifa-
France Football.
Le fait que cette top
distinction d’affilée
intervienne au sortir
d’une saison où le berceau de
Messi, le Barça, n’ait enregistré
que le plus squelettique
des challenges, à savoir la
Copa d’El Rey, rajoute une
goutte à l’océan de mérites
dont la «Pulga» inonde le
monde du football universel.
Cela, justement corrige,
l’aberration latente d’une distinction
suprême tendant à
consacrer les prouesses individuelles
sur la base d’un rendement
collectif. Il eût fallu
pour cela que Léo déchaînât
sa furie, à son corps défendant,
et ouvrît les vannes
toutes grandes d’un talent
que nul ne peut jamais mesurer,
pour s’attaquer à des
records inouïs les brisant un à
un, de celui de Pelé, de Gerd
Muller, à ceux des monstres
sacrés ayant pour noms
Cruyjff, Platini,Van Basten.
Si depuis longtemps déjà,
la presse spécialisée a avoué
ne plus trouver de lexique
approprié, ayant épuisé
toutes espèces de superlatifs,
pour qualifier un joueur
unique en son genre depuis la
création du football, les spécialistes
eux n’en mènent pas
large et entendre Arsène
Wenger et bien d’autres techniciens
et footballeurs de
renom le qualifier «d’extra
terrestre», voilà qui établit
une autre distinction inédite,
sûrement la plus belle
encore ! En guise d’humble
éloge de notre part, nuançons,
sur la base de nos
propres croyances, pour dire
que Messi doit être sûrement
«habité» par quelque Djinn…
bienveillant toutefois !
C’est que quand un
homme, au demeurant très
anodin de physique, vous
enchaîne, au plus haut niveau
du football et dans les six
mètres, un petit pont impossible
suivi d’un slalom entre 3
adversaires et d’un but filtrant
à travers une forêt de
jambes ; le tout à la vitesse
de l’éclair, la raison vacille
forcément! Et c’est là un
malin plaisir que Messi perpétue
à l’envi. Remember la
chevauchée fantastique
devant Getafe il y quelques
années ou plus près encore
les cinq buts refilés en Champions’
League à Leverkusen
ou encore ce but d’anthologie
cet été en amical face au Brésil.
Les exemples peuvent foisonner
à l’infini, avec cette
promesse qu’il y en aura
encore plein, le môme n’étant
qu’ à 25 berges, et il faudrait
des tomes entiers pour dire,
et encore de façon infidèle,
Messi, son génie et ses
prouesses ! Et dont la
moindre serait encore ce
comportement des plus
humbles, aux antipodes des
fanfaronnades de certains de
ses pairs Mais c’est là, tout
simplement Messi dont un
confrère appréciait sa dernière
consécration en ces termes
: «Messi pour l’histoire ?
Non. Pour la légende ? Non.
Pour l’éternité!». L’hommage
en vaut bien la paraphrase !
Nourredine B.